Sylvain St-Laurent
Le Droit
Sylvain St-Laurent
Les partisans d’Ottawa et de Montréal rêvent de voir Alexis Lafrenière porter l’uniforme de leur équipe. Ils ne sont pas les seuls à attendre impatiemment le repêchage amateur.
Les partisans d’Ottawa et de Montréal rêvent de voir Alexis Lafrenière porter l’uniforme de leur équipe. Ils ne sont pas les seuls à attendre impatiemment le repêchage amateur.

Cinq équipes, un seul Alexis

RUBRIQUE À TRAVERS LA LNH / On a senti que de nombreux partisans du Canadien ont décroché, la semaine dernière. En plein cœur d’une séquence de huit revers consécutifs, nombreux sont ceux qui ont rejoint les fans des Sénateurs. Le prochain repêchage amateur est désormais plus important que l’issue de la saison en cours.

L’opportunité de repêcher une future superstar francophone, au premier rang, ne se présente quand même pas chaque année.

Il ne sera quand même pas facile de remporter la Loto Lafrenière.

Quand on s’attarde un peu à ce qui se passe à travers la Ligue nationale de hockey, on constate que plusieurs équipes sont en train de se préparer. Montréal et Ottawa ne seront pas les deux seules villes où les défaites pourraient s’accumuler, d’ici le printemps.

Jetons un coup d’œil aux équipes qui auraient le plus de chance de repêcher l’Alexis de Rimouski, si la saison prenait fin aujourd’hui.

Les Red Wings de Détroit : 18,5 %

Selon la formule des dernières années, l’équipe qui termine la saison dans la cave du classement obtient 18,5 % des chances de parler au premier rang.

Avec leur différentiel collectif de moins 75, on voit mal comment les Red Wings pourraient terminer ailleurs qu’au 31e rang.

À titre de comparaison, les autres équipes qui connaissent des difficultés se situent présentement entre moins 25 et moins 35.

L’infirmerie des Wings déborde. Danny DeKeyser, le seul défenseur digne d’évoluer dans un top-4, n’a pas joué depuis la fin du mois d’octobre. Il pourrait fort bien rater le reste de la saison.

Jimmy Howard connaît une saison de misère, devant le filet. Jonathan Bernier a fait de son mieux pour dépanner, mais il s’est blessé, à son tour, vers la fin de la semaine dernière.

Le directeur général Steve Yzerman évite les médias de Détroit, mais il a récemment accordé une entrevue au site Web de l’équipe. « Je ne serai pas passif, a-t-il dit, au sujet de la date limite des transactions. Je vais chercher des moyens d’améliorer notre équipe à long terme, en faisant le plein de choix au repêchage ou de jeunes joueurs qui pourront nous aider plus tôt que tard. »

Le Québécois Joe Veleno pourrait être rappelé pour compléter la saison dans la grande ligue.

Les Sénateurs d’Ottawa : 18 %

Les Sénateurs devraient aussi se rajeunir, dans les prochaines semaines. Les négociations avec les futurs joueurs autonomes sans compensation Jean-Gabriel Pageau, Mark Borowiecki et Dylan DeMelo progressent à pas de tortue.

S’il fallait que les Sénateurs échangent ces trois joueurs, le club éprouverait de sérieux ennuis, à court terme.

Avec ses 19 buts, Pageau est le deuxième meilleur marqueur du club. Borowiecki a entrepris la semaine au quatrième rang dans la LNH, au chapitre des mises en échec. DeMelo a raté presque un mois de hockey, récemment. L’équipe a conservé une fiche de 3-5-3 sans lui.

En ce moment, les Sénateurs ont presque autant de chances de remporter la loterie que leurs rivaux de Détroit. Ils pourraient obtenir un petit coup de pouce de l’extérieur. Ils détiennent le choix de première ronde d’une autre formation qui devrait rater les séries, les Sharks de San Jose.

Les Ducks d’Anaheim : 13,5 %

Une statistique a fait surface, lundi, alors que les Ducks ont fait escale à Saint-Louis. Une statistique qui décoiffe et qui nous en dit long sur le type de saison qu’ils connaissent.

À leurs 17 dernières parties, les joueurs de Dallas Eakins ont obtenu seulement une victoire en temps réglementaire.

Cette statistique épate, parce qu’on ne parle pas trop souvent de « l’autre » équipe sud-californienne, quand il est question des pires équipes de la LNH.

Eakins, pourtant, ne se raconte pas d’histoires.

« Nous n’avons pas assez de talent pour nous la couler douce durant une seule présence sur la patinoire, a-t-il déclaré au terme du match perdu, ce week-end, à Chicago. Nous devons compétitionner. Nous devons compétitionner, encore et encore, lors de chaque présence sur la patinoire, si nous voulons obtenir un minium de succès. »

Les journalistes qui l’écoutaient ont voulu enchaîner en parlant d’un beau jeu réussi par deux des plus jeunes membres de son effectif, Maxime Comtois et Isaac Lunderstrom.

« J’apprécie votre positivisme, parce que je suis de très mauvais poil en ce moment », a-t-il réagi.

Les Kings de Los Angeles : 9,5 %

Les Kings, eux, ne manquent pas de publicité. On sait depuis longtemps que leurs belles années appartiennent au passé.

Ils ont raté les séries trois fois au cours des cinq dernières années. Le plus inquiétant, c’est que les espoirs qui ont été repêchés ces dernières années tardent à produire. Le premier choix de 2019, Alex Turcotte, a été moyen au Championnat mondial junior. L’autre joueur choisi en deuxième ronde, Tobias Bjornfot s’est retrouvé dans la Ligue américaine après trois parties. Le premier choix de 2018, Rasmus Kupari, est à l’infirmerie. Saison fichue.

Les Devils du New Jersey : 8,5 %

« Le travail n’était simplement pas fait. Nous n’avons pas réussi à gagner. Ce n’est pas une chose en particulier. Notre fiche dit tout. Vous connaissez le bilan de Ray. Malgré tout le positif, le temps était venu de partir dans une nouvelle direction », a déclaré dimanche soir le co-propriétaire des Devils, Josh Harris, après avoir congédié le directeur général Ray Shero.

Les directeurs généraux sont rarement congédiés au beau milieu d’une saison. Et ça donne rarement de très bons résultats...

Les autres...

Le Canadien a entrepris la semaine au 26e rang, avec 7,5 % des chances de remporter la loterie du premier choix. Les Blackhawks de Chicago, le Wild du Minnesota et les Rangers de New York sont aussi « dans la course ». Ils ont entre 5 et 6 % des chances.