Bien qu’il soit favorable au programme sport-études en soccer pour Saguenay en 2022, le club Venturi aimerait d’abord connaître les impacts qu’aura le programme de reconnaissance des clubs développé par Soccer Canada de concert avec Soccer Québec sur le sport-études et les disponibilités offertes par les infrastructures.
Bien qu’il soit favorable au programme sport-études en soccer pour Saguenay en 2022, le club Venturi aimerait d’abord connaître les impacts qu’aura le programme de reconnaissance des clubs développé par Soccer Canada de concert avec Soccer Québec sur le sport-études et les disponibilités offertes par les infrastructures.

Sport-études en 2022: le club Venturi attend des réponses à ses questions

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Même s’il est d’accord avec l’implantation d’un programme sport-études de soccer pour le Saguenay en 2022, le club de soccer Venturi de Saguenay émet certains bémols, notamment parce qu’il reste encore des réponses à venir sur les plans provincial et national qui auront un impact sur les saisons de compétition et les disponibilités des infrastructures.

Vice-président technique du club Venturi, David Proulx explique que Soccer Canada, de concert avec Soccer Québec, développe un programme de reconnaissance des clubs dont le processus d’application est amorcé cette année. Le réseau de compétition devrait se mettre en branle l’an prochain. À l’instar de plusieurs clubs de soccer, le Venturi se questionne beaucoup sur les impacts qu’aura ce programme et a encore peu de réponses pour l’instant.

« Dépendamment du niveau de compétition où les jeunes vont aller, les saisons vont se rallonger. Le Venturi examine, pour les prochaines années, un niveau provincial, ce qui impliquerait que nos saisons se dérouleraient d’avril à octobre pour les catégories des 13-14 ans et plus, et ce, juste pour les matchs. Ça implique donc qu’il faudra faire les camps vers février mars, détaille David Proulx. Ça nous amène à nous questionner sur la manière d’arrimer les sports-études et même les concentrations sport avec la compétition. On ne veut pas surtaxer les joueurs avec les compétitions dans les prochaines années. »

Le vice-président technique voit aussi un problème de logistique pour pouvoir arrimer le nouveau réseau de compétition et les programmes sports-études. « La fédération demande un nombre de plateaux plus important par rapport au ratio de joueurs. On préférerait attendre que leur comité se prononce avant. On aimerait aussi qu’une réflexion régionale soit faite, de concert avec l’ARS, pour savoir comment les clubs de la région vont arrimer les programmes et concentrations de sports en soccer avec ce nouveau réseau de compétition qui s’en vient. »

Impact du nouveau réseau

À son avis, il y a encore bien des discussions à avoir avant de plonger dans cette aventure. « Il faut continuer les discussions, autant avec Soccer Québec qu’avec les clubs de la région, plaide-t-il. On veut d’abord avoir les réponses aux questions qu’on a posées lors de la dernière rencontre avec l’ARS. On est d’accord sur le fond, mais on veut voir comment ça va fonctionner sur le plan logistique et s’assurer que nos jeunes ne fassent pas de “surcompétition” et qu’à 15 ans, un jeune soit tanné parce qu’il en a trop fait. Avoir des entraînements, c’est une chose, mais faire de la compétition 12 mois par année, je crois que les jeunes vont se tanner, car ça va engendrer trop de stress toute l’année. Ça reste des étudiants qui vont à l’école et la plupart ne feront pas carrière là-dedans. »

Le porte-parole du Venturi veut aussi s’assurer que le futur programme sport-études et celui de Soccer Québec ne pénalise pas les joueurs qui n’en font pas partie. « Oui, le centre multisport va aider (pour les plateaux), mais nous voulons aussi que ça respecte nos valeurs, notamment celle de l’inclusion. Je me verrais mal dire à des jeunes qu’étant donné que le sport-études prend beaucoup d’espaces, ils ne pourront jouer ou ils devront se trouver un autre plateau. Les parents de nos jeunes sont tous des payeurs de taxes et on veut que le plus de gens possible aient accès au centre multisport, lequel sera génial pour les 20 prochaines années de notre développement. »

Concentration sport en hausse

Les concentrations en soccer pour les 5e du primaire au 5e secondaire accueillent quelque 160 joueurs, cette année, soit une hausse de 35 joueurs de plus que par le passé. Les jeunes sont répartis dans 11 groupes, ce qui a demandé d’innover et une bonne collaboration des centres de services scolaires du Saguenay pour permettre au directeur technique, Sébastien Masias, de superviser tous les groupes et d’atténuer les problèmes d’espaces.

« Si on veut être reconnu au niveau provincial, il faudra être capable de jouer sur un terrain synthétique 12 mois par année. Si on doit travailler dans des gymnases 6-7 mois par année, quand on arrive en compétition à l’extérieur, on part avec un mois et demi de retard sur les autres. On l’a vu par le passé avec nos équipes AAA », de conclure David Proulx.