Un rêve concrétisé pour Charles Lavoie et William Banford

Deux hockeyeurs du midget Espoir Sag-Lac ont vu leur rêve se réaliser, alors qu’ils pourront poursuivre leur formation scolaire dans un « prep school » américain du New Jersey tout en portant les couleurs de la formation des Raiders de The Hun School of Princeton.

Le projet qui avait germé il y a deux ans s’est concrétisé il y a deux semaines pour Charles Lavoie et William Banford. Les deux jeunes âgés de 16 ans ont en effet appris qu’ils étaient acceptés dans la magnifique école privée. Le chemin n’a pas été simple et le processus est très sélectif. Les candidats doivent en effet répondre aux standards exigés tant sur le plan académique que sportif.

En entrevue lundi soir, Charles a expliqué que William et lui avaient entendu parler de cette possibilité de poursuivre leur hockey scolaire du côté de l’Oncle Sam il y a deux ans, lors de tournois de hockey dans la région de Montréal.

« Il y en avait quand même plusieurs qui faisaient ça. Pour ma part, je n’avais jamais entendu parler (de cette possibilité) ici au Saguenay-Lac-Saint-Jean et ça m’a intéressé. Cet été, je suis allé à des tournois pour en savoir plus et c’est là que j’ai vu qu’il y avait des écoles intéressées. Au début, on en a visité une dizaine, puis on a reçu des offres, incluant des offres financières (bourses d’études), etc. », raconte le Dolmissois d’origine maintenant établi à Saguenay.

Scénario idéal

Pour William Banford, l’idée d’allier études et hockey dans une école américaine constituait un scénario de rêve.

« J’ai embarqué dans le processus parce que je voulais apprendre l’anglais et parce que là-bas, on peut continuer à jouer du bon hockey », raconte le jeune homme qui avoue avoir été surpris de l’intérêt manifesté par les écoles américaines.

« Les gens à qui on a parlé nous ont dit que ce n’était pas toutes les écoles qui faisaient des offres. Nous en avons peut-être visité 12 et on a reçu des offres de la plupart des écoles. »

À l’instar de Charles, il profitera d’une bourse d’études. Et bien sûr, il est un peu stressé à l’idée de se retrouver dans une école uniquement anglophone.

« Je suis un peu stressé, mais on a parlé à d’autres Québécois qui l’ont vécu et ils nous ont dit que ça prend un ou deux mois pour s’habituer. Ce sera une belle expérience de vie et je suis prêt à me lancer », assure-t-il.

D’ailleurs, les deux attaquants ont passé des examens en anglais et des entrevues avant d’être acceptés.

« On a fait deux gros examens en anglais et quand on va visiter l’école, on passe une entrevue de 30 minutes en anglais », mentionne William.

Son coéquipier Charles ajoute qu’ils devaient atteindre certains standards et avoir obtenu de bonnes notes aux examens. De fait, le nombre de nouveaux étudiant est plutôt restreint dans cette école privée dont le ratio se situe à un professeur pour 10-12 élèves par classe ou moins. « L’autre bord de la rue, c’est l’Université de Princeton », note Charles avec entrain.

Les deux jeunes joueurs feront leur rentrée scolaire le 2 septembre et leur saison de hockey ne devrait débuter qu’en novembre.