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Sylvain St-Laurent
Le Droit
Sylvain St-Laurent
Les Golden Knights continuent d'innover cette saison, notamment avec des casques chromés.
Les Golden Knights continuent d'innover cette saison, notamment avec des casques chromés.

Toujours cool, les Knights

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CHRONIQUE — ESPACE LNH / Les collègues de Las Vegas s’inquiètent un peu. Les Golden Knights croiseront le fer avec l’Avalanche du Colorado, samedi après-midi, sur une patinoire extérieure aménagée dans le décor enchanteur de Lake Tahoe. Ils s’inquiètent à cause de la météo.

Selon les prévisions, il fera environ 39 degrés Farenheit, durant la partie. Les outils de conversion disponibles, en ligne, nous disent que ça équivaut à quatre degrés Celcius.

Pour des journalistes qui ont passé leur vie dans le désert, c’est une abomination. Il faut être absolument masochiste pour sortir, dans des conditions pareilles !

Le capitaine des Knights, Mark Stone, leur dit évidemment de ne pas trop s’en faire. Il évoque le souvenir de son dernier match disputé à l’extérieur, en 2017 à Ottawa, en marge des célébrations du centenaire de la LNH.

« Si je me souviens bien, il faisait environ moins 20 degrés Celcius », raconte-t-il.

« Croyez-moi... Jouer un match, dans des conditions comme celles qui sont prévues ce week-end, ne sera pas trop difficile. »

Dans une visioconférence organisée par la LNH, en début de semaine, Stone a continué son travail « d’éducation » des journalistes locaux en parlant de son enfance, passée sur les patinoires extérieures de Winnipeg.

« C’est la principale source de divertissement, chez nous », dit-il, sans nécessairement parler des conditions hivernales qui font, disons, le charme des Prairies.

Jonathan Marchessault participait à la même visioconférence.

Il a également passé ses premiers hivers à s’amuser sur les patinoires extérieures d’une ville nordique.

« Moi, quand j’étais jeune, les parcs où je patinais étaient situés à proximité de petites forêts, dit l’athlète de Québec. Il n’y avait pas de grandes montagnes. C’était quand même parfait. C’est là que j’ai amassé mes plus beaux souvenirs », dit-il.

Marchessault sera un peu déçu de ne pas pouvoir partager l’expérience du match en plein air avec ses proches.

Il compte bien se reprendre. Éventuellement, après la pandémie, la LNH finira bien par octroyer l’organisation d’un match aux Knights, dans l’imposant Allegiant Stadium, qui vient d’être construit pour 1,85 milliard $ US pour les Raiders de la NFL.

Glamour

En attendant, la participation des Golden Knights au week-end le plus « glamour » de l’hiver 2021 ne surprend personne.

À leur arrivée dans la LNH, en 2017, ils ont su profiter au maximum de leur statut de premier club des ligues majeures à s’implanter dans la capitale du divertissement.

Ils continuent d’innover. Avant le début de la présente saison, ils ont annoncé qu’ils porteraient des uniformes dorés lors de certains matches à domicile.

Cette proposition a été plutôt bien accueillie.

Ils ont poussé le concept un peu plus loin, la semaine dernière, en portant des casques chromés.

Une pétition a fait surface, dans les dernières heures, sur Internet. Des partisans réclament que les joueurs cessent de les porter immédiatement. Ça n’aurait peut-être pas tant à voir avec leur look, cependant. Les fans, superstitieux, ont surtout remarqué que l’équipe les a portés à deux occasions. Elle a été battue chaque fois.

Ça joue du coude, au sommet du classement de la Division Ouest, cet hiver. Les Blues de Saint-Louis et l’Avalanche sont de formidables adversaires.

Si les Knights veulent l’avantage de la patinoire en séries, chaque petit détail compte !

+

UN GARDIEN COOL POUR UNE ÉQUIPE COOL

Puisque Robin Lehner soigne toujours une blessure au « haut du corps », Marc-André Fleury aura la lourde tâche d’affronter l’Avalanche à Lake Tahoe.

Marc-André Fleury et les Golden Knights de Vegas savent attirer l’attention.

Lourde tâche ? Et comment ! Flower devra suivre la rondelle en tout temps sans se laisser déconcentrer par le décor enchanteur.

Son coéquipier William Carrier a parfaitement confiance en lui.

« Il est un des meilleurs gardiens de toute la ligue. Il est peut-être même le meilleur gardien, point barre », a-t-il déclaré, plus tôt, cette semaine.

« Il n’a rien perdu, a-t-il poursuivi. Les gens doutaient de ses capacités, il n’y a pas si longtemps, mais il n’a rien perdu. »

Avec sa moyenne de buts alloués de 1,56 et ses deux jeux blancs, Fleury n’a pas besoin d’en dire plus.

Les statistiques de Carrier sont un peu moins reluisantes. Après 14 matches, le combatif ailier montréalais est toujours à la recherche de son premier but.

Il tentera de mettre fin à cette séquence, à Lake Tahoe, avec l’aide de son centre, un certain Nicolas Roy.

« On crée de belles choses à l’attaque. Il suffit de compléter le travail », pense Carrier.