Yanick Jean est très conscient des attentes pour la prochaine saison

L’entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean, est bien conscient des attentes envers sa formation pour la saison 2019-2020. Il désire toutefois que ses joueurs se nourrissent de cette position avantageuse.

« Un, on voulait mettre l’organisation dans une position pour avoir des munitions si on décidait d’améliorer l’équipe à la période des transactions. Ça, c’est accompli. Deux, on se donne justement jusqu’à la période des transactions pour évaluer notre équipe et chaque joueur individuellement sur ce qu’il peut apporter à l’équipe afin de prendre la meilleure décision possible aux Fêtes », a révélé le pilote des Bleus en entrevue, à quelques jours du premier match local, vendredi soir.

« Je suis aussi content de la formation que les partisans. On est convaincus qu’on est dans une bonne situation. Par contre, avec l’expérience, je sais que plusieurs choses peuvent arriver au cours d’une saison. C’est pour ça que la priorité est de faire progresser l’équipe jusqu’aux Fêtes et de bien l’évaluer », d’indiquer Yanick Jean, convenant que la manière de travailler sera également modifiée au cours des prochains mois.

« Dans le passé, on a fait beaucoup de progression individuelle pour être capables d’arriver à cette saison et avoir la meilleure équipe », de faire valoir Yanick Jean, précisant que l’idée d’avoir trois joueurs de 16 ans dans le top-9 offensif l’année dernière, Théo Rochette, Hendrix Lapierre et William Dufour, était dans ce but d’apprentissage. Au cours de l’été, il a greffé à l’attaque les vétérans de 20 ans Ethan Crossman et Rafaël Harvey-Pinard.

Démesure

Les Saguenéens n’ont pas goûté aux grands honneurs depuis maintenant 25 ans, lors du championnat de 1994. Yanick Jean était de la brigade défensive, à cette époque. L’entraîneur-chef sait donc pertinemment que les partisans ont faim.

« À écouter les gens, on pourrait rester chez nous, ne pas jouer un match et on aurait déjà gagné. Je le dis souvent que ce n’est pas ça, le hockey junior. Il faut que tu te présentes et que tu travailles. On l’a vu à Blainville vendredi. Si tu laisses l’adversaire travailler plus fort que toi, tu prends une chance sur le résultat du match. Si tu as une bonne équipe et que tu es celle qui travaille le plus fort, c’est certain que tu vas gagner. Tu t’assures que le résultat soit en ta faveur », de rappeler Yanick Jean.

« Il y a une affaire, il faut se nourrir de l’excitation des partisans et non s’en faire avec leurs attentes, a-t-il précisé. C’est facile de tomber dans l’acquis et la mollesse si tu te laisses distraire par les éléments extérieurs comme les médias, les prédictions, les partisans. »

Les Saguenéens évolueront devant de très bonnes foules également, à commencer par vendredi. Cette énergie doit faire boule de neige, d’estimer Yanick Jean, désirant que ses troupiers aient du plaisir à domicile.

« Pour moi, c’est un privilège de jouer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. C’est un privilège encore plus grand de le faire à Chicoutimi, devant une foule comme ça. C’est l’une des rares foules qui a la capacité de transporter son équipe et d’être intimidante pour la formation visiteuse », de noter Yanick Jean.