La pandémie ne ralentira pas la préparation des équipes D2 et D3 de basketball féminin des Couguars du Cégep de Chicoutimi. Les entraîneurs Jean-Michel Bergeron et Philippe Hurtubise ont innové en les inscrivant au nouveau programme virtuel concocté par la physiothérapeute et ancienne joueuse du Rouge et Or, Élyse Jobin.
La pandémie ne ralentira pas la préparation des équipes D2 et D3 de basketball féminin des Couguars du Cégep de Chicoutimi. Les entraîneurs Jean-Michel Bergeron et Philippe Hurtubise ont innové en les inscrivant au nouveau programme virtuel concocté par la physiothérapeute et ancienne joueuse du Rouge et Or, Élyse Jobin.

Un programme d’entraînement virtuel pour le basket féminin du Cégep de Chicoutimi

La pandémie aura forcé bien des gens à revoir les façons de faire les choses et à innover. C’est le cas des entraîneurs des équipes féminines de basketball D2 et D3 des Couguars du Cégep de Chicoutimi qui ont proposé à leurs protégées un programme virtuel de préparation physique créé par la physiothérapeute et ancienne joueuse du Rouge et Or de l’Université Laval, Élyse Jobin, en collaboration avec le préparateur physique Raphaël Poulin.

En souscrivant au programme concocté par Élyse Jobin, les coentraîneurs des Couguars, Jean-Michel Bergeron et Philippe Hurtubise, ont voulu innover et faire en sorte que même si la saison débute un peu plus tard cet automne, les filles seront prêtes et la planification n’aura pas été affectée par la pandémie. «C’est un beau défi et avec ce programme, on va le relever et se démarquer!», assure Philippe Hurtubise en entrevue téléphonique.

L’avantage de ce programme est qu’il s’adapte à la disponibilité des joueuses, qu’il requiert peu ou pas de matériel pour les exercices et qu’il est accessible, peu importe où se trouve l’étudiante-athlète. Jean-Michel Bergeron et Philippe Hurtubise ont donc inscrit la trentaine de joueuses de l’équipe de compétition (D2) et de développement (D3) au programme de 12 semaines. Ainsi, qu’elles soient au Saguenay, à Gatineau, Amos ou même en France, elles ont accès au matériel produit pour quatre entraînements chaque semaine et elles peuvent communiquer avec l’instigatrice du programme si elles ont des interrogations

«On veut faire différent et on veut montrer que notre programme est sérieux», fait valoir Philippe Hurtubise. L’initiative a été très bien accueillie par les joueuses. «Même que ç’a été demandé, affirme Philippe Hurtubise. Les jeunes avaient hâte de recommencer. Le confinement, ce n’est pas facile. La majorité des joueuses ont besoin d’un encadrement serré et avec ce programme, elles ont tous les outils pour réussir.»

De plus, chaque semaine, les entraîneurs organisent une séance pour travailler les aptitudes individuelles et voir avec les athlètes comment ça se passe. En même temps, ça permet aussi de vérifier qui s’entraîne ou pas. «Pour l’équipe D2, il y aura une certaine sélection et on va tenir compte de celles qui se seront entraînées», note Philippe Hurtubise.

Adapté au basketball

Mettant à profit son expérience comme joueuse élite, ses connaissances en physiothérapie et son travail auprès de l’équipe canadienne junior de basketball, Élyse Jobin souhaitait offrir des ressources pour améliorer la santé et la performance des athlètes, mais aussi les aider, ainsi que leurs entraîneurs, à travailler à la prévention des blessures.

Ancienne joueuse du Rouge et Or de l’Université Laval et physiothérapeute, Élyse Jobin a fondé l’entreprise Pro athlète et a bonifié son offre de services en ajoutant un programme virtuel pour les athlètes en basketball qui désirent s’améliorer tout en prévenant les blessures.

C’est dans cette optique qu’elle a fondé Pro Athlète qui a été lancée officiellement à la fin septembre 2019. La COVID-19 a chambardé ses plans, mais elle a su adapter son offre de services et c’est ainsi qu’elle a créé le programme pour les athlètes en basketball de tous âges.

«C’était vraiment dans le but de combler un besoin des athlètes en confinement. Parce que l’inquiétude, en temps de confinement, c’était que les jeunes bougent moins et perdent un peu des gains acquis durant les saisons normales, explique Élyse Jobin en entrevue téléphonique.

«Ma crainte, c’était aussi que quand ils vont recommencer à faire leur sport, que tout le monde soit très enthousiaste et ait hâte de commencer, et que ça recommence trop fort, trop vite. Ce qui va dans le sens contraire de la prévention des blessures», énonce-t-elle.

Avec la collaboration du préparateur physique Raphaël Poulin, elle a donc profité du confinement pour unir leurs forces et concocter un programme autonome adapté pour les athlètes de basketball. À raison de quatre séances par semaine, le programme vise à améliorer la force, le cardio, l’agilité et la vitesse de l’athlète, toujours avec le souci de prévention des blessures.

L’un de ses objectifs était aussi d’offrir un programme respectant les mesures sanitaires, qui ne nécessitait que peu ou pas de matériel et qui permettait d’utiliser des objets du quotidien, faciles d’accès.

«On a bien travaillé ensemble. Quand on a fini, on a filmé tous les exercices un par un, avec des athlètes de Québec que je connaissais. Puis, ç’a été le montage de façon à ce que je puisse envoyer le programme à l’athlète et que ce soit facile à lire et à comprendre pour qu’il puisse bien le faire par lui-même.»

Jusqu’à présent, l’intérêt pour le programme est au-delà de ses attentes et les commentaires sont très positifs. «Ce que j’ai trouvé agréable comme ‘’feedbacks’’, c’est que les athlètes apprécient que ce soit flexible et que ça puisse s’adapter à leur horaire. Car beaucoup d’athlètes se sont trouvé un travail pendant le confinement et ils apprécient le fait qu’ils puissent le faire quand ils le veulent», mentionne-t-elle. Le fait que le programme soit adapté à différents niveaux est aussi un atout.

Actuellement, des athlètes de Québec, de Montréal et bien sûr les Couguars du Cégep de Chicoutimi ont adhéré au programme de Pro Athlète Basket. Mais il n’est pas trop tard pour s’inscrire, assure Mme Jobin.