Le Club de soccer de Chicoutimi a aussi trouvé une bonne façon de donner une seconde vie à de l’équipement de soccer en l’envoyant en Afrique. Ci-haut, le DG Maxime Pepin-Larocque et son adjointe, Bianca Launière, montrent une partie des dons reçus.

Un fonds d’aide pour les jeunes joueurs

Même si le soccer est l’un des sports le plus pratiqués dans le monde et parmi les moins dispendieux, il n’en demeure pas moins que pour certaines familles moins bien nanties, ça reste hors de portée. C’est dans le but de faciliter l’accès que le Club de soccer de Chicoutimi a créé le Fonds d’aide Chinook pour tous.

L’idée a germé par suite d’une demande d’Accès-Loisirs Québec, un organisme d’entraide communautaire à but non lucratif qui offre à des familles moins bien nanties des inscriptions gratuites pour les jeunes à des activités sportives et culturelles. « Je connaissais l’organisme de par mon cours de technique en loisirs et je savais que c’était un organisme sérieux. Nous leur avons donné quatre places, mais le hic, c’est que le soccer a été l’une des activités les plus en demande. Ils ont reçu plus de 20 demandes. On se sentait mal de savoir qu’il y avait une quinzaine de jeunes qui ne pourraient pas jouer », relate Maxime Pepin-Larocque, DG du club.

Avec la collaboration du Saguenéen d’adoption Marcellin Gbazaï, le Club de soccer de Chicoutimi a trouvé une façon de donner une seconde vie à du matériel et de l’équipement de soccer usagé en les envoyant dans des villages en Afrique où ils font le bonheur des jeunes.

Le Club Chicoutimi étant lui-même un OSBL, ses dirigeants doivent atteindre l’équilibre budgétaire en offrant le meilleur produit possible aux jeunes. Donc, l’offre de places reste très limitée. Puis, la suggestion d’un des membres du club a fait son chemin. « Souvent, les parents qui ont agi comme entraîneurs ne veulent pas être payés et retournaient le chèque au club. On réinvestissait cet argent dans des services. Mais on s’est dit que si ces parents-entraîneurs veulent donner ce montant (en partie ou en totalité) au fonds d’aide pour aider d’autres joueurs, on devrait être en mesure d’amasser quelques centaines de dollars », estime le DG. Ce dernier précise toutefois que le club ne peut remettre de reçus pour dons de charité.

Challenge senior Arbo du Fjord

Outre les dons des parents qui oeuvrent comme entraîneurs ou arbitres ou même de M. et Mme Tout-le-Monde, le club misera aussi sur les profits du Challenge senior Arbo du Fjord le dimanche 14 juillet. La totalité des profits de cette première édition du tournoi senior 7 contre 7 sera versée dans le fonds d’aide. Le DG et son équipe ont donc bon espoir de pouvoir aider un peu plus de jeunes l’an prochain. De toute manière, l’organisation est transparente et le montant des dons recueillis dans ce fonds fera partie des états financiers publiés lors de l’assemblée générale annuelle.

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DES DONS QUI FONT LE BONHEUR DES AFRICAINS

Une bonne idée pour une bonne cause a fait boule de neige au cours des dernières années au Club de soccer de Chicoutimi et à l’Association régionale de soccer de la Côte-Nord. Ces deux organisations amassent en effet des uniformes et de l’équipement usagés qui sont envoyés en Afrique où ils font gracieusement le bonheur des jeunes dans les villages.

Il y a quelques années, le club a reçu une demande de Marcellin Gbazaï, un Saguenéen d’adoption bien connu entre autres sur la scène culturelle. Ce dernier souhaite recueillir de l’équipement de soccer usagé afin de les faire parvenir dans des villages africains où les jeunes pourront en profiter gracieusement.

« Marcellin, c’est un gars qui a le coeur sur la main. Il nous avait approchés il y a quatre ou cinq ans pour nous demander si nous n’aurions pas quelques trucs qui pourraient être donnés. Par la suite, on s’est dit que l’on pourrait en faire plus. À l’époque, on donnait les uniformes à nos joueurs et il y en avait qui se retrouvait avec des dizaines d’uniformes et plusieurs paires de souliers », rappelle le DG Maxime Pepin-Larocque.

« Ça montre aussi de belles valeurs aux jeunes. Recevoir c’est le fun, mais donner ça fait du bien, souligne-t-il. De plus, on a des preuves que le matériel est bel et bien remis aux jeunes en Afrique. »

Utilité prolongée

Le club chicoutimien a donc entrepris d’amasser les dons d’uniformes, de souliers et d’équipement, et ce, en collaboration avec l’ancien directeur technique du Chinook, Stéphane Pagès, qui occupe maintenant la même fonction sur la Côte-Nord. « Sur la Côte-Nord, Stéphane Pagès fait la même chose. Il nous descend des boîtes, si bien que l’an dernier, nous avons rempli l’équivalent de deux grosses fourgonnettes sept places », ajoute le DG. « Les ballons qu’on envoie sont à leur fin de vie, mais eux jouent avec des pastèques ou tout peut servir de ballon. Souvent, je leur fournis une pompe et ils tripent. Si ces ballons peuvent servir encore trois semaines un mois ce sera déjà ça ! »

L’an passé, le matériel a été remis au Burkina Faso et ce sera encore le cas cette année. « Quand ils reçoivent l’équipement, ils font une fête. Les jeunes se choisissent un vêtement et du matériel. Souvent, comme on donne plusieurs uniformes semblables, ils peuvent se former une équipe », fait valoir Maxime Pepin-Larocque.

De plus, les clubs reçoivent toujours des preuves que les dons se rendent bel et bien aux jeunes. « Marcellin s’assure que ça ne tombe pas entre de mauvaises mains qui revendent les uniformes dans des villages. Il veille à ce que ça se rende au bon endroit », conclut le DG du club Chicoutimi.