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Originaire de Normandin, Francis Pelletier a retenu l’attention en fin de semaine avec un remontée qui lui a permis de terminer au 5e rang à sa toute première participation à une finale dans la classe Pro, lors du premier rendez-vous du Championnat américain Amsoil Snocross tenu au Minnesota.
Originaire de Normandin, Francis Pelletier a retenu l’attention en fin de semaine avec un remontée qui lui a permis de terminer au 5e rang à sa toute première participation à une finale dans la classe Pro, lors du premier rendez-vous du Championnat américain Amsoil Snocross tenu au Minnesota.

Snocross: début remarqué de Francis Pelletier en classe Pro

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
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Participant en fin de semaine à la première des huit étapes du Championnat américain Amsoil Snocross à Elk River au Minnesota, le natif de Normandin Francis Pelletier a montré qu’il avait parfaitement sa place parmi les meilleurs coureurs de la discipline. Samedi, le pilote jeannois a en effet conclu la finale au 5e rang à l’issue de sa toute première fin de semaine dans la classe Pro. Un bel exploit qui augure bien pour la suite des choses sur le circuit qui compte huit étapes, dont la grande finale à Grand Rapids, au Michigan.

Reconnu pour son talent, le pilote #220 de l’écurie américaine Warnert Racing s’est particulièrement distingué samedi. En qualifications, il a franchi le saut de l’arrivée au 4e de la première course et au 2e rang de la seconde, ce qui lui a permis d’accéder à une première finale en classe Pro du circuit national américain, lequel réunit la crème des coureurs de la discipline.

La finale a été intense et le pilote de 24 ans a bataillé ferme avec ses adversaires jusqu’à la toute fin. Tous avaient l’oeil sur sa remontée spectaculaire de la 11e position avec une cadence impressionnante qui lui a permis de franchir l’arrivée au 5e rang.

Travail d’équipe

Malgré quelques années d’expérience, Francis Pelletier avoue que rivaliser dans la catégorie Pro est un tout autre monde. «Bien que j’ai remporté la saison en Pro Lite l’an dernier, la catégorie Pro, c’est tout autre chose! Ça prend la combinaison parfaite pour se démarquer et être rapide, à un point que je n’imaginais pas. C’est un travail d’équipe et Warnert Racing a été derrière moi tout le week-end!», a indiqué à SCMX celui qui réside maintenant à Saint-Félicien et qui travaille comme forestier et mécanicien opérateur pour l’entreprise paternelle Accès Forêt.

Pour cette première saison en classe Pro, Francis Pelletier n’a pas d’ambitions démesurées. «Je veux terminer la saison en santé et prendre chaque course une étape à la fois. Il n’est pas question de championnat cette année. C’est vraiment de participer et de prendre de l’expérience. L’an prochain, on se mettra des objectifs plus sérieux», assure celui qui a été inondé de message de félicitations via Facebook.

Originaire de Normandin, Francis Pelletier a retenu l’attention en fin de semaine en terminant au 5e rang à sa toute première participation à une finale dans la classe Pro, lors du premier rendez-vous du Championnat américain Amsoil Snocross tenu au Minnesota.

De père en fils

Au début, Francis Pelletier n’avait pas vraiment l’intention de suivre les traces de son père Stéphane, lequel s’est distingué en snocross par le passé. «Mon père a couru dans le temps et il était super bon. Moi, j’ai commencé plus sur un coup de tête. Lui savait que je serais capable et il me poussait là-dedans.» C’est lorsqu’il a brisé sa motoneige de montagne qu’il a décidé de tenter le coup en snocross. «Je m’étais acheté un Ski-Doo de course et deux semaines après, mon père était avec moi, on avait acheté une remorque et on était prêts à aller aux courses, raconte-t-il en entrevue téléphonique.

«J’ai fait une course cette saison-là et c’est durant la suivante que j’ai commencé à vraiment performer et à prendre l’expérience pour me rendre où je suis rendu.»

Francis Pelletier a fait ses débuts sur le circuit provincial avant de passer au circuit national américain il y a quatre ans. Il en est à sa troisième saison avec Warnert Racing.

Il a commencé en Pro Lite. Il y a deux ans, il avait mené durant la majeure partie de la saison avant de voir le titre lui échapper à la fin de la saison. L’an dernier, le Jeannois s’est hissé en tête du classement avec deux courses à faire et il a mis la main sur le titre de champion. Il a donc été promu en classe Pro et a vécu sa première compétition Pro en fin de semaine.

Vendredi, un bris de motoneige l’a empêché de terminer les courses au programme, mais ce n’était que partie remise. «Samedi, j’ai refait mes qualifications et je n’ai rien à redire même si je me suis un peu accroché sur le départ. Je suis parti en 11e position et j’ai fait ce que j’avais à faire pour finir 5e. Il ne me manquait pas grand-chose pour finir 4e», note celui qui travaillera d’ailleurs à améliorer ses départs au cours des prochains jours en vue de la 2e étape du circuit qui se déroulera à Dubuque en Iowa les 15 et 16 janvier.

Originaire de Normandin, Francis Pelletier a retenu l’attention en fin de semaine en terminant au 5e rang à sa toute première participation à une finale dans la classe Pro, lors du premier rendez-vous du Championnat américain Amsoil Snocross tenu au Minnesota.

Cette belle prestation lui donne bien sûr confiance pour la suite, mais il ne tient rien pour acquis. «C’est sûr que c’est plus le fun. On se doutait pas mal que je serais capable de faire ma place, mais ce n’est pas évident parce qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre. On est une dizaine de coureurs qui sont susceptibles de gagner un jour ou l’autre. Donc, on ne peut pas dire qu’il faut en guetter un plus qu’un autre. C’est ce qui fait la différence chez les pros. T’as beau être en 9e ou en 10e position, ça bataille tout le temps pour les points!»

Mauvais souvenir

Interrogé concernant l’accident de Jordan Lebel, Francis Pelletier ne l’a pas vu directement même s’il était sur place. Mais ça lui a rappelé sa propre mésaventure de 2017. «Je m’étais fracturé trois vertèbres. Lui, c’est la rate qui a pris un coup, mais moi, j’étais tombé tellement raide que les deux poumons avaient décollé et quand je dormais, je manquais me noyer chaque fois. J’ai été arrêté pendant presque un an», relate celui qui est tout de même remonté sur sa vrombissante monture depuis.