Mohamed Bouaziz, Maxime Dallaire et Jérémy Vallée ont participé à un camp de perfectionnement dirigé par Laurent Duvernay-Tardif, il y a quelques jours.

Trois Couguars chez Duvernay-Tardif

Joueur de ligne des Chiefs de Kansas City, Laurent Duvernay-Tardif ne craint pas de redonner au suivant et trois représentants des Couguars du Cégep de Chicoutimimi ont pu profiter de sa générosité, en fin de semaine dernière. Le coordonnateur défensif Maxime Dallaire et les joueurs Jérémy Vallée et Mohamed Bouaziz ont eu la chance de participer à un camp de perfectionnement organisé pour les joueurs de ligne par Duvernay-Tardif et son agent Sasha Ghavami.
Pendant leur participation au camp, les représentants des Couguars ont pu côtoyer des entraîneurs d'universités canadiennes et quelques joueurs de la Ligue canadienne de football et de la Ligue nationale de football, dont Mitch Morse, centre des Chiefs. Maxime Dallaire, un fan des Chiefs, a même eu droit à un petit traitement de faveur.
« Max a fait partie des quatre entraîneurs qui ont eu droit à un traitement VIP, raconte Nicolas Menachi, entraîneur-chef des Couguars. Comme entraîneur VIP, il a été jumelé à Laurent Duvernay-Tardif durant toute la fin de semaine. Il a eu le droit d'aller dans les salles de réunions et de vidéo. Il a pu assister à tout. Le jeudi, il a assisté à une conférence intitulée « Le football sous tous les angles ». Il a également participé aux conférences présentées à l'intention des joueurs. Je suis un peu jaloux de lui...
« Le camp a été présenté au nom de la Fondation Laurent Duvernay-Tardif au Soccerplex Catalonia de Lachine. »
60 invités
Nicolas Menachi explique qu'une soixantaine de joueurs de ligne des trois divisions du football collégial québécois ainsi que quelques entraîneurs ont été invités par Laurent Duvernay-Tardif et Sasha Ghavami. Il est convaincu que l'expérience sera profitable autant pour Maxime Dallaire que pour Jérémy Vallée et Mohammed Bouaziz.
« Les gars ont eu la chance de côtoyer des joueurs de la NFL et d'être dirigés par des entraîneurs universitaires, précise Nicolas Menachi. C'est quand même impressionnant pour des joueurs de 19 et 20 ans. Ils ont appris beaucoup.
« Jérémy et Mohammed sont des joueurs qui finiront leur séjour avec nous la saison prochaine. Il y aura beaucoup d'intérêt pour eux de la part de différentes universités. Il y a déjà des universités qui s'informent à leur sujet. Jérémy est un colosse de 6'2'' et 240 livres. Mohammed fait 6' et 270 livres. En plus, ce sont de bons étudiants. Pour les universités, ce sont de bons prospects. Ce sont des bons leaders pour notre équipe et ils sont travaillants. Ils sont toujours prêts à redonner et ils méritaient d'être là.
« Nos gars ont vécu une expérience incroyable. Ils ont pratiqué en portant les vrais chandails de pratique des Chiefs. Ce n'est pas tout le monde qui peut en dire autant. Ils ont beaucoup apprécié leur contact avec Laurent Duvernay-Tardif. C'est un gars qui veut tellement redonner au sport. C'était la première édition du camp et nous sommes contents d'avoir eu des représentants. J'espère que nous pourrons en avoir chaque année. »
Yacoubou choisit McGill
Après avoir jonglé avec différentes options, Faïz Yacoubou poursuivra ses études et sa carrière en football à l'Université McGill dès l'automne 2017. Le secondeur est le troisième joueur de l'édition 2016 des Gaillards du Cégep de Jonquière, champions du Bol d'or de la division 3, à s'entendre avec une formation universitaire après Louis-Philippe Grégoire (Gaiters de l'Université Bishop's) et Albert Côté-Tessier (Vert et Or de l'Université de Sherbrooke).
«J'ai reçu plusieurs offres, explique le footballeur d'origine française. Le Rouge et Or de l'Université Laval m'a approché, tout comme Bishop's, UBC et d'autres universités. J'ai vraiment pris le temps de réfléchir avec ma famille pour déterminer ce qui était le mieux pour moi.
«Ce fut quand même un choix assez difficile. Beaucoup de programmes m'intéressaient. J'ai eu besoin d'une bonne réflexion et c'est pourquoi mon choix a été assez tardif.» 
Faïz Yacoubou note qu'en plus du football et du programme académique de l'Université McGill (éducation physique), l'idée de passer les prochaines années dans une grosse ville comme Montréal a pesé dans sa décision. Celle de voir sa prochaine équipe disputer ses matchs locaux sur le terrain des Alouettes de Montréal est également très intéressante.
«Montréal, c'est un peu un rêve pour moi, souligne Yacoubou. McGill, c'est un gros nom. Je connais cette équipe depuis la France et McGill a toujours occupé une place dans un coin de ma tête.
«Ils ne m'ont rien promis. Je sais qu'il y aura une bonne compétition, mais j'ai quand même confiance en moi par rapport à mes qualités athlétiques et ce que je peux produire sur le terrain. Je n'ai pas encore vu tout le groupe, mais il y a un ancien des Gaillards qui est partant pour cette équipe (Maxime Rouyer). Je lui ai parlé et il m'a dit que si je fais bien les choses, j'ai des chances de voir du terrain dès ma première année.»