À son dernier match universitaire, le joueur de ligne offensive Chicoutimien des Mustangs de Western, Grégoire Bouchard, pourrait soulever la coupe Vanier pour une deuxième année de suite.

Un dernier match avec un gros enjeu pour Grégoire Bouchard

Pour son dernier match de football universitaire, le Chicoutimien Grégoire Bouchard tentera de mener les Mustangs de l’Université Western vers une deuxième coupe Vanier consécutive, en territoire hostile samedi après-midi, au Peps de l’Université Laval face au Rouge et Or.

«C’est vraiment plaisant de revenir au Québec pour ma dernière partie peut-être à vie. C’est le fun aussi que ça finisse lors d’un championnat canadien. Je ne pourrais pas demander mieux. Je vais avoir une chance de gagner la coupe Vanier pour une deuxième année de suite», de souligner le joueur de ligne offensive, joint jeudi après-midi, peu après son arrivée à l’hôtel de l’équipe.

«J’essaie de ne pas trop penser. Je veux garder ma tête dans le plan de match et rester concentré sur notre adversaire. C’est le genre d’affaires que tu réalises après, j’imagine. C’est sûr que tu y penses un peu. Ça fait une dizaine d’années que je joue au football», de commenter Grégoire Bouchard, qui termine sa quatrième saison avec les Mustangs. Il obtiendra bientôt son diplôme en criminologie.

Les Mustangs sont sur toute une lancée, ayant remporté leurs 23 dernières rencontres, incluant les séries éliminatoires. En clair, ils sont parfaits depuis deux saisons complètes. L’an dernier, ils avaient donné une leçon de football au Rouge et Or en grande finale, l’emportant par la marque de 39-17. «Honnêtement, je ne vois pas 2017 comme ayant rapport avec le match de samedi. Pour nous, c’est une équipe différente, même si on a des vétérans qui revenaient. Ça reste une nouvelle édition des Mustangs», d’estimer Grégoire Bouchard.

«On se prépare de la même façon qu’on l’a fait toute l’année. C’est sûr que c’est une équipe très talentueuse, on ne leur enlèvera pas. Laval, c’est une très bonne équipe, très bien dirigée. Ça pourrait aller des deux côtés. Ça va être un match pour hommes», de prédire le membre de l’unité offensive, qui, avant de décider de s’exiler à London, a porté les couleurs des Couguars du Cégep de Chicoutimi pendant une saison au niveau collégial, puis des Cheetahs du Collège Vanier, avec lesquels il a remporté le Bol d’Or en division 1 en 2012.

Même s’ils sont demeurés invaincus pendant leur route vers le match ultime, Grégoire Bouchard concède que les Mustangs ont traversé plus d’embûches qu’en 2017. Tout comme le Rouge et Or, la formation ontarienne n’a pas eu trop de problèmes à atteindre la Coupe Vanier, avec des victoires par de bonnes marges face à Carleton, Guelph et l’Université de la Saskatchewan en demi-finale.

«On a eu plus de difficultés dans quelques matchs, mais c’est normal. L’an dernier, on a dominé et cette année, toutes les équipes, même les moins fortes, amenaient leurs meilleurs jeux contre nous. Ils se préparaient pour se mesurer à une équipe de calibre national. Oui, on a eu plus de difficultés, mais ç’a été une très bonne saison. On a quand même fini avec une fiche parfaite», de rappeler Grégoire Bouchard.

Sur un plan individuel, le Chicoutimien s’accorde également une bonne note, étant nommé pour une troisième année de suite sur l’équipe d’étoiles de la conférence Ontario. Ces performances lui ont permis d’attirer l’attention en vue du prochain repêchage de la Ligue canadienne de football, mais présentement, toute son attention est portée sur le duel au sommet de samedi.