Le vétéran des Ducks d’Anaheim, Ryan Getzlaf, a disputé son 1000e match en carrière dans la LNH face aux Blackhawks dimanche soir.

Mille parties pour Getzlaf

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / Le repêchage de 2003 occupe une place de choix dans l’histoire de la Ligue nationale de hockey. On a rarement vu autant de joueurs de grand talent réunis au sein d’une seule cuvée.

Cette année-là, sur le parquet du Gaylord Entertainment Center de Nashville, personne ne pouvait vraiment se tromper durant la première ronde.

Seize ans plus tard, on peut quand même reconnaître que certains ont frappé plus fort que d’autres.

S’il fallait décerner le titre du meilleur joueur de la cuvée, on hésiterait entre Patrice Bergeron et Ryan Getzlaf.

Les Bruins de Boston ont déniché leur perle au beau milieu de la deuxième ronde, quand ils ont sélectionné le meilleur attaquant à caractère défensif de son époque. Bergeron a gagné le trophée Selke quatre fois en plus de gagner la coupe Stanley, en 2011. Il a disputé son 1000e match en jaune et noir le printemps dernier.

Getzlaf est allé le rejoindre dans ce club exclusif, dimanche soir. Dans une défaite de 3-2 en prolongation contre les Blackhawks de Chicago, il a joué son 1000e match en carrière.

Il n’a, lui non plus, jamais changé d’organisation.

Le manteau de sa cheminée n’est pas aussi chargé. Il n’a pas remporté de trophées individuels majeurs. Il a possiblement été négligé, lors des scrutins, par des gens qui ne regardent pas trop de matches des Ducks d’Anaheim.

Il possède quand même une bague de la coupe Stanley. Il a remporté des médailles d’or lors des Jeux olympiques de Vancouver et de Sotchi.

Il a récolté dimanche le 934e point de sa carrière.

Il devrait atteindre le plateau des 1000 points avant son rival — et ami — des Bruins.

Les médias de Los Angeles ont fait un boulot remarquable, ce week-end, pour souligner l’événement.

Les collègues ont récolté des témoignages très intéressants, qui nous en disent long sur l’importance du personnage dans l’histoire de son organisation.

« C’est lui, le leader. Il est la tête d’affiche de toute l’organisation, a indiqué son ancien partenaire de trio Corey Perry au quotidien Orange County Register. Quand Teemu Selanne, Scott Niedermayer, Chris Pronger et Jean-Sébastien Giguère sont partis, c’est lui qui a pris la relève. »

« Il aurait facilement pu jouer dans la LNH il y a 30, 40 ou même 60 ans et connaître autant de succès », a indiqué Niedermayer à l’Athlétique.

Voilà un très beau compliment.

Le hockey était un sport fort différent, dans les années 1960 et 1970. Les joueurs de talent, comme Getzlaf, se faisaient frapper beaucoup plus souvent. Et plus sévèrement. Seuls ceux qui étaient capables d’encaisser — et de répondre — survivaient.

Niedermayer, un des joueurs les plus brillants de son époque, vante donc le courage et la détermination de son ancien coéquipier.

Grâce à Saku

Autre révélation intéressante, ce week-end. Getzlaf est devenu capitaine des Ducks en 2010. À l’époque, les dirigeants de l’équipe avaient demandé aux joueurs de choisir le successeur de Niedermayer dans un vote secret.

Deux joueurs avaient alors reçu autant de votes.

L’autre vainqueur, Saku Koïvu, s’était rendu dans le bureau du directeur général Bob Murray pour lui faire savoir qu’il renonçait.

« On penchait déjà du côté de Getzy, mais la réaction de Saku a confirmé que c’était le bon choix », a raconté Murray.

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Rasmus Dahlin

TOUTE LA PRESSION SUR DAHLIN EN SUÈDE

Le grand cirque de la LNH retourne en Europe, cette semaine. Les Sabres de Buffalo et le Lightning de Tampa Bay croiseront le fer à deux occasions au Ericsson Globe de Stockholm.

Et il ne faut pas se fier aux apparences.

Les Sabres devancent le Lightning par six points, au classement. Pourtant, la pression reposera sur les Sabres lors de ces deux parties.

Ils ont remporté un seul de leurs cinq derniers matches. Pour les partisans de ce club qui n’a pas participé aux séries depuis huit ans, c’est une source d’inquiétude.

La pression reposera également sur les épaules de la jeune vedette suédoise des Sabres.

Rasmus Dahlin a inscrit 11 points en 15 parties, jusqu’à maintenant, mais on retient surtout son différentiel de moins quatre.

Il a inscrit sept points en supériorité numérique, mais on le critique parce qu’il a écopé de sept pénalités mineures.

En somme, on pense qu’il est capable de mieux. On juge qu’il était plus efficace, la saison dernière, en tant que recrue.

Serait-il aux prises avec la guigne de la deuxième saison ?