Yanick Jean laisse tomber l’approche douce

La méthode douce est déjà chose du passé, chez les Saguenéens. Au lendemain d’un revers de 5-2 à Drummondville et à la veille d’une série aller-retour face au Drakkar de Baie-Comeau, les entraîneurs ont décidé d’opter pour une nouvelle approche, basée sur l’intensité.

« On s’était donné un premier dix matchs (6-3-1) pour essayer que les joueurs comprennent ce qu’on veut et ce qu’on attend. On a toujours insisté sur le processus. Il va continuer de progresser tout au long de l’année. On est rendus au moment de passer à une autre étape dans notre processus », a noté l’entraîneur-chef Yanick Jean avant un entraînement de 45 minutes au cours duquel il n’a pas lâché ses troupiers d’une semelle pendant des exercices surtout axés sur l’implication physique.

« Individuellement, les joueurs doivent comprendre qu’il y en a beaucoup qui n’en donnent pas assez », d’estimer le pilote des Bleus qui n’a pas l’intention de modifier ses combinaisons offensives et défensives pour le moment, mais demande une meilleure éthique de travail.

« Maintenant, on va prendre des actions sur la glace et pendant les entraînements, par rapport au temps de glace pour faire valider nos points. On a toujours eu une équipe qui travaillait. Ce n’est pas parce qu’on a un petit peu plus de talent qu’on va moins travailler », assure-t-il.

Ce n’est pas seulement le match de mercredi à Drummondville qui a irrité l’entraîneur-chef. En fait, le revers face aux Voltigeurs représentait la troisième contre-performance des Chicoutimiens depuis le début de la saison, les trois fois sur la route, « contre les trois équipes qu’on a rencontrées qui ont travaillé le plus fort », d’observer Yanick Jean, évoquant également les rencontres à Blainville et Québec.

« C’est difficile à croire qu’on passe d’un match contre Shawinigan où on donne neuf chances de marquer et qu’on en donne 24 le lendemain à Québec. Ensuite, on en donne sept contre Rimouski et au match suivant, on en donne 25 à Drummondville », de mettre en contexte Yanick Jean.

Mises en jeu

Le problème était flagrant, mercredi. Les joueurs des Sags devront également être meilleurs qu’ils l’ont été dans le cercle des mises en jeu face aux Voltigeurs, ne remportant que 24 de leurs 66 occasions. Félix-Antoine Marcotty (71 en 138) et Théo Rochette (36 en 68) sont les seuls à montrer un taux d’efficacité supérieur à 50 % parmi les joueurs qui ont pris des mises en jeu régulièrement depuis le début de la saison.

« On travaille là-dessus depuis le premier jour du camp d’entraînement. Quand on parle d’éthique de travail, les mises en jeu représentent des un contre un. On a des joueurs de centre qui ne veulent tout simplement pas s’impliquer à un contre un en partant. Des fois, de la manière qu’ils se rendent à la mise en jeu, je sais déjà qu’ils vont la perdre », de révéler Yanick Jean.

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POINTES DE PLUME

• Les joueurs du Drakkar de Baie-Comeau ont également connu une soirée difficile, mercredi, étant lessivés 9-2 par l’Océanic de Rimouski. Le trio d’Alexis Lafrenière, Dmitry Zavgorodniy et Cédric Paré s’est amusé, amassant un total de 15 points. 

• Les insuccès du Titan d’Acadie-Bathurst à domicile se poursuivent. Les champions de la coupe Memorial en 2018 ont subi un 36e revers consécutif devant leurs partisans au centre K.C. Irving, 2-1 en fusillade devant les Sea Dogs de Saint-Jean. Leur dernière victoire à domicile remonte au 5 octobre 2018, justement face aux Sea Dogs.