Retraitée officiellement depuis mai dernier, l’olympienne Kasandra Bradette a assisté au (re)dévoilement du panneau qui retrace les principaux moments de sa carrière en patinage de vitesse courte piste. L’événement a eu lieu dimanche en présence du maire de Saint-Félicien, Luc Gibbons, des membres du club des Éclairs de Saint-Félicien et des membres de sa famille.
Retraitée officiellement depuis mai dernier, l’olympienne Kasandra Bradette a assisté au (re)dévoilement du panneau qui retrace les principaux moments de sa carrière en patinage de vitesse courte piste. L’événement a eu lieu dimanche en présence du maire de Saint-Félicien, Luc Gibbons, des membres du club des Éclairs de Saint-Félicien et des membres de sa famille.

Un dernier hommage pour la patineuse Kasandra Bradette

La patineuse de vitesse courte piste Kasandra Bradette a peut-être pris sa retraite de la compétition, mais elle reste attachée à sa ville natale et à son club d’origine, les Éclairs de Saint-Félicien. Et son milieu le lui rend bien. Dimanche dernier, l’olympienne a assisté au (re)dévoilement de la « ligne du temps » de sa carrière en présence du maire de la municipalité, Luc Gibbons, des membres du club et de ses proches.

Ce panneau vient ainsi boucler la boucle de la carrière de son autre olympienne qui — contrairement à Marianne Saint-Gelais qui avait déjà annoncé sa retraite dès la fin des Jeux olympiques de Pyeongchang en février 2018 — avait poursuivi sa carrière jusqu’en mai dernier, avant d’annoncer conjointement sa retraite en compagnie de son amoureux, Samuel Girard, champion olympique du 1000 m.

Les olympiens Kasandra Bradette et Samuel Girard prennent plaisir à côtoyer et à échanger avec la relève régionale du patinage de vitesse courte piste. Une belle façon de redonner à leur sport. Dimanche dernier, avant l’hommage à Kasandra, le couple a participé à l’entraînement matinal des jeunes du club Les Éclairs de Saint-Félicien. Ils posent ici en compagnie des jeunes et des entraîneurs, Justin Coulombe (à gauche) et Louis Lepage (à droite).

En mai 2018, Saint-Félicien avait en effet organisé une belle cérémonie pour souligner la carrière de ses deux inspirantes athlètes de haut niveau. Les organisateurs avaient alors procédé au dévoilement d’une fresque des deux fleurons du patinage de vitesse et de leur « ligne du temps ». Dans ce dernier cas, les panneaux retracent les principaux moments de la carrière respective des deux Félicinoises. L’hommage avait été rendu en présence de nombreux dignitaires, de membres de leur famille et des nombreux participants à l’événement la Course du Prisme.

Toutefois, comme Kasandra avait décidé de poursuivre sa carrière après les Jeux de 2018, sa « ligne du temps » avait été retirée afin d’être complétée lorsqu’elle annoncerait sa retraite. Ce n’était donc que partie remise pour que le panneau, maintenant parachevé, reprenne définitivement sa place dans le hall principal du centre sportif, près de celui de Marianne Saint-Gelais. Ce qui a été fait dimanche dernier.

Présence appréciée

Même si le couple d’olympiens est retraité depuis quelques mois, Kasandra et Samuel se font toujours un plaisir de redonner à leur sport en rencontrant les jeunes des clubs de patinage de vitesse. Dimanche dernier, le duo a encore fait plaisir à la relève du club d’origine de Kasandra en patinant avec les jeunes lors de l’entraînement matinal. « Ça, c’est apprécié ! Elle est vraiment proche des jeunes et les jeunes aiment ça ! », a confirmé Sylvie Cantin, coordonnatrice aux organismes corporatifs de la Ville de Saint-Félicien.

Un bonheur partagé par le couple. « C’était vraiment plaisant parce que nous sommes allés patiner le matin pour l’entraînement de 9 h 30 avec les jeunes. On a donc patiné avec eux et donné l’entraînement. Il y a eu la petite cérémonie et on a fait quelques tours avec les gens durant le patinage libre (de Noël), en après-midi », a relaté Kasandra lors d’un entretien téléphonique.

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UNE RÉGION AVEC UN GRAND POTENTIEL

Kasandra Bradette ne chôme pas depuis l’annonce de sa retraite. Les journées filent à la vitesse de l’éclair, mais malgré un horaire chargé, l’olympienne trouve quand même le temps de redonner à son sport.

« Je viens de terminer ma première vraie session à temps plein. C’était quelque chose parce qu’il y a la (construction de la) maison et j’entraîne deux fois par semaine. C’était beaucoup de choses à gérer en même temps ! », explique en riant la jeune femme, qui complétera un baccalauréat en biologie au printemps 2021.

Depuis leur retraite, Kasandra et Samuel Girard partagent leur temps entre les études, le travail et la construction de leur maison à Ferland-et-Boilleau, le village natal de Samuel. La jeune femme a aussi trouvé un peu de temps pour agir comme entraîneuse aux clubs de patinage de vitesse de Chicoutimi et de La Baie (club d’origine de Samuel) deux fois par semaine.

« Je voulais redonner à notre sport, mais je ne voulais pas m’impliquer à temps plein. Mais le fait de m’impliquer m’a vraiment fait redécouvrir mon sport, le plaisir de partager la passion que j’ai toujours eu pour mon sport, autre que la performance. C’est cette philosophie que j’amène aux jeunes et j’aime tellement cela ! », avoue la jeune femme qui préfère cependant se limiter à deux fois par semaine pour que ça reste justement un plaisir.

« Je veux donner parce que j’ai reçu étant plus jeune et parce que je crois que ma région a du potentiel. Je veux redonner à ma région et c’est pourquoi je ne veux pas me limiter à m’impliquer dans un seul club, mais (aller) un peu partout », a-t-elle conclu, heureuse de pouvoir savourer tout le temps des Fêtes avec ses proches.

Lorsque la construction de la maison sera terminée, le couple a toujours dans ses projets d’aller rencontrer les jeunes de clubs d’autres régions, par exemple ceux de la Côte-Nord.