Après avoir réussi une nouvelle manoeuvre à plusieurs reprises à l’entraînement, Océane Fillion n’a pas été en mesure de le faire officiellement durant sa première Coupe du monde de la saison de slopestyle, en Italie.

Un nouveau saut en compétition pour Océane Fillion

La Saguenéenne Océane Fillion a pris part à sa première Coupe du monde de la saison de slopestyle en planche à neige, jeudi, en Italie. Elle en a profité pour essayer une nouvelle manœuvre, ce qui ne lui a pas permis d’accéder à la ronde finale.

La planchiste de la région avait réussi la manœuvre à l’entraînement, ce qu’elle n’a pas été capable de répéter durant la compétition officielle. Elle a donc pris le 16e rang alors que les six premières accédaient à la ronde finale qui aura lieu samedi. « Elle était quand même satisfaite de l’avoir fait pour une première fois en compétition », a confié sa mère Christine Bureau qui lui a parlé à la suite de sa journée de travail.

La qualification a été dominée par deux de ses compatriotes alors que l’olympienne Brooke Voigt s’est imposée devant Jasmine Baird. Seule Québécoise, la performance d’Océane Fillion lui a permis de prendre la quatrième place sur les cinq Canadiennes présentes. Laurie Blouin est pour sa part du côté des X-Games en Californie.

La Saguenéenne sera de retour dans la région, lundi, avant de quitter pour une épreuve de la Coupe Canada à Tremblant. Les choses vont s’accélérer pour l’athlète de 20 ans, au cours des prochaines semaines, avec deux autres compétitions de la Coupe Canada. Elle a également deux autres épreuves du circuit de la Coupe du monde à son calendrier, en Californie puis à Québec, en mars, ce qui sera suivi par les Championnats canadiens à Calgary.

Support financier

Comme plusieurs athlètes amateurs, Océane Fillion ne roule pas sur l’or. Comme elle a raté toute la saison 2016-2017 en raison d’une blessure au genou, elle n’a plus droit au brevet d’athlète de Sport Canada (carding). Une nouvelle demande a donc été formulée et une réponse est attendue d’ici le mois de juin, ce qui serait effectif pour une année complète. Pour le moment, monétairement, elle ne reçoit du soutien que de la Fondation de l’athlète d’excellence grâce à une bourse de 4000 $. Elle est la seule des quatre membres de la relève de l’équipe NextGen à ne pas pouvoir profiter du soutien de Sport Canada.

« C’est quand même plusieurs centaines de dollars par mois. C’est sûr que quand elle a ça, on dort tranquille. Ça paye pas mal les frais de la saison », signale Christine Bureau, avouant que les commanditaires sont également peu nombreux.

En raison de ses études au baccalauréat au commerce à l’Université McGill et de ses nombreux voyages, il lui est impossible de travailler pendant la période hivernale. « Un voyage, c’est à peu près 3000 $ ou 4000 $. Ce sont toujours de gros voyages. Contrairement à d’autres sports où les athlètes peuvent s’entraîner à Montréal, elle est toujours dans l’Ouest canadien. Ça augmente les frais », de convenir Christine Bureau, donnant en exemple qu’à l’automne, Océane Fillion a été forcée pour des raisons financières de faire l’impasse sur un camp d’entraînement en Suisse avec les autres représentants canadiens.