Tim Tremblay est aussi un passionné de motocross.

Snocross: Tim Tremblay à la retraite

De retour dans sa région natale l’été dernier, le multiple champion de snocross, Tim Tremblay, vient d’annoncer qu’il prenait sa retraite d’un sport qu’il a dominé pendant une décennie. Véritable vedette de la discipline, le Jeannois d’origine a connu une carrière fructueuse durant laquelle il a notamment été couronné champion du monde toutes catégories confondues chez les professionnels en 2012.

Pourtant, le snocross ne faisait pas partie des projets pour le jeune homme qui a grandi à Sainte-Jeanne-d’Arc. Sa passion première, c’était le motocross. À l’époque, il rêvait d’une carrière professionnelle et visait à se hisser par les meilleurs. En 2008, alors âgé de 20 ans, il fait ses premières armes en snocross et son talent de pilote lui permet rapidement de se distinguer.

Tim Tremblay

« J’ai commencé tard à faire du snocross, mais c’est devenu mon principal sport et le motocross mon deuxième », raconte-t-il en entrevue téléphonique. « Quand j’ai commencé à 20 ans, je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais. À l’époque, mon but était de devenir un champion de motocross et je n’avais aucune idée de ce que le snocross pourrait m’apporter. Ça m’a pris deux ou trois ans avant que je sois champion du monde en catégorie pro. C’est là que j’ai vu que j’avais un bel avenir devant moi même si j’étais vraiment vieux », estime le Dolmissois, qui n’a toutefois pas de regrets.

« En motocross, j’ai quand même coursé au national et dans des courses provinciales, mais c’était difficile de faire les deux sports à un haut niveau, car ceux qui font du motocross en font à longueur d’année. Pour moi, c’était un peu plus compliqué parce que j’étais toujours à l’extérieur pendant une bonne partie de l’année. »

Blessures

Depuis 2008, Tim Tremblay s’est avéré un redoutable pilote. Ses efforts lui ont permis de collectionner les honneurs. « J’ai vraiment eu une belle carrière, convient-il. Chaque année, j’ai toujours été parmi les premiers. Mon pire résultat a été une troisième place au championnat après m’être blessé il y a deux ans. Sinon, j’étais pas mal tout le temps parmi les premiers. »

C’est d’ailleurs par suite d’un violent coup à la tête, il y a deux ans, qu’il a commencé à envisager la retraite. « J’ai subi un coup à la tête il y a deux ans et ça a fait un petit déclic comme quoi j’avais plus à perdre qu’à gagner. J’ai subi plusieurs blessures, au cours des dernières années, mais rien pour m’empêcher de terminer mon année. Sauf qu’après mon coup à la tête, j’avais raté une course parce que j’avais eu mal au cou et un peu partout. Mais j’avais quand même décidé de finir mon année », relate-t-il.

Tim Tremblay avait été couronné champion du monde chez les professionnels en 2012.

« L’an dernier, j’ai fini troisième au championnat, mais physiquement, c’était rendu que toutes les fins de semaine, j’avais mal quelque part. On aurait dit que toutes les vieilles blessures étaient en train de ressortir. C’était rendu que je prenais vraiment beaucoup de pilules pour essayer d’engourdir mon mal et je ne voulais plus vivre cela. Ça faisait longtemps que je brûlais la chandelle par les deux bouts et j’en avais assez. »

De plus, depuis la naissance de ses deux filles, Tara, 5 ans, et Tiffany, 4 ans, il trouvait de plus en plus difficile de s’éloigner pendant de longue période, les saisons de courses s’étalant de novembre à la fin mars, suivies de séances de tests de motoneige en avril et d’un entraînement pendant l’entre-saison.

Robbie Malinoski soulËve le trophÈe de la victoire en snocross Pro Open. Tim Tremblay, à gauche, a terminé deuxième et Darrin Mees troisième.

Parmi ses nombreux succès, il est particulièrement fier de sa première victoire à sa première année chez les pros - « c’est quelque chose dont je vais toujours me rappeler » -, mais surtout de son titre de championnat du monde en 2012. Il avait été couronné champion du monde une première fois en catégorie Pro Lite, puis en 2010, il avait gagné l’une des deux classes, Pro Stock et Pro Open. « En 2012, c’était la première année où les classes avaient été unifiées et cette année-là, je suis devenu champion du monde de la nouvelle classe unique ! », explique Tim Tremblay, qui a terminé sa carrière sous les couleurs de Warnert Racing.

Comme il a toujours fait de la compétition de haut niveau, il n’a pas encore décidé dans quel domaine il souhaite se diriger. « C’est quand même difficile puisque ça fait 20 ans que je ne fais que courser », concède celui qui continue à faire quelques compétitions de motocross pour juste pour le plaisir et pour garder la forme.

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Vendredi, il agissait comme président d’honneur du triathlon scolaire de l’école Bon-Pasteur de Sainte-Jeanne-d’Arc, au camping de Péribonka.

« Je suis très content de pouvoir encourager les jeunes et de leur démontrer que quand on veut vraiment réaliser notre rêve, on en est capable. J’en suis la preuve. Donc, je serai là pour les encourager ! »