Porte-parole du comité de transition, Mario Bergeron (au centre) est fort satisfait de la progression du processus de fusion des quatre clubs de soccer de Saguenay amorcé il y a près d’un an. La démarche vise à réunir les clubs de Chicoutimi, Jonquière, La Baie et Shipshaw au sein d’une seule entité.

Soccer régional : la fusion presque complétée

Sans trop faire de bruit, la fusion des quatre clubs de soccer de Saguenay avance rondement. Porte-parole du comité de transition, Mario Bergeron estime d’ailleurs que le processus est maintenant complété à 75 %.

« Le processus suit son cours selon le calendrier et les échéanciers fixés. Il y a eu quelques ajustements, mais rien pour le compromettre. Plusieurs étapes ont été franchies, depuis le plan mis en place il y a presque un an, et quelques-unes sont en attente d’être confirmées officiellement », confirme M. Bergeron, qui prévoit la tenue sous peu d’une conférence de presse. À cette occasion, le comité devrait dévoiler une bonne partie de la nouvelle structure qui verra le jour et les grandes lignes des prochaines étapes à venir. Le résultat du concours populaire visant à trouver un nouveau nom au club unifié devrait aussi être connu.

Rappelons que le comité de transition est composé de deux délégués de chacun des clubs impliqués, soit Chicoutimi, Jonquière, La Baie et Shipshaw. Un fonctionnaire du service de la culture, des sports et de la vie communautaire de Saguenay participe également au processus. En février dernier, une quarantaine de personnes avaient participé à une rencontre élargie qui s’est déroulée en présence de représentants de la Fédération de soccer du Québec (FSQ), de l’Association régionale de soccer (ARS), de la municipalité et des membres des conseils d’administration des quatre clubs.

Saguenay (Chicoutimi) 
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 Photo: Michel Tremblay

Tout indique que la nouvelle entité entrera en fonction en 2020 comme prévu. « C’est encore l’objectif visé. L’organigramme est pas mal complété. Il y a des choses en place, parce que nous sommes aussi redevables auprès la FSQ. En effet, la décision finale n’appartient pas à l’ARS, mais à la fédération provinciale. Même si l’ARS a dit oui, toutes les décisions doivent être entérinées par la fédération », précise M. Bergeron.

La mise en place de la nouvelle structure se déroule bien parce qu’elle s’inscrit dans une volonté commune des clubs impliqués. Malgré tout, cela ne se fait pas en un claquement de doigts. « C’est beaucoup de rencontres et beaucoup de temps. Car c’est comme un club complètement nouveau qu’on démarre, rappelle-t-il. On va passer de quatre à un seul club. Alors, il y aura une période de transition. »

M. Bergeron assure que le comité fera tout en son pouvoir pour bien informer les gens et répondre à leurs interrogations le cas échéant. « Il n’y a pas d’inquiétudes à avoir puisqu’on garde les services de proximité. Par contre, on veut amener une uniformité pour le bien de tous, dans chacune de leur zone. Il faut que chaque partie y trouve son compte et profite de la synergie de tout un chacun », fait-il valoir. « Par exemple, plutôt que faire quatre programmes de développement, on va en faire un seul et on va essayer de l’optimiser. »

Soccerdôme

D’autre part, le dossier du centre multisport/soccerdôme n’a pas eu d’impact sur le processus de fusion. « Soccerdôme ou pas, ce n’est pas ce qui motive le processus de fusion des clubs », tranche le porte-parole du comité de transition.

« On ne l’aurait pas et on ferait le processus de fusion quand même. C’est sûr que dans le cas d’un projet de sport-études régional, le nombre de plateaux importe. En fait, c’est un avantage d’avoir les deux ensemble, soccerdôme et clubs fusionnés, mais l’un n’est pas un prérequis pour l’autre », nuance-t-il.