Le double médaillé Samuel Girard s'est montré généreux envers ses admirateurs.

Samuel Girard, accessible et généreux

Le double médaillé en patinage de vitesse aux plus récents Jeux olympiques a comblé ses partisans, samedi matin à la boulangerie Le Viennois. Il a permis à ses admirateurs de manipuler ses médailles d’or et de bronze, en plus de procéder à une séance d’autographes.


Le lien qui unit Samuel Girard au commerce de son parrain et sa marraine est puissant; les propriétaires Jacques Tremblay et Jacynthe Bouchard qualifient en effet le patineur émérite de «fils adoptif». Le Viennois a d’ailleurs toujours été derrière l’athlète olympique, autant en commandites qu’en support moral. À un point tel que pour les clients de la boulangerie de la rue des Saguenéens, qui remarquaient inévitablement les succès du jeune prodige constamment affichés dans l’établissement, la progression de Samuel est devenue familière. Ils ont eu l’occasion de rencontrer le patineur, qui s’est montré d’une générosité sans borne, mêlant les poignées de mains, les photographies ainsi que les discussions. Une file s’est formée rapidement à l’entrée du commerce, et, bien entendu, quelques brioches ont permis aux personnes présentes de patienter avant de rencontrer l’athlète.

Souriant et détendu, Samuel Girard offrait charitablement au public de prendre les deux objets qui ont changé sa vie, celle de son entourage et de sa famille. «La clientèle l’a toujours suivi, et aujourd’hui elle a la chance de le voir en vrai, de prendre une médaille olympique dans ses mains. Pour plusieurs, ça n’arrivera qu’une seule fois dans une vie.» ajoute sa marraine Jacynthe Bouchard, dont l’éclatant sourire était à la hauteur de la fierté qu’elle avait envers celui qui a fait la livraison de pâtisseries comme emploi étudiant. Facile d’approche et visiblement heureux de pouvoir rencontrer ses admirateurs dans la capitale régionale, Samuel Girard a charmé petits et grands sur place, particulièrement les jeunes patineurs qui cachaient mal leur joie et leur étonnement de pouvoir discuter avec leur idole. L’un d’eux avait même apporté son casque, question de le faire autographier.

Fierté locale

Le noyau familial était bien représenté: les parents (la mère de Samuel travaille au Viennois) et grands-parents ont aussi pris part au bain de foule, et la patineuse et conjointe de Samuel Girard, Kasandra Bradette, se montrait peu étonnée d’une si grande réponse de la part du public. «En région, les gens se déplacent pour voir et féliciter les athlètes, ils sont très chaleureux. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut approcher un champion olympique!» a confié l’amoureuse de Girard qui était aussi à Pyeongchang pour compétitionner.

Le passage dans la région de l’athlète allait lui permettre de se ressourcer dans sa ville natale de Ferland-et-Boilleau, mais l’entraînement reprendra mardi, alors que Samuel Girard se préparera pour les prochaines requalifications qui auront lieu en septembre.