Pour la première fois depuis l’ouverture du terrain de tennis privé en 1963, Jean Bordeleau ne gérera pas de ligue de double puisque ce n’est pas permis actuellement. Tout sera disponibles pour que les membres puissent quand même y réserver leur temps de jeu et respecter les consignes sanitaires pour pratiquer en simple.
Pour la première fois depuis l’ouverture du terrain de tennis privé en 1963, Jean Bordeleau ne gérera pas de ligue de double puisque ce n’est pas permis actuellement. Tout sera disponibles pour que les membres puissent quand même y réserver leur temps de jeu et respecter les consignes sanitaires pour pratiquer en simple.

Tennis: l’enthousiasme refroidi par les consignes sévères imposées

Même si les joueurs de tennis font partie des chanceux qui, avec les golfeurs, pourront recommencer à frapper des balles mercredi, les consignes émises par Tennis Québec sont si sévères qu’elles ont refroidi l’enthousiasme de bien des adeptes, du moins à Saguenay.

Responsable d’un court privé en terre battue aménagé derrière la maison familiale, Jean Bordeleau a décidé de faire l’impasse sur la saison en double. Les membres qui le voudront pourront quand même venir frapper des balles en simple sur réservations à compter de mercredi.

«C’est plus compliqué qu’on pense cette année. Ici, j’ai seulement un terrain et la spécialité, c’était le double. Mais le double, on ne peut plus. Quand j’ai vu que la réglementation était aussi drastique, j’en ai discuté avec les membres et j’ai pris la décision de sauter une année», explique M. Bordeleau lorsque joint dimanche.

«Par contre, je vais offrir aux membres de s’inscrire au coût de 60 $ au lieu de 90 $ et ils pourront réserver n’importe quand, avec boîte de balles fournie», ajoute celui qui gère une ligue de 30 à 40 membres chaque année.

Le terrain existe depuis 1963 et ce sera la première année qu’il sera mis sur pause pour le double. Heureusement, les gens pourront quand même aller échanger, mais chacun devra respecter les consignes expliquées par Tennis Québec, comme avoir sa propre boîte de balle identifiée à son nom.

«Ils ne pourront pas jouer de match l’un contre l’autre, mais juste pratiquer», avance M. Bordeleau, qui trouve la réglementation bien sévère pour une région où le virus semble plutôt bien circonscrit.

Malgré tout, la réponse des membres est bonne et plusieurs se sont montrés intéressés à venir pratiquer. Les personnes intéressées devront réserver au 418-543-1809 avant de se présenter au terrain qui est ouvert jusqu’à 20h.

Parc Rosaire-Gauthier

Au parc Rosaire-Gauthier de Chicoutimi, l’enseignant de tennis Daniel Guimond et animateur des ligues de ce terrain municipal s’attendait à recevoir des réponses à ses questions mercredi ou jeudi, alors que le service de la culture, du loisir et sport de Ville de Saguenay devrait présenter son plan de match pour l’ouverture des terrains de tennis sur son territoire. Mais il n’était guère optimiste pour le début de saison, notamment parce que là aussi, c’est le double qui a la cote et que cela n’est pas permis actuellement.

«Ça ne s’enligne pas vraiment bien. C’est très, très compliqué. Les mesures instaurées par Tennis Québec vont être difficiles à vivre pour nous puisqu’à Rosaire-Gauthier, notre produit, c’est le double et le double semble impensable pour l’été», explique-t-il.

«De vivre dans l’inconnu, c’est à peu près la chose la plus difficile qui existe et c’est ce qu’on est tous en train de vivre, soupire-t-il, déçu. Mais ça ne s’enligne vraiment pas bien, car si on n’a pas de salle de bain ni d’eau à l’intérieur, pour les jeunes, c’est presque impensable (de les faire jouer).»

Ce dernier était d’autant plus déçu que le tennis au parc Rosaire-Gauthier connaît un bel essor. «Ça fait 24 ans qu’on a fait renaître le parc Rosaire-Gauthier. On gérait une croissance et tous les soirs c’était à pleine capacité», a-t-il rappelé.