Des jeunes nageuses de 14 et 15 ans du Club de natation de Jonquière ont fait la traversée en équipe.
Des jeunes nageuses de 14 et 15 ans du Club de natation de Jonquière ont fait la traversée en équipe.

Traversée du lac Saint-Jean réussie pour une vingtaine de nageurs

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
La vingtaine de nageurs qui se sont attaqués aux eaux du lac Saint-Jean peuvent dire mission accomplie. Ils sont tous parvenus à traverser les 32 km qui séparent Péribonka et la Place de la Traversée à Roberval, samedi.

Les huit premiers nageurs, ceux qui tentaient la traversée en solo, ont mis les pieds à l’eau à 6h du matin. Ils sont partis avec une légère brume qui survolait le lac, mais des conditions parfaites avec le soleil et très peu de vague. Les équipes sont parties quelques dizaines de minutes plus tard, toujours avec un lac calme.

Les huit nageurs solo sont partis à 6h du matin samedi, avec une légère brume sur le lac Saint-Jean.

Tous à leur rythme, les nageurs ont réussi à vaincre le Piékouagami, de quoi rendre fier celui qui a lancé le projet d’une traversée amateur au printemps. « Les gens ont apprécié et ils étaient contents. Ça s’est fait dans le plaisir. Il y a eu de très bons temps, des gens sous les neuf heures. Ils ont bien fait ça », a souligné M. Dufour qui de son côté, a traversé le lac Saint-Jean pour une septième fois, à 67 ans.

Il croit que l’exploit est encore plus remarquable quand on considère que les nageurs n’ont pu nager pendant plusieurs semaines en raison des fermetures des piscines intérieures. « On partait de loin. Après une absence d’environ trois mois, on a commencé l’entraînement en mai. Les nageurs sont encore plus courageux d’entreprendre un défi comme ça dans les circonstances », a fait savoir M. Dufour qui ajoute que même du côté logistique, tout s’est bien déroulé.

À 66 ans, Michel Dufour a traversée le lac Saint-Jean à la nage pour la septième fois. Un exploit remarquable pour celui qui nage seulement avec ses bras.

Des participants heureux

Nombreux sont ceux qui avaient le sourire aux lèvres après leur traversée. Parmi ceux-ci, la nageuse Nancy Ratté était très contente de son résultat. « J’ai terminé en moins de neuf heures. J’ai été constante tout au long. Il faut croire que mon entraînement était bon et que mon équipe a fait un excellent travail », a raconté Mme Ratté qui a terminé avec un temps de 8 h 53 min.

« Je rêvais depuis 30 ans de refaire la traversée. J’ai entraîné deux amis il y a quelques années, mais cette année, c’était mon tour. Il faut dire que tout nageur rêve de faire la traversée un jour et je leur souhaite de le faire, car c’est un sentiment qui ne s’explique pas, mais qu’on peut mettre sur notre “check list” », a-t-elle poursuivi.

Sophie Rochelet en était à une première expérience dans le lac Saint-Jean. Elle a profité d’une eau calme pour réussir sa traversée.

De son côté, Sonia Tremblay a vécu l’expérience d’une vie. « C’est incroyable, je suis sur un nuage. Les conditions étaient merveilleuses. Je suis vraiment contente, tout était parfait. C’était plus dur que toutes les compétitions que j’ai faites. J’ai mal aux épaules, mais ce n’est rien. C’est l’expérience d’une vie », a souligné Mme Tremblay, une habituée du triathlon qui a déjà complété le Ironman.

Dans les derniers mètres, elle a pu nager avec quelques membres de sa famille, dont sa mère âgée de 76 ans. Un moment qu’elle n’oubliera pas de sitôt. « Ma mère, ma sœur et mon frère ont nagé la fin avec moi. En étant une traversée amateur, ça nous a permis de vivre ça et ce sont de beaux moments que l’on a vécus en famille », a raconté la nageuse de 55 ans qui a terminé en 9 h 15 min. Christine Cossette, qui avait fait la traversée aller-retour en 1984, était aussi sur le quai de la Place de la Traversée pour accueillir les nageurs.

Sophie Rochelet en était à une première expérience dans le lac Saint-Jean, elle qui a commencé l’année dernière à nager en eau libre. « Je n’allais jamais dans les lacs, j’avais trop peur. Je n’aurais jamais pensé faire cette traversée mythique, mais tout s’est bien déroulé. Étant frileuse de nature, j’ai eu froid aux bras tout le long, mais au niveau physique, je n’ai pas eu de gros problème malgré le manque d’entraînement. C’était une superbe expérience que je referais sans aucun doute », a raconté Mme Rochelet qui, malgré le manque d’expérience, a terminé le tout en 8 h 38 min.