Anne Mailly (directrice administrative), David Duguay (directeur général) et Pierre-Yves Gagné (directeur technique) forment maintenant le trio à la tête du Club de basketball du Bleu et Or de la Polyvalente Arvida.
Anne Mailly (directrice administrative), David Duguay (directeur général) et Pierre-Yves Gagné (directeur technique) forment maintenant le trio à la tête du Club de basketball du Bleu et Or de la Polyvalente Arvida.

Trois dirigeants au Club de basketball du Bleu et Or

La direction du club de basketball du Bleu et Or de l’École polyvalente Arvida se métamorphose complètement, passant de deux à trois personnes. David Duguay s’amène au poste de directeur général, Pierre-Yves Gagné demeure en place et devient directeur technique, tandis que l’ancienne joueuse étoile Anne Mailly débarque dans l’organisation comme directrice administrative.

Quand il a débuté son mandat de trois ans, qui a été officialisé aux membres lors du gala de fin de saison virtuel, en mai, David Duguay a rapidement fait part de sa vision aux membres du conseil d’administration, avec en tête le président Martin Voyer et le vice-président, Pascal Allaire. Également bien connu dans le monde des affaires, le nouveau directeur général, qui prend la relève de Simon-Pierre Ouellet, trouvait crucial de mettre en place de nouvelles ressources pour assurer l’encadrement optimal des jeunes. Il note au passage que le budget d’exploitation d’environ 450 000 $ a pratiquement triplé depuis une dizaine d’années. « On n’avait pas le choix d’aller à un autre niveau », laisse-t-il tomber.

« On ne pouvait plus gérer comme on le faisait il y a dix ans, c’est trop rendu gros. Il fallait qu’on soit structurés à ce niveau et c’est un aspect quand même assez important », met-il en valeur, très content de pouvoir compter sur des maniaques de basketball comme lui, un monde dans lequel il baigne depuis une vingtaine d’années.

« On a vraiment une vision de grossir et d’avoir une qualité d’athlètes, mais aussi d’étudiants. Pour moi, l’aspect académique est plus important que l’aspect basket. Mais l’aspect basket fait qu’on va avoir de meilleurs étudiants parce que l’un motive l’autre », raconte David Duguay, mettant l’emphase sur le suivi scolaire très serré, avec des ajouts de ce côté. Il en va de la réputation du programme, estime-t-il, ce qui cadre avec les trois valeurs mises de l’avant, respect, effort et plaisir. Il souhaite du même coup que les jeunes prennent davantage en considération le basketball, même chez les hockeyeurs, ce qui est déjà bien entamé, selon lui.

« On veut que les gens se disent que les jeunes qui sortent de notre organisation, ce sont des athlètes, des étudiants et des personnes de qualité. On veut faire ressortir cet aspect », annonce David Duguay, croyant que les postes de direction remaniés sont maintenant mieux définis.

Les trois dirigeants seront également entraîneurs d’une équipe. David Duguay dirigera la formation masculine juvénile division 1, Pierre-Yves Gagné fera de même avec celle féminine en plus de s’occuper du recrutement au primaire. Pour sa part, Anne Mailly aura la charge du benjamin féminin et sera également assistante au sein du programme de mini-basket. Il évoque le souhait de ramener les anciens dans le giron de l’équipe, ce qui sera facilité par le sentiment d’appartenance. Les entraîneurs sont maintenant dénichés pour toutes les équipes au secondaire. Le directeur général, qui a milité activement en faveur du déconfinement sportif en régions, se montre très confiant pour une saison provinciale à compter de l’automne. Pour le moment, il travaille à mettre en place une ligue estivale extérieure de trois contre trois.

Un progrès exceptionnel
Quand il est arrivé en poste il y a huit ans, Pierre-Yves Gagné rappelle qu’à l’époque, personne dans l’organisation ne gagnait sa vie à temps plein uniquement avec le basketball. « Je trouve que c’est un progrès exceptionnel », avance le vétéran du trio, ce qui démontre selon lui tout le sérieux de l’organisation, soulignant la vision des membres du conseil d’administration. Cette situation va certainement aider au recrutement des entraîneurs et ainsi améliorer l’encadrement.

