Ultramarathon: une édition record

L’Ultramarathon a pulvérisé son objectif de 200 000 $ en amassant 315 343 $ pour Leucan et de la Fondation l’Odyssée, faisant de la 10e édition une année record.

C’est sous un tonnerre d’applaudissements que les 327 participants ont croisé le fil d’arrivée, vendredi, au Cégep de Chicoutimi, peu après 14 h, 32 heures après le départ du même endroit. De grands sourires étaient sur leur visage malgré la douleur et la fatigue ressenties, principalement dans leurs jambes.

L’organisateur de l’événement et directeur des affaires étudiantes du Cégep de Jonquière, Dave McMullen, a déclaré qu’il « s’agit de la plus grosse édition à tous les niveaux et de loin ». Il voit d’un bon oeil l’avenir de la course, qui ne cesse de grandir depuis sa création en 2010.

Au cours des neuf éditions précédentes, l’Ultramarathon avait amassé près de 450 000 $ pour Leucan et 44 300 $ pour la Fondation de l’Odyssée.

Le comité organisateur était fier de dévoiler le montant de 315 343 $ remis à Leucan et à la Fondation de l’Odyssée. Les membres du comité organisateur, de gauche à droite, Dave Bard, Guillaume Charest, Donald Dubois, Jacques Tremblay, Pascal Morin et Dave McMullen, entourent la directrice générale de Leucan, Pascale Bouchard.

M. McMullen peinait à trouver ses mots pour expliquer ce qu’il venait de vivre. « Il faut le vivre pour comprendre ce qui se passe. Les amitiés qui se créent, la solidarité entre les participants. Sérieusement, c’est magique de voir ce qui se passe ici. »

Les conditions météorologiques étaient parfaites pour l’occasion alors que la journée de jeudi s’est déroulée sous un chaud soleil de juin. Si plusieurs craignaient la fraîcheur de la nuit, les athlètes ont été chanceux alors que la température n’a pas descendu sous sept degrés Celsius. Malgré de la petite pluie intermittente vendredi, M. McMullen était bien heureux des conditions sur l’ensemble des deux jours.

Ce dernier a tenu à faire des remerciements. « L’appui des villes, l’ambiance quand on passait dans les écoles, l’accueil des Caisses Desjardins; c’était incroyable de voir la participation de tout le monde », a dit M. McMullen, qui félicite son comité organisateur.

Il a même tenu à remercier les chauffeurs d’autobus. « Nos chauffeurs, je ne serais jamais capable de faire ce qu’ils font; ils sont géniaux. Ils roulent à cinq kilomètres par heure ; c’est hallucinant. En plus, ils sont drôles et fort sympathiques. »

Le partipant Gervais Pelletier a terminé pour une deuxième année consécutive le défi. Il y a trois ans, le préposé aux bénéficiaires pesait 465 livres.

245 livres et 300 km

Pour le participant Gervais Pelletier, il s’agissait d’une deuxième édition. Le préposé aux bénéficiaires pesait 465 livres il y a de cela trois ans quand il a décidé de changer sa condition physique. « Rendu à un certain point, tu n’as plus le choix. Quand tu n’arrives plus à attacher tes souliers pour aller travailler, tu dois faire quelque chose », a confié M. Pelletier, quelques minutes après avoir terminé l’épreuve.

Gervais Pelletier a commencé par subir une chirurgie pour perdre 125 livres. À 340, il s’est mis à l’entraînement et depuis, il poursuit ses efforts assidûment. Trois années ont passé, et M. Pelletier pèse désormais 220 livres, une perte de plus de 50 % de son poids initial.

Cette année, il a couru un peu plus de 20 kilomètres, qui « n’ont pas été faciles », alors que ses coéquipiers se sont partagé la balance de ses relais. Questionné à savoir s’il serait de la 11e édition, M. Pelletier n’a pas hésité. « Si l’occasion se présente, c’est sûr que j’y serai. »

Pour Dave McMullen, « ce défi est une occasion de voir la solidarité humaine. L’événement rassemble des coureurs de tous genres, de tous âges et de tous les niveaux sociaux ».

Cette année, les 327 participants devaient faire le tour du lac Saint-Jean en 32 heures pour un total de 300 kilomètres. Les coureurs étaient en équipe de huit et se relayaient aux cinq kilomètres.

À ses débuts, l’Ultramarathon visait deux objectifs, soit de sensibiliser la population et le milieu scolaire aux bienfaits de l’activité physique et de faire connaître les causes de Leucan et de la Fondation de l’Odyssée Lafontaine/Dominique-Racine.