L’équipe féminine Arsenal a triomphé en Hongrie lors des Championnats mondiaux de bateaux-dragons, revenant avec trois médailles d’or au cou.

Trois médailles d’or en bateau-dragon

L’Arvidienne Laurence Doyle a complété, avec ses consoeurs pagayeuses de l’équipe montréalaise Arsenal, un exploit rarissime dans l’univers du bateau-dragon : remporter trois médailles d’or en un seul évènement. Les nouvelles championnes du monde ont épaté avec ce tour du chapeau au Club Crew World Championships (CCWC) se tenant à Szeged, en Hongrie, du 17 au 22 juillet dernier.

C’est au beau milieu de la rivière Tisza que l’équipage a d’abord remporté l’or au 2000 mètres, puis au 200 mètres et s’est aussi hissé sur la première marche du podium dans la catégorie U24 mixte. L’environnement y était tout à fait particulier, selon la Saguenéenne qui évolue dans le monde du bateau-dragon depuis 2012. « L’ambiance était extraordinaire. Nous avons participé à la cérémonie d’ouverture avec plus de 6000 athlètes, c’était très émouvant. Nous pouvions sentir la fébrilité dès les premières pratiques », affirme Laurence Doyle, précisant que le bassin olympique de Szeged est reconnu internationalement pour les courses de canoë-kayak. La ville universitaire hongroise est en effet connue comme berceau européen des sports de canotage.

Sacrifices importants
Jointe alors qu’elle était en Croatie, Laurence Doyle se réjouit du succès obtenu au CCWC, et reste très modeste tout en soulignant l’investissement qui a été nécessaire afin d’en arriver là. « La progression de l’équipe Arsenal a été fulgurante. La volonté, la détermination, la persévérance et l’esprit d’équipe et d’encouragement de mes consoeurs les unes envers les autres sont probablement le fruit de notre succès. Chaque personne a fait des sacrifices importants pour s’investir », analyse celle qui a eu la piqûre pour les sports de rame lorsqu’elle a pris place à bord d’un rabaska.

Tentée par un plus haut niveau, elle s’est alors investie auprès de H20 Montréal, qui gère un programme de haute performance en bateaux-dragons. Bien qu’elles aient échoué à se qualifier à bord d’une embarcation de 20 pagayeuses, c’est grâce au « small boat » (ou bateau de 10 participants) que les filles ont eu accès à la Hongrie.

Entraînements au bassin olympique, en salle, séance d’enregistrements vidéo afin d’analyser les mouvements, bassin intérieur avec miroirs, rien n’est laissé au hasard. « Nous travaillons très fort depuis deux ans. Nous ne savions pas le niveau des autres équipes internationales, mais nous étions définitivement prêtes ! » souligne l’adepte de kayak d’eaux vives.

L’évènement international est compétitif, soit, mais a une importante dimension fraternelle. « À la fin des épreuves, l’esprit entre les équipes est incroyable. Nous échangions nos maillots avec les autres filles », finalise la rameuse qui reviendra dans la métropole vêtue d’une camisole de l’équipe de Singapour.