L'entraîneur des Élites, Steve Theriault, s'attend à ce que ses joueurs laissent tout sur la glace lors du match ultime de la série contre les Riverains du Collège Charles-Lemoyne.

Thériault croit au travail de Hockey Québec

Preuve que les écrits restent, un article publié il y a un an dans Le Quotidien a refait surface sur les réseaux sociaux au cours des derniers jours. Yanick Jean y offrait sa vision des choses, après la sélection de seulement huit joueurs québécois par des équipes de la Ligue nationale de hockey.
Le texte est resté d'actualité puisque le Québec n'a pas fait beaucoup mieux, il y a deux semaines, à Chicago, mais sa réapparition a incité Steve Thériault à faire le point sur le travail de Hockey Québec dans le développement des joueurs. Directeur de la structure intégrée des Élites de Jonquière, il estime que l'organisme a fait des pas dans la bonne direction, notamment en prenant des décisions pour éviter que les jeunes jouent au hockey douze mois par année.
« Hockey Québec a fait le constat que jouer au hockey pratiquement douze mois par année était quelque chose qu'on voyait chez certains jeunes et que ce n'était pas nécessairement bon pour le développement, indique Steve Thériault. Faire d'autres sports et avoir des périodes de repos, ça fait partie du développement. La durée des programmes U13 et U14, qui se déroulent au printemps, a été réduite d'une semaine cette année. L'an prochain, ça se résumera à une fin de semaine d'entraînement et une fin de semaine de compétition. Dans nos dernières réunions de directeurs des structures, Hockey Québec a beaucoup mis l'emphase sur l'idée de décrocher du hockey pour avant tout développer de bons athlètes. Il faut que le jeune soit content de venir à l'aréna. Pour cela, il doit pouvoir prendre un certain recul. Il doit s'ennuyer du hockey. »
Steve Thériault ajoute que Hockey Québec accorde maintenant une plus grande importance à la préparation physique du joueur. Il rappelle que les entraîneurs, au cours d'une saison, doivent accomplir des tâches bien précises et en rendre compte aux conseillers techniques. Ces derniers, à leur tour, assurent un suivi avec les directeurs des structures, ce qui permet à Hockey Québec de s'assurer que le travail demandé a été accompli. Par exemple, la saison dernière, chaque entraîneur des structures devait fournir à Hockey Québec les images d'un entraînement par semaine
« Il n'est plus vrai que les entraîneurs font trop de collectif dans le pee-wee et bantam relève et majeur, assure le pilote des Élites. Ils ont des barèmes à suivre et tout est vérifié. »
Comme tous ses collègues, Steve Thériault n'aime pas voir peu de Québécois attirer l'attention de la LNH. Sans connaître avec exactitude tout ce qui se fait ailleurs, il se montre convaincu que le Québec va dans la bonne direction, tout en soulignant que chaque intervenant doit assumer le mandat qui lui appartient.
Les 16 ans
Sans vouloir partir de guerre, il aimerait bien, par exemple, que les équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec montrent plus de patience avec les joueurs de 16 ans. Il reconnaît qu'un hockeyeur exceptionnel peut faire le saut au hockey junior à 16 ans, mais il croit aussi qu'un joueur qui n'a pas dominé dans le midget AAA à 15 ans pourrait tirer profit d'une année supplémentaire dans cette catégorie.
« Oui, les jeunes qui montent au junior majeur à 16 ans s'entraînent tous les jours avec des plus vieux, mais l'important est de jouer, de s'amuser, d'être en confiance... C'est de même que les jeunes se développent, note Steve Thériault. Des fois, les équipes du junior majeur devraient être plus patientes et laisser les joueurs à la bonne place pour qu'ils dominent. Je suis convaincu que tout le monde serait gagnant. Si une équipe a un manque de profondeur, il ne faut pas qu'elle le comble au détriment d'un jeune. Je sais que le jeune veut rester au junior, mais je ne suis pas certain que c'est tout le temps la meilleure affaire. »
En résumé, Steve Thériault estime que chacun doit réaliser son niveau d'intervention, assumer ce qu'il peut contrôler et travailler pour améliorer les choses. De cette façon, selon lui, le hockey québécois ne s'en portera que mieux.