Johnny Manziel, acquis des Tiger-Cats de Hamilton dimanche dernier, a vécu des lignes de côté la défaite de 44-23 des Alouettes aux mains des Eskimos d’Edmonton, jeudi.

Sherman a préféré jouer de prudence avec Manziel

MONTRÉAL — Si, pour l’entraîneur-chef des Alouettes de Montréal, Mike Sherman, le football est comme une pièce de théâtre, Johnny Manziel n’avait visiblement pas fait assez de répétitions pour faire son entrée en scène, jeudi soir.

Acquis des Tiger-Cats de Hamilton dimanche dernier, c’est des lignes de côté que l’ancien gagnant du trophée Heisman a vécu la défaite de 44-23 des Alouettes aux mains des Eskimos d’Edmonton.

Les spectateurs ont eu beau scander qu’ils voulaient voir Manziel, Sherman n’a pas bronché et a refusé de jeter son nouveau quart dans la gueule du loup. Surtout pas après que ce dernier n’eut pris part qu’à quelques entraînements.

«J’ai senti que je ne devais pas envoyer Johnny dans la mêlée. Je n’allais pas mettre sa carrière en jeu après seulement une journée d’entraînement. Quand tu commences à écouter les partisans, ça ne prend pas de temps que tu en deviens un, a mentionné Sherman. C’est comme présenter une pièce de théâtre sur Broadway après seulement une répétition. Ça ne fonctionne pas.»

Fraîchement arrivé à Montréal lundi, Manziel s’est légèrement entraîné avec ses coéquipiers, mais comme les Alouettes (1-5) devaient composer avec une courte semaine de repos entre deux matchs, il n’avait que quelques journées pour bien assimiler le livre de jeux.

C’est entre autres cet aspect technique qui a freiné les premiers pas de Manziel dans l’uniforme des Oiseaux.

«Johnny connaît déjà plusieurs choses en ce qui a trait au football, mais pas sous notre terminologie, a fait valoir l’entraîneur-chef des Alouettes. Il ne possède pas encore ce synchronisme avec les joueurs non plus. Je ne voulais pas l’envoyer sur le terrain et le voir hésiter. Il aurait pu se blesser.»

Malgré des ennuis à l’attaque contre les Eskimos, Adams a été l’homme de confiance de Sherman pendant toute la durée de la rencontre. L’entraîneur-chef n’avait rien promis à Manziel, qu’il connaît depuis son année recrue avec les Aggies de l’Université Texas A & M.

«J’ai discuté avec Johnny et je lui ai dit que j’allais porter attention à la façon dont le match se déroulerait, a affirmé Sherman. Si nous avions eu la victoire dans la poche, que la protection était bonne et qu’il se sentait à l’aise, nous aurions pu essayer des choses. Dans ma tête, il y avait environ 20 % de chances qu’il joue.»

Pas de décision pour vendredi prochain

Alors que les Tiger-Cats s’amènent en ville vendredi prochain, il est attendu que Manziel effectue un premier départ en carrière dans la Ligue canadienne de football. Sherman n’a toutefois pas dévoilé ses cartes, laissant planer le doute quant à l’identité de son quart partant.

«Je ne prends pas de décision sur le coup des émotions. Nous n’avons remporté qu’une seule victoire et je suis déçu, mais l’issue du match n’influence pas ma décision», a-t-il fait savoir.

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CHAPDELAINE POURSUIT LES ALOEUTTES

L’ex-entraîneur-chef des Alouettes de Montréal, Jacques Chapdelaine, poursuit l’organisation devant les tribunaux pour un montant de 12 954 $. Selon le site Web juridique Droit-inc.com, l’homme de football originaire de Sherbrooke réclame des sommes que ne lui auraient jamais versées l’équipe de la Ligue canadienne de football après l’avoir congédié de son poste en septembre dernier.

C’est le 5 juin que Chapdelaine aurait fait la demande avant d’essuyer un refus. Cette somme est basée sur un montant impayé concernant l’allocation d’hébergement et le remboursement partiel à la contribution annuelle de l’employeur au Régime public d’assurance santé.

En 17 rencontres à la barre des Alouettes, Chapdelaine a conservé une fiche de 7-10.  Jérôme Gaudreau (La Tribune)