Vingt et un ans après avoir joint les rangs du personnel de dépisteurs des Capitals de Washington, Martin Pouliot a pleinement apprécié pouvoir enfin soulever la coupe Stanley, jeudi soir, à Vegas. Comme tous les membres de l’organisation des champions, il prendra également part au défilé mardi, dans la capitale des États-Unis.

Soulever la coupe Stanley, 21 ans plus tard

Vingt et un ans après s’être joint au personnel de dépisteurs des Capitals de Washington, Martin Pouliot a enfin pu soulever l’emblématique trophée de la Coupe Stanley, jeudi soir, sur la glace du T-Mobile Arena, après la victoire des Caps 4-3 aux dépens des Golden Knights de Vegas.

Il s’agit de la première Coupe Stanley des Caps en 44 ans d’histoire. Martin Pouliot avait assisté à la première présence de Washington en série finale de la LNH en 1998, mais ces derniers avaient été balayés en quatre matchs par Detroit. Cette fois-ci aura été la bonne pour celui qui a pu assister aux deux dernières victoires de l’équipe, mardi et jeudi. Martin Pouliot fait maintenant partie des gens qui ont eu le rare privilège de soulever la coupe Stanley, et cet honneur a été célébré en grande pompe !

Joint vendredi, après une nuit de festivités, Martin Pouliot a partagé les sentiments qui l’ont habité en soulevant le convoité trophée. « Quand j’ai soulevé la coupe, j’ai eu des pensées pour mes parents, pour ma famille et pour mes enfants parce que j’ai été souvent parti à l’extérieur pour le travail, soit à Chicago, à Boston, à New York, etc. Ce petit 15-20 secondes à soulever la coupe est venu mettre un baume sur tout ça », a commenté celui qui est aussi entraîneur-chef des Voyageurs de Saguenay (LBJEQ).

Martin Pouliot (à droite), dépisteur pour les Capitals de Washington, a eu le privilège de soulever la Coupe Stanley. Il pose en compagnie de Steve Richmond, directeur du développement des joueurs, peu après la conquête de l’emblématique trophée jeudi soir.

Tout le personnel de l’équipe avait été invité à assister au match numéro 5 à Vegas, alors que les Caps menaient 3-1 dans la série. Une attention très appréciée par Martin Pouliot qui, à l’instar de tous les joueurs et du personnel du club, a vu son rêve se réaliser. « Pour les gars, depuis le pee-wee bantam qu’ils rêvent de soulever la coupe. Par la suite, on a été invités à un party privé avec les joueurs et leur famille. Il y avait une couple de joueurs qui étaient drainés émotionnellement », relate celui qui était « en mode récupération ».

D’ailleurs, plusieurs ont dû se pincer à leur réveil vendredi pour s’assurer que le rêve était bel et bien devenu réalité. Sur la quinzaine de dépisteurs de l’équipe, presque la moitié travaillent pour l’organisation depuis plus de 18 ans. Ils ont donc pleinement savouré ce précieux moment.

« C’est sûr que c’est le plus beau moment que j’ai vécu dans le domaine sportif. Quand ça fait 21-22 ans que tu travailles pour une organisation et que l’objectif devient réalité, c’est comme la consécration. J’en parlais avec mes chums dépisteurs, et il me semble que tous les dépisteurs qui font ce travail depuis 15-20 ans devraient eux aussi avoir la chance de vivre ce moment-là. À 5 h du matin, nous étions quelques dépisteurs à nous dire que c’est vraiment surréaliste. C’est ben le fun ! »

Au défilé mardi
Pouliot pourra renouer de plus belle avec l’euphorie mardi, alors qu’il a été invité à prendre part au défilé des Capitals dans les rues de Washington, après un bref aller-retour au Québec, dimanche. Il recevra également la grosse bague du championnat des séries. Quant à savoir si son nom sera gravé sur l’emblématique trophée, Martin Pouliot explique que cette décision relève du propriétaire et du directeur-gérant, car l’équipe ne peut inscrire 52 noms sur la coupe.

Pouliot et ses collègues disposeront ensuite de quelques jours de repos avant de prendre la direction de Dallas pour le repêchage de la LNH les 21 et 22 juin.