Sylvain Grenier est le grand manitou du Regroupement d’ultracyclisme du Québec.

Ultracyclisme: les hostilités vont commencer le 19 mai

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit l’adage. Au moment où certains automobilistes fulminent en apercevant le retour des cyclistes sur les accotements du circuit routier, les amateurs de vélo, eux, se réjouissent de l’arrivée des températures plus confortables. Les cyclistes devraient se faire présents en grand nombre, le 19 mai, à Saint-Honoré, dans le cadre du 6-12 h de St-Ho.

L’événement est le premier de la saison du Regroupement d’ultracyclisme du Québec (RUQ), qui organise différentes épreuves longue distance pendant l’année. Le 6 h-12 h de St-Ho se déroule sur une boucle de 25 kilomètres, empruntant notamment les chemins du Cap et du Volair. Il s’agit en quelque sorte d’un critérium longue distance. Le but du jeu est simple, mais le défi est de taille. Chaque participant doit faire un maximum de tours du parcours en l’espace de six ou 12 heures. Le chronomètre n’est donc pas un facteur, mais une limite de 55 minutes est allouée pour effectuer un tour.

« C’est une belle occasion de s’initier au monde de l’ultracyclisme, mais c’est aussi l’occasion de tester son niveau de forme en ce début de saison », met en contexte Sylvain Grenier, qui porte plusieurs chapeaux au sein du RUQ, dont celui de fondateur.

« Les événements d’ultracyclisme couvrent habituellement un grand territoire, ce qui n’est pas le cas du 6 h-12 h de St-Ho. Ça permet donc de participer à une course longue distance, mais en n’étant pas trop loin de la maison », ajoute-t-il.

Défi personnel

À la fin de la journée du 19 mai, un classement final sera affiché et un vainqueur sera couronné. Les courses d’ultracyclisme sont toutefois beaucoup plus qu’une bataille contre un adversaire.

« Le but est de finir l’épreuve, soutient Sylvain Grenier. C’est avant tout un défi personnel et tu te bats contre toi-même. C’est une discipline qui se déroule plutôt en style marathon et le volet psychologique est tout aussi important que le volet physique. »

Pour le 6 h-12 h de St-Ho, le RUQ compte sur la collaboration de la ville de Saint-Honoré, qui offre gracieusement le centre récréatif, en plus de sécuriser le segment du parcours qui passe sur le boulevard Martel. À sa troisième édition, l’événement semble être bien implanté à Saint-Honoré. Au départ, le RUQ envisageait d’utiliser un nouveau parcours chaque année, mais il s’est rendu compte que le tracé actuel offrait des conditions parfaites.

« C’est un parcours accessible à tous, où le trafic n’est pas trop important et la chaussée est en bon état, en plus d’être nettoyée assez tôt au printemps », observe Sylvain Grenier.

Une tendance

Le Regroupement d’ultracylisme du Québec en est à sa cinquième année d’existence. Bon an, mal an, six événements sont organisés annuellement, dont le Défi des 21 et l’Ultra défi, les deux pièces de résistance de la saison de vélo de longue distance. Depuis la création du RUQ, jamais un champion en titre n’a été en mesure de défendre son titre lors de l’édition suivante, sur un total de plus de 20 événements.

Sylvain St-Gelais est le champion en titre du volet 12 h du 6 h-12 h de St-Ho. Loin de nous l’idée de lui ajouter une pression indue, mais saura-t-il briser une tendance ? La réponse dans un peu plus de trois semaines. « Cette donnée veut dire deux choses : le calibre augmente chaque année et les participants arrivent toujours plus prêts l’année suivante, puis ça veut aussi dire que tout a bien été pour le gagnant à un moment précis », soulève Sylvain Grenier, qui espère être dans le coup jusqu’à la fin le 19 mai. L’an dernier, le cycliste avait mis pied à terre après quatre tours.

Pour le moment, une douzaine de participants ont confirmé leur présence. Il est toujours possible de s’inscrire sur la page Facebook du 6 h-12 h de St-Ho.