Depuis dimanche, le Dolmissois William Veilleux est le nouveau champion du monde de dynamophilie et auteur du nouveau record du monde au soulevé de terre (deadlift).

Titre et record mondiaux pour William Veilleux

Parole tenue pour William Veilleux qui a été couronné, dimanche, champion du monde de dynamophilie chez les moins de 74 kilos, subjuniors (18 ans et moins) à Minsk, en Biélorussie. Spécialiste du soulevé de terre, le Dolmissois de 18 ans avait affirmé qu'il se présentait aux mondiaux avec l'intention de monter sur le podium et d'établir un nouveau record du monde. Dans tous les cas, il peut dire mission accomplie !
Mais ce ne fut pas une sinécure pour le jeune homme qui a livré une chaude lutte à l'Américain James English, médaillé d'argent au final. Dans un premier temps, William a réussi un squat (flexion de jambes) avec une charge de 217,5 kilos, à la reprise de son 2e essai. Une erreur technique aurait pu le mettre en danger, mais comme le personnel de soutien était intervenu trop rapidement, il a pu se reprendre. Malgré un très court temps de récupération, il a brillamment relevé le défi avec une charge de 217,5, soit 17,5 kilos de plus que sa performance aux Championnats canadiens tenus en mars dernier, souligne son entraîneur des dernières semaines, Joël Boulianne, du club Mofo Élite de Jonquière.
Par la suite, au bench press, le Dolmissois a poussé une charge de 130 kilos, soit 2,5 kilos de plus que sa meilleure marque personnelle. Mais c'est au soulevé de terre qu'il a assuré son titre de champion en remportant l'or avec une charge de 258 kilos. Du même coup, il a établi un nouveau record du monde dans sa catégorie (l'ancien était de 256 kilos), en plus d'éclipser son propre record canadien, qu'il avait établi à 251 kilos. Pour une première présence à des mondiaux en carrière, l'homme fort de Dolbeau-Mistassini pouvait difficilement rêver mieux !
Avant de s'envoler avec la délégation canadienne pour les 5e Championnats du monde de dynamophilie à Minsk, en Biélorussie, le Dolmissois William Veilleux affichait une belle confiance. Objectifs parfaitement remplis pour celui qui est le nouveau champion du monde et détenteur du nouveau record du monde au soulevé de terre (deadlift) chez les moins de 74 kilos subjuniors.
Fierté
Son entraîneur, Joël Boulianne, était extrêmement fier et impressionné par son jeune protégé. « Je lui ai fourni les outils et il a fait ce qu'il avait à faire. Depuis les championnats canadiens, ce n'est plus le même gars. Après les championnats canadiens, il est venu me voir en me disant qu'il avait de gros objectifs aux mondiaux », a-t-il relaté au téléphone. Entre autres, il a changé sa technique au squat. « Ç'a été l'élément décisif de sa performance personnelle puisqu'il a amélioré sa performance personnelle de 17,5 kilos. Son meilleur squat était de 200 kilos en compétition et il a fait 217,5 pour gagner l'or. C'est vraiment une grosse progression ! (...) Il y a 10 semaines, on parlait de 210 kilos au squat et il a fini avec 217,5 avec un 2e essai. Il a été très opportuniste parce qu'il a eu la chance de reprendre son 2e essai. Après que tous soient passés, il a eu quatre minutes de repos pour le reprendre, ce qui est très peu. C'est tout à son honneur de l'avoir réussi », souligne Joël Boulianne.
« Et pour le soulevé de terre, William a ouvert les valves, il avait le dernier mot et il a été le plus fort cette journée. C'est la plus belle journée qu'un athlète peut espérer ! »
L'entraîneur-chef du club Mofo Élite a aussi souligné la détermination et l'éthique de travail du jeune Dolmissois. « J'avais confiance en lui. Je l'ai vu aller à l'entraînement et je voyais sa progression. Malgré des horaires de fou avec ses études, sa job et les entraînements. Ce n'est pas tout le monde qui aurait pu performer dans ces conditions. Il était très déterminé et il a su ralentir quand c'était le temps. Et surtout, il a su rester en santé.
« Il a su tolérer un volume d'entraînement assez infernal ! Il a vraiment mérité ce qui lui arrive. Moi, je n'ai vraiment été qu'un outil de sa réussite. Il m'a écouté et m'a fait confiance. C'est aussi une belle journée pour moi parce qu'en tant qu'entraîneur, ça nous donne confiance et ça nous valorise », a conclu Boulianne dont c'est le premier protégé couronné champion du monde en carrière. 
Générations d'hommes forts
Fils d'Harold Veilleux, William fait partie d'une famille d'hommes forts. Le paternel était ravi, hier soir. « Je suis heureux comme tout, je suis en train de perdre la voix ! », a confié le paternel qui avait confiance que fiston l'emporterait. « Il allait à la guerre et j'avais confiance qu'il le fasse. Il a fallu qu'il se batte pour le squat », souligne-t-il.
M. Veilleux rappelle qu'ils sont seulement six au Québec à s'être présentés à ces mondiaux. « C'est le premier du Saguenay-Lac-Saint-Jean à remporter un titre de champion du monde. Il est vraiment le meilleur au monde de sa catégorie. Il a commencé à s'entraîner vers l'âge de 12 ans et il a fait sa première compétition à 14 ans », ajoute-t-il en remerciant l'entreprise Maerix pour l'important soutien financier, lequel a permis à son fils de se rendre à Minsk sans souci à ce niveau.
Mentionnons que Veilleux a devancé l'Américain James English, ainsi que le favori du championnat, Timur Kassenov du Kazakhstan.