Joël Desgagné-Boulianne, entraîneur-chef du centre MOFO, a conclu au 2e rang de sa catégorie en division avec équipement aux Championnats canadiens de dynamophilie. Il a son billet pour le championnat nord-américain et est en attente pour les mondiaux.

Trois podiums aux Championnats canadiens de dynamophilie pour MOFO

Ce n’est pas la quantité, mais la qualité qui compte ! Le grand manitou du club de dynamophilie MOFO de Jonquière, Joël Desgagné-Boulianne, et ses protégées Marianne Groleau et Cassandra Wuerth, sont tous trois montés sur le podium dans le cadre du Championnat canadien de dynamophilie (powerlifting) tenu au Manitoba du 4 au 9 mars. Marianne Groleau a même été couronnée championne canadienne junior dans sa catégorie et meilleure leveuse junior toutes catégories confondues.

En raison des circonstances particulières qui ont précédé le championnat, Joël Desgagné-Boulianne ne s’attendait pas à une aussi bonne performance. En effet, Marianne Groleau a été victime d’une crise d’appendicite un mois avant le championnat. « Elle n’était même pas censée aller en compétition », souligne l’entraîneur Desgagné-Boulianne. Après deux semaines de repos et d’antibiotiques, elle a pu reprendre l’entraînement pour briller de tous ses feux aux nationaux.

L’athlète de 21 ans a en effet été couronnée championne de sa catégorie, les 84 kilos juniors, en plus de dominer toutes les catégories de la division junior. « Elle a battu par peu son record personnel au bench press (développé couché) et a égalé sa marque personnelle au total des trois épreuves. Avec ses résultats, elle a réussi à gagner le championnat canadien assez facilement. Elle était vraiment dominante », souligne-t-il.

La Saguenéenne a soulevé 182,5 kilos (402 livres) à la flexion de jambe (squat), 85 kilos (187 livres) au développé couché (bench press) et 192,5 kilos, (424 livres) au soulevé de terre (deadlift) pour un total de 460 kilos (1013 livres).

Évoluant chez les juniors, Marianne Groleau a brillé de tous ses feux aux Championnats canadiens de dynamophilie. Elle est qualifiée pour les championnats du monde en Biélorussie.

La Saguenéenne a donc récidivé cette année puisque l’an dernier, la jeune femme avait également obtenu son billet pour les mondiaux juniors. Et il lui reste encore un an chez les juniors. Si la pandémie se résorbe, elle devrait être en mesure de participer aux Mondiaux juniors (en classique) en Biélorussie, en juin. Pour l’instant, ce n’est pas annulé ni reporté.

Belle première

À sa toute première participation à des nationaux, Cassandra Wuerth s’est aussi distinguée avec une troisième place chez les 57 kilos Open, une catégorie « super compétitive », souligne Joël Desgagné-Boulianne. « Elle a éclipsé de beaucoup ses records personnels. » L’athlète de 24 ans a en effet soulevé 140 kilos (308 livres) à la flexion de jambe, 67,5 kilos (148 livres) au développé couché et 165 kilos (363 livres) au soulevé de terre pour un total de 372,5 (819 livres) .

« Elle s’est présentée pour l’expérience et ne pensait pas repartir avec une troisième position. Mais moi je savais qu’elle serait compétitive et c’est ce qui est arrivé », affirme Desgagné-Boulianne, fier de ses représentantes qui était dans la division classique (sans équipement).

Un bon retour

Quant à Joël Desgagné-Boulianne, il a effectué un retour au championnat canadien dans la division avec équipement. « J’ai battu mes records personnels de tous les temps et j’ai fini deuxième, quand même assez près de la première position. J’ai surtout travaillé à consolider ma deuxième place. » Le Jonquiérois a réussi une flexion de jambe de 317.5 kilos (701 livres), puis 240 kilos (528 livres) au développé couché, et 305 kilos (675 livres) au soulevé de terre pour un total de 862.5 kilos (1904 livres).

À sa toute première participation à un championnat canadien de dynamophilie, Cassandra Wuerth s’est distinguée avec une troisième position dans sa catégorie.

« J’y allais pour moi, en me disant que je donnerais le meilleur de mes capacités. J’avais eu une très bonne préparation et j’étais positif. Mon but était de me qualifier pour le Championnat nord-américain et les Championnats du monde. Actuellement, je suis qualifié pour le nord-américain et il y a beaucoup de chances que je sois qualifié pour les mondiaux. Ces derniers sont au mois de novembre l’an prochain, donc il y a des chances qu’ils se tiennent. Le nord-américain, c’est à la fin juillet, donc il y a du temps aussi », énonce celui qui s’entraîne depuis 13 ans dans cette discipline.

Toujours ouvert

Pour l’instant, les installations du centre MOFO de Jonquière demeurent ouvertes. Les mesures sont prises pour limiter la propagation du coronavirus et de la grippe ou du rhume (lavage des mains, etc..) S’il y a des gens qui reviennent de voyage et qui veulent s’entraîner, ils seront invités à ne pas se présenter. Évidemment, la situation peut évoluer et les décisions seront prises en conséquence.