Guillaume Boivin.

Tirenno-Adriatico: Boivin au sol, Duchesne passe

Une chute survenue dans le peloton à 7,5 kilomètres de l’arrivée de l’avant-dernière étape de la course cycliste Tirenno-Adriatico aura eu des répercussions bien différentes pour les deux Québécois du peloton, lundi.

Si le Chicoutimien Antoine Duchesne (Groupama-FDJ) a réussi à éviter le pire, Guillaume Boivin (Israel Cycling Academy) a rallié l’arrivée dans la douleur. L’Allemand Marcel Kittel s’est imposé au sprint massif de cette sixième étape disputée entre Numana et Fano sur une distance de 153 kilomètres. L’as sprinter de la formation Katusha-Alpecin a eu le meilleur sur le Slovaque et champion du monde en titre, Peter Sagan (Bora-hansgrohe), et sur l’Argentin Maximiliano Richeze (Quick-Step Floors). 

Duchesne est 46e, dans le même temps que Kittel, et Boivin, qui a grandi dans la région, a été le dernier à franchir la ligne. La chute de Fernando Gavaria (Quick-Step Floors) a en effet entraîné plusieurs coureurs au sol, dont Boivin. 

Quant à Duchesne, il s’est dit heureux d’avoir réussi à rester en selle. « J’étais dans la roue de Sagan. J’ai réussi à me tortiller autour du vélo de Gavaria et je ne suis pas tombé. J’ai ramené Marc Sarreau au peloton et ensuite, Davide Cimolai a fait le reste pour le replacer au dernier kilomètre. Nous avons perdu deux gars qui auraient dû être là dans le final. Ç’a été de gros efforts dans les derniers kilomètres pour Sarreau et, avant la fin, il avait déjà fait deux ou trois sprints. Tout le monde a quand même bien fait son travail », a-t-il déclaré à Sportcom. 

Classement

Au classement général, Duchesne est 62e et Boivin 99e.

Duchesne s’acclimate bien à sa nouvelle formation. « Ce n’était pas qu’un changement d’équipe, mais plusieurs d’un coup comme de nouveaux vélos, nutritionnistes et entraîneurs. À long terme, je pense que ça va être vraiment bon et ça fait du bien d’avoir eu de bonnes sensations. Oui, j’ai mal aux jambes, mais j’ai été sur la pente ascendante tout au long de la semaine et je vais finir en me sentant bien. C’est très positif à l’approche des classiques. »