Le Français Dominique Briand sera le premier athlète d'Europe à participer à l'Ultra défi VEE Kombucha, dont la 4e édition aura lieu du 18 au 20 août, à partir du Valinouët. Il s'agit d'une épreuve de 1050 kilomètres à vélo à boucler en moins 62 heures.

Ultra Défi VEE Kombucha: de grosses pointures attendues

La 4e édition de l'Ultra défi VEE Kombucha s'annonce la plus relevée de sa jeune histoire puisqu'en plus du retour du top-10 de l'an dernier, la seule - et plus difficile - course d'ultra-cyclisme au Canada accueillera un premier participant d'Europe. Et pas n'importe qui, puisqu'il s'agit de Dominique Briand, un habitué de ces épreuves longues distances, qui a notamment gagné le Paris-Brest-Paris en 2003.
Président du Regroupement d'Ultracyclisme du Québec (RUQ), Sylvain Grenier est ravi de la cohorte très relevée de l'édition 20 017 qui se déroulera du 18 au 20 août.
« Dominique Briand est le premier Français qui traversera l'Atlantique pour venir à notre événement. Ce n'est pas n'importe qui et il vient avec l'intention de faire un podium, rien de moins », souligne M. Grenier, qui est directeur technique de l'épreuve.
La liste de départ sera relevée.
« Pas mal tous les gros canons des deux dernières années seront de retour. La course commence à être connue et le nombre de participants s'accroît. Avec les années, les participants ont plus d'expérience et on a un bon taux de rétention. Au début, les gens hésitent à venir participer, mais une fois qu'ils l'ont fait, ils ont la piqûre. C'est vraiment une bonne ambiance familiale. »
Comme chaque année, Sylvain Grenier concocte un trajet qui s'allonge toujours un peu plus au fil des éditions, mais qui reste à être bouclé en moins de 62 heures. Cette année, les participants devront franchir une distance de 1050 kilomètres à travers le Québec. « Même si on rallonge toujours le parcours, ça se gagne toujours avec un temps moindre parce que le calibre ne cesse d'augmenter !
Sécurité
À sa 4e édition, le challenge a acquis de la crédibilité. « On est la seule course accréditée par l'UMCA (UltraMarathon Cycling Association). Ainsi, ceux et celles qui veulent se qualifier au Canada pour la (mythique) RAAM (Race Across America) doivent passer par ici. J'ai hâte d'avoir l'opinion de M. Briand qui a fait plusieurs épreuves d'ultra-cyclisme », avoue Sylvain Grenier, qui s'est retiré de l'organisation pour pouvoir participer pleinement à l'Ultra Défi. Depuis janvier, il se prépare pour être fin prêt pour la plus longue course à vélo au Canada. « Je ne vise pas un rang, mais je veux le faire en 50 heures », résume le directeur technique qui a terminé son mandat en décembre, avec la mise en ligne du parcours 2017.
Un parcours qui reste sensiblement le même. « En fait, c'est toujours le même parcours à l'extérieur du Saguenay. Pour la portion Saguenay (première étape), les 100 premiers kilomètres changent toujours un peu chaque année. Mais on passe toujours par un petit chemin de garnotte et une côte en partant pour faire une sélection naturelle rapidement. Il n'y a donc pas de peloton et tout le monde peut rouler à son rythme », explique Sylvain Grenier.
« C'est d'abord une course contre soi-même. On se bat contre nos démons. Certains vont être sur le vélo pendant 62 heures, alors ils ont le temps de se parler en masse. C'est pourquoi on ne fait pas de catégories par âge ni par sexe. Il n'y a qu'une seule catégorie. Et de toute façon, ce n'est jamais le même profil de personne qui gagne. »
L'un des buts du jeu est aussi de franchir les points de contrôle avant qu'ils ne ferment. « Le jour 1, les délais sont très serrés, le jour 2, ils sont moins serrés et le jour 3, c'est encore moins serré. L'objectif, c'est aussi de faire en sorte qu'il n'y ait pas de blessés. (Dès la première étape), ceux qui ne sont pas préparés ou qui sont mal préparés, on le sait tout de suite », souligne Sylvain Grenier. « Il y a un taux d'abandon de 50 %. Sur ces 50 % d'abandons, 80 à 90 % se produisent le jour 1. »
Outre l'épreuve d'endurance, l'Ultra défi VEE Kombucha comporte aussi un degré de difficultés additionnelles en raison de ses pics et des écarts de température qui se produisent avec la tombée du jour. Cela dit, la sécurité des participants prime sur le parcours et durant tout le déroulement de l'épreuve. « La sécurité est méga importante. On travaille main dans la main avec le ministère et on roule sur des routes sécuritaires où il n'y a pas beaucoup de trafic », fait-il valoir.
Pour plus d'information : ultradefi.com ou Ultra Défi sur la page Facebook.