« Tout le monde se trouve à en bénéficier. On voit une progression dans la qualité de nos équipes en raison de ça », souligne-t-il.

« Tu t’en rends compte quand tu es vraiment dans le club comment le Bleu et Or a donné des lettres de noblesse à la polyvalente Arvida dans le monde du basket dans la province. On est extrêmement respectés », fait-il valoir, disant s’en faire parler souvent dans ses discussions avec ses homologues.

Un retour aux sources pour Anne Mailly
Après 16 ans comme directrice des opérations de la Voie Maltée, Anne Mailly a décidé de revenir à ses premières amours et à son alma mater.

Pour David Duguay, même si elle est arrivée tardivement dans le processus de recherche, sa candidature a constitué une belle surprise. Pour lui, il était primordial d’ajouter une fille au groupe afin de faciliter le contact avec les joueuses. « Même si on est des gens très humains, avoir une fille pour une fille, ce n’est pas la même affaire », convient le directeur général.

Anne Mailly a fait sa marque chez le Bleu et Or, elle qui a passé six saisons dans l’organisation, de la sixième année au secondaire 5 entre 1999 et 1995. Elle était l’une des meneuses de l’équipe qui a connu une saison régulière parfaite en 1995-96 avant de s’incliner par trois points en finale provinciale devant Amos. Signe que son passage avec le Bleu et Or a été couronné de succès, le trophée de l’élève-athlète féminine par excellence en division un porte son nom. Après avoir évolué à Sainte-Foy au niveau collégial, ainsi qu’un bref passage avec les Gaillards du Cégep de Jonquière, elle a été recrutée par le Rouge et Or de l’Université Laval. Anne Mailly est ensuite revenue dans le giron de l’organisation pendant quelques années comme entraîneuse.

« Par la suite, avec les enfants à un jeune âge et le travail, je n’avais plus le temps de le faire. Le basket, c’est toujours resté en moi. Depuis que mes enfants ont commencé à jouer, je traîne dans les gymnases et ça me fatigue. J’aime ça », témoigne la nouvelle directrice administrative qui voulait le faire en pouvant s’investir à 100 %. « J’avais deux passions dans la vie, la Voie Maltée et le basket. Je change de l’un à l’autre », exprime Anne Mailly, qui a également fait partie des pionnières qui a contribué à mettre sur pied la ligue féminine régionale de basketball senior.

Le collecte de contenants consignés organisée à la mi-mai a permis d’amasser 8066$, soit quatre fois plus que les estimations de départ.

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8066 $ AMASSÉS LORS D'UNE COLLECTE DE CONTENANTS CONSIGNÉS 
Même pendant le confinement, les dirigeants du Bleu et Or ont poursuivi les initiatives afin d’amasser des fonds pour le club de basketball. La collecte de contenants consignés organisée à la mi-mai a permis d’amasser 8066 $ qui seront réinvestis dans de nouveaux services, sans augmenter les cotisations.

L’activité a pris de l’ampleur grâce à la participation de IGA Mellon, IGA Extra et Métro Plus Jonquière ainsi que Chauffage moderne, où s’est déroulé la collecte. «On est plus que contents. Quand j’ai eu l’idée, je parlais de 1500$-2000$. C’est quatre fois plus», s’exclame le directeur général David Duguay

«J’avais mis un financement de 15 000$ à 20 000$ à aller chercher dans l’année et on est déjà pratiquement à mi-chemin», reprend-il, invitant les entreprises désireuses de devenir commanditaires à se manifester sur la page Facebook. Le site Internet a également été revampé avec toute l’information.

Pour le président du conseil d’administration Martin Voyer et le vice-président Pascal Allaire, il est important que le basketball demeure accessible au plus grand nombre, ce qui permet de développer un bassin de joueurs plus imposant. Ils assurent que toutes les sommes sont investies dans le service aux jeunes et un fonds d’aide est également disponible pour ceux qui en ont besoin. « Le club, quand Ghislain Martineau l’a parti, c’était pour sortir les jeunes de la rue et les amener à faire du sport. Le basketball, il fallait que ce soit le moins cher possible. Cette mentalité, on la garde encore tout en conservant une qualité d’entraînement pour laquelle on est reconnus au Québec », met de l’avant Martin Voyer.