Dylan, 8 ans et Jordan, 12 ans, entourent leur père Janathan Lebel entre deux courses au Snowcross Saguenay. Nul doute qu'ils signeront encore quelques victoires dimanche.

Snocross: une affaire de famille chez les Lebel

Le snocross est une véritable affaire de famille chez les Lebel de Chicoutimi. La première journée du Snowcross Saguenay en cours sur la Zone portuaire de Chicoutimi a d'ailleurs été fort fructueuse pour le clan Lebel. Jordan, 12 ans, Maëli, bientôt 10 ans, Dylan, 8 ans et leur mère Karine Thibodeau, ont tous monté sur le podium à la première journée de compétition, pendant que le paternel, Janathan, veillait à ce que l'équipement et les machines soient à point.
Chez les Lebel, les courses de snocross sont une passion familiale. Même la mère et la fille, Karine Thibodeau et Maëli, aiment piloter les vrombissantes motoneiges. Samedi, la mère et la fille son montées sur le podium.
Le jeune Jordan Lebel en a mis plein la vue aux nombreux spectateurs qui ont bordé la piste aménagée sur la Zone portuaire de Saguenay. Il a remporté l'épreuve dans sa catégorie.
Évidemment, Jordan est précédé par sa réputation de champion. Malgré son jeune âge, il s'impose autant sur le circuit provincial qu'américain. Il est en effet premier dans les catégories 10-13 ans, 14-15 ans et 16-17 ans sur le circuit provincial S.C.M.X. et ça va aussi bien aux États-Unis, où il occupe le premier rang chez les 8-12 ans et 10-13 ans du AMSOIL Championship de snocross.
Jordan rêve de faire du snocross son gagne-pain plus tard. Discipliné, il s'entraîne avec sérieux et concilie bien ses études avec son sport jusqu'à présent. «Je suis en sport-études (athlétisme) à l'Odyssée Lafontaine. Je vais à trois périodes d'études le matin et à deux périodes d'entraînement d'une heure en après-midi. Ils m'ont préparé un programme spécial pour moi, en fonction de la motoneige et le motocross.»
Samedi, le jeune prodige a été fidèle à ses bonnes habitudes en remportant ses courses et il compte tout rafler durant cette 2e édition. Après l'étape saguenéenne, il prendra la direction du Michigan pour une étape du circuit américain. Il reste encore deux étapes avant de participer à la finale du Championnat du monde à la mi-mars.
Le cadet de la famille compte suivre les traces de l'aîné. À 8 ans, Dylan compte déjà cinq ans d'expérience en snocross et cette année, il course dans les catégories 10-13 ans et 8-10 ans. «Il est premier au championnat chez les 8-10 ans et en 10-13 ans, il est plus loin (au classement), mais il est bon, car à 8 ans, il ne serait même pas supposé faire la classe», fait valoir son grand frère avec fierté.
Les filles aussi
Maëli est elle aussi une passionnée de motoneige. À bientôt 10 ans, elle en est déjà à sa 7e année de course. Sa mère, Karine Thibodeau, en est à sa toute première année sur le circuit provincial. Hier, la mère (3e) et la fille (2e) sont montées sur le podium. «Tant qu'à suivre les enfants qui en ont toujours fait et mon chum qui en faisait avant, j'ai décidé d'en faire. Une amie à nous a pris le ski-doo de mon garçon et roulait avec Maëli. Je me suis dit que ça ne devait pas être si pire, que je ne peux pas finir plus loin que la dernière et je vais rouler avec mes enfants. Car ce sont surtout les pratiques avec eux qui sont le fun. Je trouve ça difficile de courir avec ma fille, pas parce qu'elle est meilleure, mais parce que je ne vois pas sa course. Par contre, je suis contente de compétitionner avec elle et ça nous fait une belle expérience», explique Karine Thibodeau.
Cette dernière confirme qu'il y a toute une différence entre regarder une course et faire la course. «C'est très physique et mental, soutient-elle. C'est vraiment un sport extrême qui demande beaucoup de cardio et de la musculation. Il faut vraiment être en forme. Ça fait un an que je m'entraîne dans un gymnase avec un entraîneur privé pour me refaire une masse musculaire et être en forme.
«Il faut faire corps avec la machine il y a beaucoup de techniques à apprendre, mais la meilleure qualité, c'est la persévérance. Je n'ai pas le même potentiel que les enfants, mais je fais ça vraiment pour m'amuser.»
