La deuxième édition de la Classique hivernale du Club de hockey mineur de Chicoutimi s'est pratiquement déroulée comme sur des roulettes, si ce n'est qu'une petite crainte avec le tableau indicateur, mais le problème a été réglé une demi-heure avant le début de la première rencontre.

Un succès pour la 2e Classique hivernale

Les joueurs des Saguenéens ont changé le mal de place samedi après-midi. Ils ont pris l'air lors d'un entraînement extérieur dans le cadre de la Classique hivernale du Club de hockey mineur de Chicoutimi.
Le capitaine des Sags, Nicolas Roy, a vu son souhait de l'an dernier exaucé alors que les Sags ont pris l'air samedi lors de la Classique hivernale du Club de hockey mineur de Chicoutimi
Entre deux rencontres en milieu d'après-midi, les porte-couleurs de la formation chicoutimienne ont patiné pendant environ 45 minutes sur la glace du Parc Rivière-du-Moulin, devant une bonne foule massée autour de la patinoire. Avec une glace plus fragile qu'à l'intérieur, ils ne pouvaient pas mettre toute la gomme avec des exercices complexes, mais l'intensité était au rendez-vous. Ils ont terminé la séance avec une rencontre amicale à trois contre trois suivi de tirs de barrage. 
«C'est une très belle initiative et c'était un privilège de pouvoir y participer. Les gens tripaient et nous aussi», a laissé tomber le capitaine Nicolas Roy à sa sortie de la patinoire. 
L'an dernier, l'attaquant s'était rendu sur le site pour la première édition de la Classique hivernale et avait exprimé le souhait de faire comme les joueurs des différentes équipes du hockey mineur. Ça aura pris un an, mais il a pu le faire hier. «On a tous commencé à jouer sur des patinoires extérieures. J'en ai passé du temps là le soir et ça m'a permis de grandement m'améliorer», de faire valoir le numéro 55.
Le gardien Xavier Potvin arborait la traditionnelle tuque à pompon samedi lors de l'entraînement public des Sags sur la patinoire du Parc Rivière-du-Moulin.
Pendant que ses troupiers se livraient à un exercice à deux contre le gardien, l'entraîneur-chef Yanick Jean exprimait également son bonheur de pouvoir tenir un entraînement extérieur. «Les joueurs peuvent voir ce qu'on faisait quand on était jeunes», de lancer en riant le pilote des Bleus qui espère que les Sags auront l'occasion de répéter l'expérience. Il a même discuté hier avec son ancien coéquipier Pascal Gagnon, avec qui il a gagné la coupe du Président en 1994, de la possibilité d'organiser un match avec les anciens Saguenéens. 
«C'est une belle journée. Les organisateurs ont fait un gros travail et c'est le fun de pouvoir contribuer. Les joueurs aiment ça et ils ont tous un gros sourire. Il va juste falloir s'assurer que les patins soient bien aiguisés dimanche», d'annoncer à la blague Yanick Jean.
Pointes de plume
• Le premier match de German Rubtsov au centre Georges-Vézina attire l'attention des amateurs. Déjà près de 3000 billets ont trouvé preneur en vue du match de cet après-midi face aux Olympiques. «Il doit avoir hâte. Les gens ont hâte. Depuis son arrivée, on a vu sur différentes patinoires que c'était un bon joueur», de noter Yanick Jean, précisant que l'attaquant russe est toujours en période d'adaptation. «Ce n'est pas parce qu'il a été bon jusqu'ici qu'il ne sera pas encore meilleur», annonce-t-il. 
• Milles excuses au nouvel entraîneur-chef des Olympiques de Gatineau Éric Landry, qui a été rebaptisé Yannick dans l'édition du Quotidien de samedi. Yannick Landry existe bel et bien et a aussi connu une belle carrière sur la patinoire. Le hockeyeur originaire du Bas-Saint-Laurent a porté les couleurs des Élites de Jonquière pendant deux saisons au milieu des années 90, amassant 100 points en 44 rencontres en 1995-96. Après le junior majeur, le petit attaquant a passé une dizaine d'années à rouler sa bosser dans la Ligue nord-américaine de hockey. Sa carrière a pris fin en 2013. Fait intéressant, les deux Landry ont été coéquipiers le temps de deux rencontres, avec le Lasers de Saint-Hyacinthe, en novembre 1995. Après une défaite vendredi à Baie-Comeau avant de s'amener à Chicoutimi, Éric Landry est toujours à la recherche de sa première victoire...
