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Phil Desgagné
Le Quotidien
Phil Desgagné
L’année 2020 aura fait passer l’attaquant des Saguenéens Hendrix Lapierre par toute une gamme d’émotions.
L’année 2020 aura fait passer l’attaquant des Saguenéens Hendrix Lapierre par toute une gamme d’émotions.

Un bagage acquis à la dure pour Hendrix Lapierre en 2020

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CHRONIQUE / Hendrix Lapierre va sûrement se rappeler longtemps de son année 2020, et ce, pour plusieurs raisons. Une année remplie de hauts et de bas, mais comme on dit souvent, ça aide à forger le caractère. Dès le début de 2020, une blessure qui l’a tenu longtemps hors du jeu a fini par trouver son dénouement après plusieurs examens qui n’ont pas toujours donné les résultats attendus. On parlait de commotion, de blessure au niveau du cou. Les Saguenéens ont quand même tout fait pour avoir le bon diagnostic.

Puis, alors que Lapierre se préparait à revenir au jeu pour les séries éliminatoires est arrivée la COVID-19, qui a mis fin à la saison des Saguenéens et de tout le circuit junior majeur. C’était une très mauvaise nouvelle pour Hendrix puisque c’était son année de repêchage.

Au début de la saison 2019-20, Hendrix Lapierre était considéré comme un choix de premier tour et on parlait même du top-10 minimum. Mais sa mystérieuse blessure laissait des doutes dans l’esprit de tous les dépisteurs professionnels. Il n’y a pas eu de repêchage comme prévu en juin par la Ligue nationale de hockey (LNH), mais durant tout l’été, malgré la pandémie, Hendrix s’est préparé pour le camp des Saguenéens sans savoir s’il y aurait une saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Dès que les Sags ont eu le feu vert pour le camp d’entraînement, Hendrix s’est présenté dans une forme splendide. Dans les rencontres hors-concours, le 92 a été dominant. Et tout comme son coéquipier Dawson Mercer, dès qu’il a débuté la saison, ç’a été exceptionnel pour lui et pour l’équipe également. D’ailleurs, il y avait plusieurs dépisteurs professionnels dans les arénas pour voir si Lapierre avait bel et bien retrouvé tous ses moyens, ce qui était le cas. Je me rappelle d’un soir sans spectateurs, au Centre Georges-Vézina, où il y avait par contre plus de 25 recruteurs professionnels de la LNH pour voir Lapierre et Mercer. Les deux étaient éligibles au repêchage de la LNH qui a eu lieu de façon virtuelle au début octobre. C’était une autre déception, car pour les joueurs juniors, le repêchage est toujours une journée exceptionnelle, surtout quand on est un choix de première ronde. Mais la grande question de ce repêchage 2020 était de savoir si Lapierre serait repêché au premier tour, avec tous les points d’interrogation concernant sa santé. Finalement, il a été réclamé par les Capitals de Washington au 22e rang du premier tour. D’accord, il n’était pas dans le top-10, mais c’est quand même un bon rang.

Par la suite, il a reçu une invitation de l’équipe des moins de 20 ans pour le Championnat du monde junior. Encore là, une autre déception pour Hendrix qui a été retranché dans les premiers jours du camp. Mais il faut le dire, à 18 ans, peu de joueurs réussissent à percer l’alignement de l’équipe des moins de 20 ans. D’autant plus que cette année, c’était une cuvée d’exception avec 20 choix de premier tour au camp!

L’année 2020 aura fait passer l’attaquant des Saguenéens Hendrix Lapierre par toute une gamme d’émotions.

Lapierre n’était pas au bout de ses surprises pour l’année 2020. Il a signé un contrat de trois ans chez les professionnels avec les Capitals de Washington. En prime, il a été invité au camp d’entraînement des joueurs de la LNH, un camp d’entraînement réduit en raison de la pandémie. Peu de joueurs juniors ont été invités à ces camps actuellement. Imaginez Hendrix Lapierre sur la même glace que Zdeno Chara et Alex Ovechkin, toutes des idoles de jeunesse qu’il voit évoluer depuis plusieurs années. Il n’y a pas à dire, Hendrix va certainement se rappeler longtemps de l’année 2020.

Équipe Canada

Le Championnat du monde junior est maintenant chose du passé. Comme chaque année, les attentes pour Équipe Canada étaient rien de moins qu’une médaille d’or. Donc, beaucoup de pression pour l’équipe d’André Tourigny qui était, lui, entraîneur-chef. Lui aussi avait beaucoup de pression. Ce n’est pas un camp d’entraînement de tout repos qu’ils ont vécu en raison de la COVID-19, mais le fameux tournoi a tout de même eu lieu.

L’équipe canadienne était bien nantie, même s’il manquait son meilleur joueur, Alexis Lafrenière, car les Rangers de New York n’ont pas voulu qu’il participe à ce championnat. Même sans Lafrenière, Équipe Canada a connu un très bon tournoi jusqu’à la grande finale. Malheureusement, les Américains ont blanchi l’équipe canadienne par le pointage de 2-0. Même si l’équipe canadienne a joué un bon match, il faut dire que la grande vedette a été le gardien américain Spencer Knight. Il a été celui qui a vraiment fait la différence dans cette rencontre.

Selon moi, l’équipe d’André Tourigny était quand même la meilleure équipe du tournoi. Mais une chose que je reproche à ce fameux tournoi, c’est la grande finale qui se joue sur une seule partie. Donc aucune marge d’erreur pour les équipes. Je suis convaincu que dans une série 3 de 5 ou 4 de 7, l’équipe d’André Tourigny l’aurait emporté. C’est un peu pourquoi je trouve que les critiques contre Tourigny et l’équipe canadienne sont un peu exagérées. Je suis convaincu que les gens ont quand même apprécié le tournoi.

Transactions

La semaine dernière, j’écrivais que Yanick Jean se montrait prudent dans ses transactions avec l’incertitude du retour de ses deux joueurs européens. C’était toujours compliqué avec eux. La semaine dernière, alors que tout semblait réglé et que le Slovaque Matej Kaslik était de retour à Saguenay, on attendait mercredi celui d’Artemi Kniazev. Eh bien surprise! Kniazev est retourné en Russie! Yanick Jean ne s’attendait certainement pas à ce scénario lundi dernier. Ce sont maintenant les Sharks de San Jose qui ont le dossier entre les mains.

Chose certaine, Kniazev ne sera pas là lors de la première bulle et je doute qu’il soit présent pour la deuxième également avec les exigences actuelles en raison de la COVID. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, dans le cas du défenseur russe, c’est que même s’il n’est âgé que de 19 ans, de par son statut d’Européen, il peut jouer dans la Ligue américaine de hockey (LAH). Est-ce que les Sharks seront tentés de l’envoyer dans leur club-école ? Est-ce que sans Kniazev, Yanick Jean va devenir un vendeur durant la présente période de transactions ? C’est un dossier à suivre dans les prochains jours.