L’Almatois Léandre Bouchard garde espoir de pouvoir participer à quelques compétitions internationales et aux championnats canadiens, d’ici la fin de la saison en vélo de montagne. En attendant, il relève des défis personnels, dont l’Everesting, vendredi, avec son ami Elliott Doyle, au profit de la Fondation de l’Hôtel-Dieu d’Alma et d’Opération Enfant Soleil.
L’Almatois Léandre Bouchard garde espoir de pouvoir participer à quelques compétitions internationales et aux championnats canadiens, d’ici la fin de la saison en vélo de montagne. En attendant, il relève des défis personnels, dont l’Everesting, vendredi, avec son ami Elliott Doyle, au profit de la Fondation de l’Hôtel-Dieu d’Alma et d’Opération Enfant Soleil.

Se motiver avec des défis personnels en attendant les compétitions

Bien que la rumeur avait commencé à circuler, la présentation de la Coupe du monde de vélo de montagne au Mont-Sainte-Anne, prévue du 21 au 23 août, a été officiellement annulée, mardi, pour être reportée en 2021. Même si la nouvelle ne l’a pas surpris, l’olympien Léandre Bouchard se croise les doigts dans l’espoir de pouvoir participer au moins aux deux dernières étapes de la Coupe du monde encore au programme et aussi aux Championnats canadiens.

Les mauvaises nouvelles se suivent pour l’élite mondiale de vététistes. Le Championnat du monde vient d’être annulé et il reste à espérer qu’une autre organisation voudra l’offrir d’ici la fin de la saison. « Pour l’instant, il nous reste les deux dernières coupes du monde et on espère que les coupes du monde de Valnord et de Nove Mesto, qui ont été reportées, pourront être présentées plus tard. Si on est chanceux, on aura peut-être des compétitions en septembre et en octobre. »

Après l’étape du Mont-Sainte-Anne, les deux étapes au programme sont celles de Val Di Sole en Italie (11-13 septembre) et les Gets en France (18-20 septembre), laquelle faisait aussi office de finale du circuit de la Coupe du monde.

Quant aux Championnats canadiens, Cyclisme Canada a décidé de le reporter plus tard dans la saison. Léandre espère vivement qu’ils pourront être tenus, quitte que ça se passe à huis clos. « Je serais très content d’avoir un championnat canadien ! Ce serait un gros objectif », assure-t-il.

L’Everesting, une belle folie

Malgré les mauvaises nouvelles, l’Almatois garde le moral. « On essaie de se garder motivé, mais c’est une situation nouvelle et atypique », convient celui qui, pour l’instant, mise plus sur des défis davantage personnels que compétitifs pour se stimuler.

De fait, vendredi, il se joindra virtuellement à Elliott Doyle (Familiprix Linda Gaudreault d’Alma) pour relever le défi de l’Everesting au profit de la Fondation de l’Hôtel-Dieu d’Alma et d’Opération Enfant Soleil.

« Mon objectif est de gravir l’équivalent virtuel des 8848 mètres d’ascension de l’Everest. C’est un petit peu une idée de fou, mais c’est un challenge que je connaissais. C’est drôle parce que je commençais à penser à le faire en vrai cet été et je songeais à des montagnes où je pourrais le faire. Puis Elliott m’a parlé de son projet et comme il y avait une bonne cause rattachée à ça, ça m’a incité à embarquer », raconte-t-il.

« Faire quelque chose d’aussi extravagant, je trouvais qu’il fallait que ce soit rattaché à une belle cause, car ça nous donne une motivation de le faire. »

L’olympien n’en est pas à un premier défi d’endurance. Encore récemment, il a roulé sans relâche pendant cinq heures sur le parcours le plus long de la plateforme d’entraînement virtuel Zwift. « Le défi de cinq heures, c’était un de mes records en termes de temps. Auparavant, ma plus longue sortie était de quatre heures. Cet hiver, j’ai fait deux fois des cinq heures sur la plateforme Zwift, mais là on parle du double ! Je pense que ce sera au moins dix heures et demie en selle et peut-être plus, dépendamment de la fatigue. Ce sera très long à réaliser ! »

Elliott, Léandre, Catherine Fleury et d’autres bons rouleurs souhaitent effectuer le parcours tous en même temps, mais peut-être pas au même rythme. « Je suis plus motivé à ce que ce soit plus intense et un peu plus court en termes de temps », mentionne Léandre, confiant de relever le défi. « Dans le pire des cas, je vais ralentir le tempo. »

Mercredi dernier, il a testé son endurance en effectuant un tour du lac Saint-Jean à vélo en traînant tout ce dont il aurait besoin pour ne pas avoir à s’arrêter dans un dépanneur pour les ravitaillements. « Ça m’a pris sept heures et demie. Alors je me dis que ce sera un petit peu plus », philosophe celui qui a eu du fil à retordre sur le chemin du retour entre Dolbeau et Alma en raison des forts vents.

Distanciation sociale oblige, Léandre réalisera son parcours virtuel de l’ascension de l’Alpe de Zwift (réplique de l’Alpe d’Huez) de chez lui. « On espère que les gens vont se joindre à nous et nous encourager en faisant des dons », a-t-il conclu.