Cinq membres du comité organisateur de l’Ultramarathon Leucan ont couru les derniers kilomètres qui ont clos cette 11e édition, virtuelle en raison de la pandémie. Une arrivée moins bruyante que celle de d’habitude avec plus de 300 coureurs et une foule de supporteurs, mais tout aussi mémorable!
Cinq membres du comité organisateur de l’Ultramarathon Leucan ont couru les derniers kilomètres qui ont clos cette 11e édition, virtuelle en raison de la pandémie. Une arrivée moins bruyante que celle de d’habitude avec plus de 300 coureurs et une foule de supporteurs, mais tout aussi mémorable!

Ultramarathon: une édition virtuelle, un succès bien réel

La 11e édition de l’Ultramarathon du Saguenay-Lac-Saint-Jean au profit de Leucan restera mémorable à bien des égards! Même si l’édition a pris une forme virtuelle, les efforts collectifs de tout un chacun ont permis d’amasser plus de 61 000 $ pour les enfants et les familles de Leucan de la région.

De quoi combler de satisfaction les participants, les organisateurs et le représentant de Leucan, Jacques Tremblay.«Dans le contexte actuel, ç’a été une super édition!», assure le grand manitou de l’événement, Dave McMullen. Car en raison de la pandémie, le comité organisateur avait dû renoncer à tenir le rendez-vous annuel sous sa forme habituelle, avec près de 350 coureurs se relayant sur 300 kilomètres pendant 32 heures. Mais il fallait bien plus qu’un coronavirus pour empêcher l’organisation de renoncer à l’édition 2020, de sorte que c’est une édition virtuelle qui a eu lieu jeudi et vendredi.

Chacun de leur côté, plusieurs coureurs, souvent accompagnés d’amis et de membres de leur famille, ont effectué leur relais durant le jour et la nuit, si bien que leurs efforts ont permis de remettre plus de 61 000 $ à Leucan Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«À l’origine, on voulait juste souligner symboliquement la cause et les familles de Leucan en partant faire le tour du lac Saint-Jean juste avec les membres du comité organisateur, explique Dave McMullen. Puis, on a décidé de lancer l’événement en version virtuelle, mais on voulait que ce soit réservé aux gens qui étaient déjà inscrits et qui avaient déjà amassé de l’argent. On a donc invité les inscrits à le faire de chez eux, en respectant la distanciation. Et plus ça allait avec le déconfinement, plus il y a eu des gens qui l’on fait en petits groupes en respectant le deux mètres.»

Comme plusieurs se préparaient depuis longtemps pour l’Ultramarathon, alors peu importe la manière, ils étaient fort heureux de pouvoir contribuer. Et pour rallier tout le monde, quoi de mieux que les réseaux sociaux. L’organisation a pu miser sur l’énergique membre du comité organisateur, Guillaume Charest, qui s’est déplacé sur tout le parcours pour aller stimuler les coureurs durant ces 32 heures. «Guillaume Charest a été génial. Ç’a été l’Ultra de Guillaume Charest. C’est le seul qui a vraiment fait les 300 kilomètres autour du lac. Ce dernier s’est encore une fois chargé de l’animation, mais il s’est surpassé. La mission qu’il s’était donnée, c’était de faire le tour du lac à l’animation pour aller voir les coureurs et quand il avait un peu de temps il allait faire un 10 km. Ç’a donné la motivation pour le faire», de louanger Dave McMullen.

Malgré les éloges, Guillaume Charest a tenu à souligner le soutien essentiel de ses deux complices pour l’occasion, Charlie Simard et Samuel Blouin, qui ont assuré la gestion des réseaux sociaux et contribué au succès de l’édition virtuelle.

Plus familial

Cette édition virtuelle aura été plus familiale et conviviale malgré la distanciation. «J’ai vu beaucoup de maman et de papa courir avec leurs enfants. Même moi, ma fille Amy, 17 ans, m’a dit qu’elle voulait courir de nuit avec moi et son amie Jade Brassard», raconte M. McMullen. À 2h du matin, il est parti, mais à son retour, il a été surpris de croiser les deux adolescentes qui était allé faire leur 5 km.

«Ç’a été du virtuel plus présentiel, plus familial et plus convivial malgré les consignes sanitaires. Un autre membre du comité organisateur, Pascal (Morin) en a fait un événement familial et il a couru avec son fils Alex. Ça a aussi permis d’aller voir des gens qu’on apprécie et qui nous supportent», souligne Dave McMullen qui a l’impression d’avoir vécu une édition de luxe, puisque cette fois-ci, il a pu manger trois repas chauds et bien dormir dans un lit.

L’arrivée à cinq pour souligner la fin de la 11e édition au lieu des 300 habituels a rappelé des souvenirs de 2013 aux membres du comité organisateur qui étaient alors quatre pour faire la première édition autour du lac Saint-Jean.

Quant à Jacques Tremblay, membre du comité organisateur et porte-parole de Leucan, il était impressionné du montant amassé, car l’objectif n’était pas de solliciter des dons, mais de ne pas interrompre l’événement. «On s’est dit que si les gens veulent donner, ce sera tant mieux. Mais pour nous, c’est quand même encourageant, parce que ça nous donne comme message que malgré le coronavirus, la générosité des gens est là, constate-t-il.

«Il n’y avait pas d’objectif de sollicitation, mais c’était plus une occasion de parler de ce qu’on fait et de dire que malgré la COVID, nous sommes là, car le cancer lui ne dort pas. Et quand je vois ma gang de crinqués arriver, je me dis que je ne pouvais pas lâcher», avoue Jacques Tremblay au sujet du comité organisateur.

À l’an prochain!

Concernant le comité organisateur, Dave McMullen a salué la créativité de sa gang qui est capable de se virer de bord rapidement. «On avait 347 coureurs inscrits cette année. C’était complet. Ce que j’ai compris, c’est que les gens nous ont dit à l’an prochain. Quelle forme cela prendra, je ne sais pas. La formule actuelle n’était pas inintéressante, mais c’est sûr qu’on préfère revenir à la formule originale.» Les participants aussi puisque déjà 10 équipes de huit et trois de quatre coureurs sont inscrites pour 2021!