Victor Landry a procédé avec minutie au rasage de la chevelure de Noa Déry, sous le regard amusé de Jacob Roberge qui a subi le même sort quelques minutes plus tôt.

Un beau geste de solidarité pour Victor

Il n’y a pas d’âge pour apprendre la solidarité et la générosité, comme l’ont démontré deux jeunes hockeyeurs des Élites 2010. Jacob Roberge et Noa Déry, huit ans, ont en effet mis leur chevelure à prix pour soutenir leur coéquipier et gardien de but, Victor Landry, qui combat une leucémie atypique. Leurs efforts ont permis de remettre un montant de 2195 $ pour aider leur ami à vaincre le cancer.

Entraîneur des Élites 2010 et papa de Jacob, Gino Roberge raconte qu’en novembre dernier, l’équipe a appris la mauvaise nouvelle concernant Victor. « La communauté hockey du Saguenay s’est donc mobilisée, au cours des derniers mois. Dans notre équipe, deux jeunes ont décidé d’amasser des sous pour Leucan et notre gardien de but qui n’a malheureusement pas pu faire partie de notre équipe cette année en raison de sa maladie », explique Gino Roberge.

Victor Landry a pu compter sur la bravoure de Noa Déry et Jacob Roberge, qui se sont fait raser pour l’aider dans son combat contre la leucémie. Les deux joueurs des Élites 2010 ont réussi à amasser 2195 $ pour plus que doubler leur objectif initial! Ils posent fièrement avec Victor (à gauche) et toutes les personnes présente pour l’opération têtes rasées.

L’entraîneur des Élites 2010 a été impressionné par la générosité déployée pour aider le jeune Victor, puisque l’objectif a été doublé. « On avait un objectif de 1000 $ et on a amassé (plus) de 2000 $. Les dons provenaient de partout, d’anciens joueurs des Saguenéens de Chicoutimi qui sont rendus dans la Ligue américaine de hockey, des joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) et l’arbitre de la LNH, Justin Saint-Pierre, qui s’est lui aussi impliqué. C’est au-delà de nos espérances ! »

Les deux jeunes joueurs étaient d’excellente humeur avant de passer sous le « clipper ». L’espiègle Jacob n’avait pas fait couper ses cheveux depuis l’annonce de la maladie de Victor, en novembre. Ni lui ni Noa n’ont versé une petite larme lorsque les cheveux ont commencé à tomber devant une trentaine de parents et amis présents à l’événement tenu dans le hall du pavillon sportif Kénogami.

Membre des Élites 2010, Jacob Roberge et Noa Déry ont dévoilé le montant amassé pour aider leur coéquipier et gardien de but, Victor Landry, à vaincre la leucémie.

C’est d’ailleurs le jeune Victor qui a procédé au rasage de tête de ses deux braves amis, avec une certaine habileté d’ailleurs. Audrey Joncas du salon de coiffure Le S@lon de Chicoutimi, a supervisé le travail et peaufiné le rasage des deux jolis cocos.

Les parents de Victor, Karine Imbeau et Hugo Landry, ont été surpris de l’ampleur du geste. « Il y a eu un soutien vraiment incroyable pour Victor, autant de la part du milieu scolaire et familial que du hockey », souligne Karine Imbeau. Victor fréquente l’ÉcolACTion (ancienne école Apostolique) où il y a eu là aussi un rase-o-thon au profit de Leucan et de Victor par ricochet.

Victor Landry a apprécié le soutien de ses coéquipiers et amis pour l’aider dans son combat contre le cancer. Dimanche, dans le hall du Pavillon sportif Kénogami, Jacob Roberge (ci-haut) et Noa Déry ont tenu leur promesse et se sont fait raser devant parents et amis.

Pour l’instant, Victor ne peut retourner à l’école, car son système immunitaire n’est pas assez fort. Les nouvelles sont toutefois bonnes depuis que le diagnostic est tombé et c’est pourquoi il peut effectuer, à l’occasion, des « saucettes » comme celle de dimanche.

Après un premier mois de traitement à Québec, Victor a pu continuer de recevoir les traitements à Saguenay. « Au début, on a passé 32 jours à Québec. Actuellement, on est à la maison et les traitements se font une fois semaine à l’hôpital de Chicoutimi », mentionne sa mère.

Victor s’applique pour raser la longue chevelure sacrifiée par
Jacob Roberge.

« Victor a une leucémie atypique, ce qui signifie que les deux types de leucémie infantile sont présents, soit lymphoblastique (LAL) (qui est la forme la plus courante) et myéloblastique (LAM). Il avait les deux sortes, soit 70 % de cellules lymphoblastiques et 20 % de cellules myéloblastiques. Sauf qu’après le premier traitement, il a bien réagi. On est sur le protocole de Boston pour le LAL et on a évité la greffe ainsi que le traitement de myéloblastique. Ça va bien. Il répond très bien au traitement et c’est pourquoi il a été capable de recommencer au hockey en janvier alors qu’au départ, ce n’était pas prévu avant mars », explique Karine Imbeau en soulignant que la bonne forme physique de Victor a aidé sa cause.