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Actuel entraîneur des Espoirs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Steve Thériault s’est joint à l’organisation du Drakkar de Baie-Comeau en tant que recruteur pour le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean/Côte-Nord.
Actuel entraîneur des Espoirs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Steve Thériault s’est joint à l’organisation du Drakkar de Baie-Comeau en tant que recruteur pour le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean/Côte-Nord.

Steve Thériault nommé recruteur pour le Drakkar de Baie-Comeau

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
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Entraîneur de carrière, Steve Thériault ajoutera une nouvelle corde à son arc en devenant recruteur pour le Drakkar de Baie-Comeau. Et il plongea rapidement dans l’aventure puisqu’il se joindra à l’organisation lors de la séance de repêchage virtuelle de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, les 25 et 26 juin.

Pour le natif de Baie-Comeau, ce sera une première expérience dans cette facette du hockey. Mais de par son passé d’entraîneur, il a déjà travaillé avec des recruteurs et sait déjà un peu à quoi s’attendre comme travail. Il se réjouit toutefois de se joindre à l’organisation et au recruteur en chef Pierre Desjardins, lors de la séance de sélection, « pour connaître les gens en place, mais aussi parce que ça me donne l’opportunité de voir comment ça fonctionne au niveau des tâches pour la prochaine année ».

Durant l’hiver, il avait pu discuter avec les gens du Drakkar en vue du prochain repêchage et, au fil des discussions, il a manifesté son intérêt pour ce poste, d’autant plus que c’est sa ville natale. « Le sentiment d’appartenance était déjà là et je voulais le faire avec eux », relate celui qui vient de compléter une deuxième saison comme entraîneur-chef des Espoirs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, dans le Midget Espoir.

De par son poste dans la structure des Espoirs et sa connaissance passée du midget AAA, il se donne comme mandat de faire en sorte que chaque joueur du territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean/Côte-Nord soit bien étudié et de s’assurer qu’aucun ne passe sous le radar.

« Le fait que je sois entraîneur pour le Midget Espoir, ça me permet de connaître et de voir les joueurs de 15 ans qui y évoluent, mais aussi les plus jeunes pour le futur. Je commence à connaître les jeunes à partir du bantam », souligne celui qui profitera aussi des matchs sur la route pour évaluer des joueurs de l’extérieur qui pourraient retenir l’attention.

Une première inhabituelle

Le prochain repêchage sera un bon test pour le flair des recruteurs, car les jeunes n’auront pas été vus en situation de match et ils n’ont pas eu non plus de vitrine pour se faire valoir. Une situation inhabituelle qui fait que les organisations devront donc vraiment se fier sur les rapports des dépisteurs.

Pour sa part, Steve Thériault mise sur son expérience et la crédibilité acquise au fil des ans, sur ses relations avec les équipes du junior majeur, que ce soit les dépisteurs, les entraîneurs ou autres. « Je pense que je vais aider (les jeunes) à avoir une vraie chance par rapport aux équipes junior », estime celui qui préfère « dire les vraies affaires » plutôt que de brosser un portrait un peu trop enthousiaste d’un joueur.

« C’est important d’être neutre et de tracer un portrait le plus juste possible du joueur », insiste celui qui a pu observer le travail d’autres recruteurs par le passé. « En tant qu’entraîneur, ça fait des années qu’on discute avec les recruteurs. J’en ai côtoyé aussi lorsqu’on recrute à l’extérieur. Ils connaissent les joueurs des autres territoires. Alors, on voit comment ils travaillent, comment ils pensent, leurs rapports, etc. Je savais dans quoi je m’embarquais. »

Du bon malgré la pandémie

Entraîneur-chef du Midget Espoir, Steve Thériault avoue qu’il n’a pas été facile, ni pour les jeunes ni pour les entraîneurs, de maintenir la motivation, surtout quand le plaisir de disputer des matchs n’est pas permis. « Au moins, on a pu s’entraîner toute l’année, en respectant les bulles classes et les mesures sanitaires », fait-il valoir.

Malgré tout, il estime que quelque chose de positif va ressortir de cette expérience peu commune. « Quand on parle de l’après-pandémie, je pense qu’il y aura des choses qui vont avoir changé pour le mieux pour les jeunes. »

Cela dit, son adjoint Kevin Carbonneau et lui ont dû se renouveler et penser autrement pour maintenir la motivation chez les jeunes et éviter que les exercices ne deviennent redondants. « Il fallait vraiment se mettre à leur place, les motiver, les développer. Il fallait faire en sorte qu’ils viennent à l’aréna avec le sourire et même à l’entraînement dans les gymnases. Durant le confinement, il y a eu les entraînements sur Zoom. Pour nous, ç’a été beaucoup de coordination. Je pense que le fait de vivre ça va un peu changer l’enseignement dans une saison normale. On va mettre plus l’accent sur le développement individuel avant le collectif, même si on le faisait déjà bien », avance celui qui a retenu certains éléments qui lui permettront de bonifier son enseignement pour les prochaines années.

Il a aussi salué la résilience de ses protégés. « Les jeunes ont quand même été bons parce qu’ils avaient comme objectif d’être meilleurs chaque jour pour pouvoir jouer midget AAA l’an prochain ou même être repêchés cette année. On les motivait aussi avec un peu l’espoir de pouvoir jouer des matchs. De mois en mois, les jeunes avaient espoir de jouer, que la situation allait s’améliorer et que l’on trouverait une façon de jouer. Mais je dirais que les deux derniers mois, ç’a été un peu plus difficile, car ils savaient qu’ils ne pourraient pas jouer de parties. Mais c’était juste normal. Ils avaient fait preuve de beaucoup de résilience jusque-là », a-t-il conclu.