• «C'est toujours dangereux», de qualifier Yanick Jean sur la rencontre face aux Olympiques. «Un club qui change d'entraîneur voit un effet immédiat. C'est un match qui me fait peur», d'avouer le pilote des Bleus, estimant que ses troupiers n'auront pas de problème s'ils offrent le même genre de performance que vendredi, à Shawinigan. «Il faut que ça devienne automatique», d'affirmer Yanick Jean...
• Blessé au poignet vendredi, Zachary Lavigne ne sera pas en mesure d'affronter les Olympiques. Des examens en matinée samedi n'ont pas révélé de fracture...
Des pee-wee « vintage »
Les joueurs conserveront le chandail en guise de souvenir.
Les Sags pee-wee BB ont profité de la Classique hivernale samedi pour enfiler un tout nouvel uniforme. Au lieu du traditionnel uniforme de l'équipe bleu et blanc, ils ont plutôt opté pour le noir et le gris, afin d'accentuer l'aspect «vintage».
Lors d'une entrevue avant le duel de l'équipe en début de soirée face aux rivaux des Dynamos, le gouverneur de l'équipe, Frédéric Beaumont a confié que les joueurs conserveront le chandail en guise de souvenir et que les responsables de l'équipe voulaient se démarquer.
«Juste avant les Fêtes, on discutait de ce qu'on pouvait faire pour souligner l'occasion. On voulait faire différent du traditionnel coton ouaté, polo ou tuque avec le pompon», de faire valoir Frédéric Beaumont, mentionnant que depuis le début de la saison, les couleurs d'époque font partie de la nouvelle identité des Sags. Même le logo du commanditaire McDonald's de Chicoutimi, qui a permis l'achat des chandails, est en noir et blanc. Le chandail de la Classique hivernale servira encore quelques fois d'ici la fin de la saison, sur la route.
L'entraînement des Sags dans le cadre de la Classique hivernale du Club de hockey mineur de Chicoutimi a attiré une bonne foule.
Les joueurs des Dynamos atome BB ont reçu de la visite dans leur vestiaire après leur rencontre face aux Sags.
Succès
La deuxième édition de la Classique hivernale du Club de hockey mineur de Chicoutimi s'est pratiquement déroulée comme sur des roulettes, si ce n'est qu'une petite crainte avec le tableau indicateur, mais le problème a été réglé une demi-heure avant le début de la première rencontre. En prime, la température était beaucoup plus clémente que l'an dernier.
La vente de moitié-moitié, un bon indicateur de l'achalandage, avait atteint le total de l'an dernier en milieu d'après-midi, avec encore trois rencontres à disputer. Instigateur de l'événement, le vice-président du CHMC, Éric Gagné, a indiqué que même si l'organisation était plus petite que l'an dernier, elle était mieux rodée, notamment grâce au très impliqué président d'honneur, Stéphane Harvey, de Solugaz. «Il est là depuis 5h30 et il a aussi participé à nos rencontres préparatoires. J'organiserais un Championnat du monde ou tout autre événement avec ce gars-là», d'exprimer Éric Gagné qui se retirera de son poste à la fin de la saison. Il n'avait que du positif à dire sur l'événement extérieur, qui a amené du dynamisme au sein de l'organisation. «C'est devenu un incontournable, comme nos deux tournois, atome et novice, qui ont passé le cap des 25 ans», de rappeler le vice-président qui est convaincu de la formule mise en place et que de bonnes personnes prendront la relève à la tête de l'événement extérieur. 
Il a laissé entendre qu'une partie pour adultes, avec des hommes d'affaires et des personnalités, pourrait servir d'activité de financement. «C'est l'idée qui cogite en ce moment pour l'an prochain», d'indiquer Éric Gagné qui n'est pas contre l'idée de Yanick Jean d'impliquer les anciens Sags.