Le défenseur Olivier Galipeau, qui freine sur cette séquence son ancien coéquipier Kelly Klima lors de la première ronde éliminatoire, participera à une deuxième finale en carrière dans la LHJMQ. En 2014, comme recrue avec les Foreurs de Val-d’Or, il avait soulevé la coupe du Président.

Un dernier obstacle devant Galipeau

Quand il a été transigé au Titan d’Acadie-Bathurst, le défenseur Olivier Galipeau savait qu’il passait à une équipe aspirante à la Coupe du Président. Quelques mois plus tard, il touche presque au but. L’Armada de Blainville-Boisbriand représente le dernier obstacle sur la route de l’ancien capitaine des Saguenéens.

« Peu importe les prédictions ou si on est sous-estimés. On se concentre sur nous. On est à fond de train et il arrivera ce qui arrivera. On a confiance en nos moyens, je ne le cacherai pas, mais on doit les respecter. Ils n’ont pas fini au premier rang et arrivé en finale pour rien. On va devoir jouer notre meilleur hockey », a laissé savoir l’arrière de 20 ans alors que l’autobus du Titan approchait de la grande région montréalaise, mercredi après-midi. Le duel ultime mettra aux prises les deux meilleures équipes au classement. 

« Ce sont les champions de la saison régulière. Ils ont un bon club et ont été constants toute l’année. Ils l’ont encore montré lors des séries. Pour notre part, on était prêts à affronter n’importe quelle équipe devant nous. » 

À sa première saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, en 2014, Olivier Galipeau a sabré le champagne avec les Foreurs de Val-d’Or. Il aura l’occasion de boucler la boucle quatre ans plus tard pour mettre un terme à sa carrière junior avec une victoire, un privilège réservé à bien peu de joueurs. « Oui, on fait face à une grande équipe et il faut les respecter, mais on doit vraiment se concentrer sur nous, ce qui va faire la différence en fin de compte, je pense », d’affirmer Galipeau qui, en 14 matchs éliminatoires, montre une récolte de 15 points et un différentiel de +7. 

« On veut continuer notre progression affichée depuis le début des séries », soutient l’ancien des Sags, avouant que le duel de premier tour face aux Sags, remporté par la formation du Nouveau-Brunswick non sans peine en six rencontres, avait permis aux joueurs du Titan de vraiment mettre la machine en marche. Depuis, ils sont parfaits avec huit victoires en autant de rencontres, se payant des balayages face au Phoenix de Sherbrooke, puis les Tigres de Victoriaville en demi-finale. Pendant ce temps, l’Armada a écarté les Foreurs, les Wildcats et les Islanders de peine et de misère en sept parties. « On peut voir ça comme un petit “wake up call” qu’on a vécu face aux Sags. Depuis le début des séries, c’est un processus. On montre une belle progression et on compte continuer comme ça en finale », d’estimer Olivier Galipeau. 

Signe de ses succès en séries, il aura l’occasion de battre un record pour le plus grand nombre de matchs éliminatoires. Le record absolu de 81 appartient au gardien Philippe Cadorette, suivi par l’ancien des Sags et du Titan, Marc Bouchard, ainsi que Danny Groulx à 78. Installé à 77 parties après trois rondes, Olivier Galipeau aura à tout le moins l’occasion d’égaler le record, à moins d’une malchance. « Ça me remémore tous les beaux souvenirs que j’ai vécus avec mes trois équipes en saison, mais surtout lors des séries éliminatoires. Que ce soit la coupe du Président en 2014 avec les Foreurs ou le parcours de l’an dernier avec les Sags, ce sont plein de bons moments », exprime Galipeau qui est l’un des deux joueurs du Titan, en compagnie du gardien substitut Joseph Murdaca, l’an dernier avec les Otters d’Erie, à avoir déjà participé au tournoi de la coupe Memorial. 

« Oui, ce serait vraiment bien d’y aller, mais pour l’instant, ça ne sert à rien de penser à ça. C’est vraiment de se concentrer sur la finale. Quand ça va venir, ce sera d’amener ce que j’ai vécu dans le passé tout comme Joseph », de philosopher Galipeau en bon vétéran sur le trophée décrit par plusieurs comme le plus difficile à gagner dans le sport.

« On n’a pas travaillé aussi fort pour se rendre là pour penser trop loin », rappelle-t-il.