Valerie Maltais connaît une excellente saison à sa deuxième année sur la longue piste, elle qui a décidé de faire la transition de la courte piste vers la longue en 2018.

Un début de saison qui donne satisfaction à Valérie Maltais

La Baieriveraine Valérie Maltais a connu un excellent début de saison en patinage de vitesse sur longue piste, elle qui en est seulement à sa deuxième année dans cette discipline après deux décennies sur la courte piste.

En ce début de calendrier, la patineuse de 28 ans a récolté sa première médaille en Coupe du monde le 23 novembre dernier, quand le trio canadien qu’elle forme avec les Ontariennes Isabelle Weidemann et Ivanie Blondin a remporté la médaille de bronze de l’épreuve de la poursuite par équipe à l’étape de Tomaszów Mazowiecki, en Pologne.

À l’étape suivante de Nur-Sultan au Kazakhstan, elle a fait encore mieux en grimpant sur la plus haute marche du podium pour la première fois de sa carrière sur la longue piste, encore une fois en compagnie de ses deux compatriotes. Avec une médaille de bronze à la quatrième étape à Nagano au Japon, l’unifolié s’est assuré du premier rang de la Coupe du monde pour la saison.

Sur le plan individuel, Valérie Maltais s’est révélée comme l’une des plus fortes du groupe B sur les distances du 1500 m et du 3000 m, s’invitant ainsi dans le groupe A à quelques occasions. Juste avant la pause des Fêtes, elle a obtenu son meilleur résultat avec une 11e position dans le groupe A du 3000 m à Nagano. Avec ce résultat, elle figure au 11e rang du classement cumulatif sur cette distance.

À leur première saison les trois ensembles, Valérie Maltais, Isabelle Weidemann et Ivanie Blondin ont remporté le titre de championnes du monde de la poursuite par équipe.

Un début satisfaisant

À ses dires, sa saison se passe très bien.

« Je suis contente de ce début de saison et je suis contente de mes résultats. Je ne pense pas que ce sont les meilleurs résultats que j’aurais pu espérer sur le plan individuel, mais je suis très difficile avec moi-même. »

Sur le plan collectif, elle ne pourrait pas rêver mieux. « Par équipe, ça a été vraiment super. On savait qu’on pouvait faire de bonnes choses, mais en même temps, c’était ma première saison à l’épreuve de la poursuite par équipe sur le circuit de la Coupe du monde, donc d’avoir de la constance et de remporter le titre, c’était inattendu. C’était un objectif envisageable, mais on ne sait jamais. On est une équipe jeune, alors tu ne sais pas exactement tout le potentiel que tu as, mais on a vite réalisé qu’on en avait un beau. »

Elle avoue que le calendrier condensé lui a causé quelques problèmes. L’équipe canadienne est partie en voyage pendant six semaines pour participer à quatre étapes de la Coupe du monde. « C’était la première fois que je faisais ça. En courte piste, on était habitué de faire des voyages de deux semaines, de revenir à la maison et d’en faire un autre avant Noël. Faire quatre compétitions de suite, j’étais fatiguée physiquement, mais surtout mentalement, mais j’ai réussi à garder le bon focus et à continuer de travailler à chaque course. »

Valérie Maltais se fixe des objectifs à court terme en gardant en tête les Jeux olympiques de Pékin en 2022.

Un pas à la fois

À seulement sa deuxième saison, Valérie souhaiterait voir une amélioration plus nette de ses performances, mais elle sait que c’est d’un travail de longue haleine que viendront de meilleures performances. « L’année passée, je m’améliorais beaucoup à chaque course, et ce, avec une grande marge, parce que j’apprenais beaucoup du sport. Là, j’ai l’impression que je stagne, mais ce n’est pas le cas. Je m’améliore vraiment sur différents points. On est dans le peaufinage de petits détails qui font la différence. Quand je fais mon 3000 m, si je suis trop loin des blocs ou si je fais un changement de tracé inefficace, je perds de l’énergie, donc on travaille à faire une bonne course, stable et constante. »

Elle se met beaucoup de pression pour performer, mais sait qu’elle doit être patiente. « Quand je suis dans les groupes A, je veux toujours faire mieux et monter dans le classement, mais quand j’y pense avec le recul, ce n’est pas la même chose qu’en courte piste. »

Valérie explique très bien la différence qu’elle voit entre les deux disciplines. « En courte piste, ce n’est pas seulement tes capacités physiques. Il y a beaucoup de stratégie et de facteurs externes qui vont faire que tu connais un bon résultat ou non. En longue piste c’est vraiment ta capacité physique et comment tu gères ta course qui va te donner un résultat en terme de temps et qui va te donner un classement. Sur cette facette-là, mentalement, c’est un apprentissage à savoir comment trouver une satisfaction dans chacune de tes courses et comment trouver les choses à travailler pour pouvoir faire une meilleure course la prochaine fois. C’est vraiment plus de petites étapes, une à la fois. Il n’y a pas de grande marche qui va faire en sorte que tu vas gagner une médaille la semaine prochaine. »

Bien que la transition n’ait pas été facile, elle estime avoir fait le bon choix. « Ma réponse de politicienne, c’est qu’au point où j’en suis dans ma carrière, je suis vraiment heureuse dans le patinage de vitesse longue piste, lance-t-elle en riant. J’ai quitté la courte piste et j’avais un doute, mais maintenant, je ne me vois pas quatre autres années en courte piste. Oui, c’est difficile de s’adapter, mais en même temps, ça me garde active à toujours vouloir apprendre et être meilleure. Ça m’amène beaucoup de nouveau défi. »

Ivanie Blondin, Isabelle Weidemann et Valerie Maltais ont remporté la médaille d'or de l'épreuve de la poursuite par équipe lors de l'étape de la Coupe du monde de Nur-Sultan au Kazakhstan.

De courtes vacances

Valérie Maltais ne prendra pas une longue pause pour les Fêtes. Du 3 au 5 janvier, ce seront les sélections pour l’équipe canadienne en vue des Championnats du monde qui seront disputés à Salt Lake City en février. « C’est une compétition importante pour moi, donc même en profitant de ma famille en ce moment au Saguenay, je continue de m’entraîner. Mon objectif est de me qualifier pour les Championnats. Rendue là, j’aimerais beaucoup être dans le top-10 du 3000 m et faire un podium en poursuite par équipe. »

À long terme, elle vise toujours les Jeux olympiques de Pékin en 2022. « Mon objectif est d’être sur le podium à l’approche des Jeux. Je dois être réaliste, ce podium individuel n’arrivera pas dans la prochaine année, mais c’est une chose pour laquelle je m’entraîne et que je garde en tête. Ça fait seulement une année que je suis sur la glace. Ça va bien, mais il y a encore du travail à faire. »