Une cinquantaine de joueurs se sont présentés pour le premier entraînement de l’équipe de rugby de l’UQAC.

Un engouement grandissant pour le rugby à l'UQAC

La popularité du rugby semble vouloir exploser à l’Université du Québec à Chicoutimi. Le premier entraînement des équipes masculine et féminine a attiré une cinquantaine de joueurs jeudi soir, au parc Jean-Béliveau.

Coordonnatrice du programme qui en est à sa troisième année, Manon Bordeleau se réjouit de la progression depuis le jour 1. Les athlètes arboreront un tout nouveau logo et profiteront également d’un meilleur encadrement avec des étudiants en kinésiologie et en physiothérapie.

« On a une structure au niveau du personnel vraiment plus solide que les années précédentes. Rubgy UQAC s’est fait connaître et on voit que l’engouement est complètement différent et vraiment plus là que les autres années. Oui, c’est seulement notre troisième année, mais je pense qu’on est partis à la vitesse grand V ce qui est une bonne nouvelle. C’est tout le temps mieux quand on a du monde et de l’intérêt de la part des gens », annonce Manon Bordeleau, emballée de la réponse.

L’équipe féminine s’ajoute cette année grâce à demande du milieu. L’an dernier, après un match local des gars, Manon Bordeleau avait croisé des filles qui désiraient l’implantation du rugby féminin à l’UQAC. « La première chose qu’elles m’ont dite, c’est : ‘‘Pourquoi on n’a pas une équipe ? ’’ », relate Manon Bordeleau, poursuivant que la demande a continué de se faire sentir sur le groupe Facebook formé par la suite, ce qui s’est concrétisé jeudi soir. « Les filles ont répondu présentes à l’invitation qu’on a lancée », signale la responsable, précisant qu’elles profiteront également de la structure déjà établie, dont l’entraîneuse-chef Lauren Rudko.

L’entraîneuse du programme de rugby de l’UQAC, Lauren Rudko a dirigé un premier entraînement jeudi soir.

Les deux équipes prendront part à un tournoi à New York du 28 novembre au 2 décembre. L’an dernier, les gars avaient atteint la finale du volet participatif de la compétition de rugby à sept. Dans leur préparation, ils disputeront deux tournois à Trois-Rivières le 14 septembre, puis le 28 à Saint-Jean-sur-le-Richelieu dans un circuit de compétition fondé par Rugby Québec.

« Les filles auraient pu y participer à ces tournois, mais comme on vient de commencer, on ne savait pas nécessairement dans quoi on se lançait ni quel genre de groupe on allait former. On s’est mis un objectif un peu plus loin, mais l’an prochain, les filles pourraient intégrer ces tournois, assure Manon Bordeleau. Ça nous laisse une certaine marge pour les filles qui n’ont jamais joué au rugby ou jamais touché un ballon de rugby de leur vie d’avoir du temps pour apprendre et développer certaines habiletés techniques. »

Match local

Pour les gars, un match à 15 est également prévu à domicile au terrain de l’UQAC le 21 septembre face à un groupe de joueurs de l’Université Laval. Les deux institutions regardent la possibilité de joindre les rangs du circuit du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

« Tu ne peux pas juste palier seulement par ton cardio. Tu dois avoir une structure en avant et en arrière. C’est un jeu beaucoup plus complexe, mais aussi beaucoup plus spectaculaire », explique Manon Bordeleau sur le rugby à 15, ajoutant que la Coupe du monde au Japon débutera le 20 septembre.

Une cinquantaine de joueurs se sont présentés pour le premier entraînement de l’équipe de rugby de l’UQAC.

Pour le moment, les dirigeants du programme explorent plus le rugby à 7 en raison du potentiel de joueurs plus réaliste. En raison des blessures, le RSEQ exige une équipe forte et une équipe faible.

« Je ne pense pas qu’on soit capables de faire ça à court terme, surtout qu’on a une équipe mobile et dynamique. On a peut-être 50 % et même 75 % de nos équipes qui seront formées d’étudiants internationaux », précise Manon Bordeleau.