Trente équipes ont participé au tournoi de la Brosse d’argent tenue au Club de curling Kénogami, la semaine dernière. En classe A, Jean Thériault, capitaine, Marcel Audet (3e), Denis Larouche (2e) et Bruno Sheehy (1er) ont enlevé les grands honneurs.

Un déficit de 12 000 $ au Club de curling Kénogami

Aux prises avec un déficit de 12 000 $, les dirigeants du Club de curling Kénogami ont décidé de montrer leur sérieux en adoptant différentes mesures pour l’éponger d’ici la fin de l’année avant de relancer les demandes d’aide auprès des gouvernements provincial et fédéral.

Les besoins sont grands au club de Kénogami qui célébrera ses 100 ans en 2020. Ses installations, devenues désuètes, ont besoin d’une réfection majeure. Les dossiers ont été soumis aux autorités municipales et Saguenay a déjà confirmé que le montant de 500 000 $ leur était toujours réservé, à condition bien sûr que les autres paliers de gouvernement s’impliquent.

« Gilles Deschênes et Élie Lalancette, qui siègent au comité de réfection du chalet du club, sont allés rencontrer les conseillers Julie Dufour et Michel Thiffault. Ils nous ont dit que notre 500 000 $ était encore là », souligne Frank Moffatt, président du club.

Les organisateurs du tournoi de La Brosse d’argent ont profité de l’événement pour souligner la nomination de Gilles Deschênes à titre de bénévole de la saison 2018-2019 du Club de curling Kénogami. Il est entouré, à gauche, de Roger Bezeau, président sortant de La Brosse d’argent, et de Michel Roy.

Une rencontre imminente est prévue avec la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest. Quant au fédéral, les élections qui se pointent devraient inciter les candidats à faire des promesses.

Mesures envisagées

Parmi les solutions envisagées pour résorber le déficit, le club procède à la vente de pierres de curling et d’épinglettes du centenaire. Une hausse des cotisations figure aussi au programme. « On a proposé des mesures pour corriger la situation afin de pouvoir aller de l’avant. Quand on demande de l’aide financière au gouvernement et qu’on est 10 000 $ dans le trou, ça ne paraît pas bien », fait valoir le président Moffatt.

« On a décidé de vendre des pierres au coût de 250 $ afin de se constituer un fonds de roulement, ce qu’on n’avait pas. On va aussi organiser des activités pour l’an prochain », ajoute-t-il. Dans les faits, une personne ou un groupe qui verse 250 $ aura une pierre de son choix (couleur et emplacement) avec son nom gravé sur la poignée, et ce, pour une période de cinq ans

Le conseil d’administration reverra également les frais chargés pour les tournois tenus sur les glaces du club et il sollicitera davantage l’appui bénévole des membres pour effectuer certaines tâches.

Quant aux célébrations du centenaire, elles s’annoncent moins grandioses qu’escomptées dans le contexte actuel.