En 32 matchs dans l’uniforme des Sags, Félix Bibeau a amassé 35 points, dont 12 buts, en plus d’exceller dans le cercle des mises en jeu, maintenant l’un des meilleurs taux d’efficacité du circuit Courteau, à plus de 60 %.
En 32 matchs dans l’uniforme des Sags, Félix Bibeau a amassé 35 points, dont 12 buts, en plus d’exceller dans le cercle des mises en jeu, maintenant l’un des meilleurs taux d’efficacité du circuit Courteau, à plus de 60 %.

Un contrat pour Bibeau avec les Islanders

En attendant de faire ses débuts professionnels à un moment encore inconnu, Félix Bibeau a paraphé jeudi son premier contrat professionnel avec les Islanders de New York. Pour l’attaquant qui portait les couleurs des Saguenéens après son acquisition des Remparts de Québec en décembre, c’est un petit baume sur une saison qui a pris fin de manière bien décevante.

« C’est plate que la saison n’ait pas pu se terminer et on en a assez parlé. Ça fait un petit bout que ça se travaille et je suis bien content que ce soit fait. C’est une belle journée », a exprimé le choix de 6e ronde des Islanders en 2019 qui a maintenant terminé son passage dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), amassant 214 points en 244 rencontres. En 32 matchs dans l’uniforme des Sags, le natif de Mercier, près de Montréal, a amassé 35 points, dont 12 buts, en plus d’exceller dans le cercle des mises en jeu, maintenant l’un des meilleurs taux d’efficacité du circuit Courteau, à plus de 60 %.

améliorer sa vitesse

Félix Bibeau est bien conscient que pour connaître du succès chez les professionnels, il devra améliorer son coup de patin. « Je mets tous mes efforts là-dessus, que ce soit avec des sprints ou des choses du genre. Je veux être plus rapide sur de courtes distances », avance Félix Bibeau, qui a pris quelques semaines de repos après l’annonce de la fin de la saison avant de reprendre l’entraînement intensif à la mi-avril.

« Je n’avais pas vraiment pu le faire nécessairement l’an dernier après la saison. Ça m’a fait du bien. Quand j’ai recommencé à la mi-avril, j’étais motivé. Jusqu’à maintenant, ça va super bien. C’est sûr qu’on est seul, c’est un peu plus difficile de se motiver », convient Félix Bibeau qui est parfois rejoint par son père ou ses soeurs, lui qui s’entraîne sous la supervision de Francis Touchette, qui a suivi l’entraîneur Louis Robitaille avec les Olympiques de Gatineau récemment.

« Il me suis étroitement à distance. Il m’a prêté de l’équipement et m’envoie des entraînements à faire. Jusqu’à maintenant, ça va vraiment bien. Ça fait déjà un bon 6 ou 7 semaines que je suis sur un entraînement intensif, pas seulement un petit programme de maison, si on peut dire. Je suis vraiment content de ça », de se féliciter Félix Bibeau.

« Je suis chanceux, j’ai une bonne relation avec Francis. On communique ensemble tous les jours et c’est facile. Je vais essayer d’utiliser ce temps à mon avantage même si c’est plate. Tous les joueurs de hockey vont dire qu’ils aiment mieux jouer des matchs. Je vois ça un peu du côté positif de pouvoir m’améliorer, me renforcir et être prêt quand ça va recommencer », pointe-t-il, avouant s’ennuyer de la glace. Après de nombreuses démarches, il a réussi à se trouver une paire de patins à roues alignées.

S’il ne sait pas quand il pourra de nouveau faire ses preuves devant l’état-major des Islanders, il ne perd pas son temps pour autant. « Le temps qu’on ne sait pas, c’est du temps pour s’améliorer et devenir meilleur. J’ai joué beaucoup de hockey dans les deux dernières saisons, beaucoup de minutes. Ça m’a permis de me reposer et je vais utiliser ça à mon avantage, c’est sûr et certain », annonce-t-il. De toute façon, à ce temps-ci de l’année, on s’entraîne. Je suis habitué dans cette mentalité de m’entraîner. C’est moins pire un peu, mais c’est sûr que j’ai hâte. »

Souvenirs

Il y a environ un an, les Huskies de Rouyn-Noranda soulevaient la coupe Memorial après une saison de rêve, ce que les membres de l’équipe n’ont pas manqué de se rappeler au cours des derniers jours, aidés par les nombreux reportages un peu partout à ce sujet. Tout comme son comparse jonquiérois Rafaël Harvey-Pinard, Félix Bibeau est replongé avec grand plaisir.

« Ce sont de bons souvenirs. C’est sûr qu’on n’est pas à la même place à ce stade-ci cette année. C’est différent. Ça me rappelle de bons moments. Comme mes parents m’ont dit, c’est rare que les équipes soient championnes deux ans de suite et les Huskies vont l’être. On aurait aimé y aller pour la coupe à Chicoutimi », de laisser savoir Félix Bibeau.