Les cyclistes qui prenaient part au Tour du silence de Dolbeau-Mistassini ont effectué une boucle de 11,3 kilomètres.
Les cyclistes qui prenaient part au Tour du silence de Dolbeau-Mistassini ont effectué une boucle de 11,3 kilomètres.

Un Tour du silence sous la pluie à Dolbeau-Mistassini

Dave Ainsley
Dave Ainsley
Le Quotidien
Pour une cinquième année, un rassemblement de cyclistes s’est déroulé à Dolbeau-Mistassini dans le cadre du Tour du silence, mercredi soir.

L’événement, qui se tient simultanément partout sur la planète afin d’honorer la mémoire des cyclistes décédés et encourager la cohabitation entre les cyclistes et les usagers de la route, devait avoir lieu en mai, mais a été repoussé en raison de la COVID-19. Chapeauté par la Fédération québécoise des sports cyclistes, le Tour du silence comptait des activités dans une dizaine d’endroits à travers la province.

Les participants au Tour du silence de Dolbeau-Mistassini étaient moins nombreux que prévu en raison des mauvaises conditions climatiques.

À Dolbeau-Mistassini, les mauvaises conditions climatiques ont eu un effet à la baisse sur la participation. Une vingtaine de personnes s’étaient inscrites et un peu plus de la moitié se sont finalement présentés sur place. Les participants ont effectué une boucle de 11,3 kilomètres à partir du Parc de la Pointe des Pères. « On a fait des sorties de vélo un peu plus agréables que ça, mais c’est pour la pensée », fait valoir l’un des responsables, Guy Leblanc, président du Club cycliste des Deux Rives de Dolbeau-Mistassini.

À sa connaissance, aucun décès ni accident grave de cycliste n’est survenu dans le secteur du Nord du Lac-Saint-Jean au cours de la dernière année. La prévention demeure tout de même toujours aussi pertinente et importante.

Le Tour du silence se tient simultanément à plusieurs endroits dans le monde, dont une dizaine de villes au Québec, afin d’honorer la mémoire de cyclistes décédés et encourager la cohabitation entre les cyclistes et les usagers de la route.

« Nous aussi en tant que cycliste, on doit s’éduquer. On n’a pas toujours été et on n’est pas toujours blancs comme neige. On essaie de l’inculquer à nos membres qu’il y a des trucs des fois qu’on fait qui ne sont pas toujours corrects. On ne lance pas la pierre nécessairement aux gens qui conduisent un véhicule automobile. C’est vraiment pour souligner cette cohabitation entre les cyclistes et les gens qui circulent sur la voie publique », souligne Guy Leblanc, qui note une amélioration dans les comportements entre les cyclistes et les automobilistes. « On se comprend mieux », constate-t-il.

Concernant le club cycliste qu’il présidait pour une première année, en relève du fondateur Paul Morel, qui occupait mercredi la présidence d’honneur de l’édition locale du Tour du silence, Guy Leblanc indique que les derniers mois ont été plus tranquilles qu’habituellement avec des sorties hebdomadaires, et ce, sans demander de cotisation annuelle aux membres.