Quant à Maëli, elle est aussi ambitieuse que ses deux frères. «Mon défi, c'est de finir première ou dans le top-3. J'aime les virages, les sauts et pas mal tout finalement», résume calmement celle qui est la plus jeune pilote chez les femmes et qui occupe le 2e rang. En plus de courir dans la classe féminine, elle rivalise aussi en classe transition avec les garçons. «Elle fait sa place, assure sa mère. Elle course avec son frère et ils sont pas mal du même calibre.»
Quant au paternel, il a décidé de ne plus courser il y a deux ans. Il faut dire que la gestion de tout ce beau monde, en plus des courses de Jordan sur le circuit américain l'occupent presque à temps plein! Le soir, personne ne se bat avec son lit!
Malgré sa jeunesse, William Saint-Laurent de Saint-Bruno possède plusieurs années d'expérience en snocross. Cette année, le coureur de 16 ans a fait le saut en catégorie Pro Lite, ce qui ne l'empêche pas de lorgner le sommet du classement.
Nouveau défi, mêmes ambitions pour William Saint-Laurent
Âgé de 16 ans seulement, William Saint-Laurent en est déjà à sa 13e saison au guidon d'une motoneige de snocross. Après avoir remporté la catégorie junior, le pilote de Saint-Bruno a fait le saut cette année dans la classe Pro Lite. Même s'il fait partie des plus jeunes, il ne s'en laisse pas imposer pour autant et continue de viser haut.
Avant les résultats de la fin de semaine, le Brunois occupait le 4e rang au classement provincial à sa première année en Pro Lite et le 2e rang en classe Sport, «à un ou deux points du premier», souligne-t-il. Ses objectifs sont clairs et ambitieux, même si la classe Pro Lite représente un gros changement par rapport au junior. «En Pro Lite, ça roule plus droit et ce sont des coureurs expérimentés. Tu ne te feras pas frapper. En classe sport, c'est plus rock'n roll», explique en entrevue l'élève de 4e secondaire au Séminaire Marie-Reine-du-Clergé.
En Pro Lite, sa prestation au Grand Prix de Valcourt lui a permis de gagner en confiance. «À Valcourt, ça a bien été pour moi. J'ai participé à une finale Pro Lite avec les gros noms du circuit. Ça me donne confiance. «En Pro Lite, je vise le podium overvall au Championnat, avance-t-il. Je pense que j'ai l'expérience et la vitesse pour rivaliser avec les autres. Ce matin (samedi), j'ai gagné aisément une qualification.»
Dans la classe Pro, il lorgne aussi la victoire et le championnat. D'ailleurs, il n'était pas peu fier de la remontée qu'il venait d'effectuer lors de la première finale. «Je suis parti sur la 2e ligne et ça s'est accroché devant moi, de sorte que j'ai été obligé d'attendre. J'étais 16e (dernier) et j'ai réussi à remonter pour finir 3e. C'est une de mes plus belles courses à vie, je crois!» 
S'il apprécie la piste de Saguenay, il constate que l'étroitesse du tracé rend difficiles les dépassements. «Le départ, c'est ce qui change tout!»
Enfin, le jeune homme compose avec un horaire particulièrement chargé en fin de semaine. «Ce sera mon premier week-end où je fais ces deux classes-là deux jours de suite», dit-il. En effet, William Saint-Laurent a pris part à quatre qualifications et autant de finales (deux en Pro Lite et deux en Sport) en une même journée samedi et il devrait faire de même dimanche. Il est l'un des rares concurrents, sinon le seul à faire ce programme double en fin de semaine.
Résultats jour 1
Pro Open 1
1- Maxime Pépin
2- Francis Pelletier
3- Luc Villeneuves
Pro Open 2
1- Francis Pelletier
2- Maxime Pépin
3- Luc Villeneuves
Pro Lite 1
1- Samuel Caouette
2- Yan Larivière
3- Samuel Lavoie
Pro Lite 2
1- Samuel Caouette
2- Jonathan Roberge
3- Yan Larivière
Sport 1
1- Jimmy Bédard
2- William Lefebvre-Côté
3- William St-Laurent
Sport 2
1- Dave Blanchette
2- William Lefebvre-Côté
3- Jimmy Bédard