Yanick Jean espère que les Sags connaîtront un meilleur départ que lors des deux dernières saisons.

Yanick Jean espère un bon début de saison

Dans l'espoir de connaître un meilleur départ que lors des deux dernières saisons, Yanick Jean a modifié certaines façons de faire lors des dernières semaines.
L'an dernier, les Chicoutimiens n'avaient remporté que trois de leurs dix premières sorties. En 2015, les Sags avaient eu besoin de dix rencontres pour signer leur première victoire. Dans les deux cas, ce retard accumulé en début de saison avait eu une incidence importante au classement général. 
« On a changé des choses à l'intérieur du camp d'entraînement. Ceci étant dit, ce sont 13 nouveaux joueurs qui apprennent à jouer sur une grande glace et faire la transition grande glace, petite glace. Ce n'est pas comme n'importe quel autre club dans la ligue. Je l'ai répété à maintes reprises depuis que je suis arrivé ici, mais ceux qui disent que la glace olympique ne change rien se mettent un doigt dans l'oeil. Ce n'est pas connaître le hockey, point final. On l'a vécu l'an dernier après la période de transactions. Ça pris un certain temps avant que nos joueurs soient capables de faire le transfert. Il y a quelque chose de normal là-dedans », d'insister l'entraîneur-chef et directeur général, qui a discuté du sujet avec ses troupiers récemment. 
« On veut gagner, mais pas au détriment de tricher pour gagner des matchs, de rappeler Yanick Jean.  S'il y a des joueurs qui ont un stress supplémentaire avec ça, qu'ils viennent me voir, je vais leur enlever.
« Il n'y a personne qui a un fusil chargé sur la tempe pour gagner le premier match. On veut gagner tous les soirs, mais ce n'est pas là-dessus qu'on met l'emphase. Personne ne va être étouffé par cette pression, a-t-il poursuivi. J'ai trop vu de clubs dans le passé gagner des matchs tôt en saison en trichant et en ne faisant pas les choses de la bonne manière. Ces équipes paient le prix après les Fêtes. Regardez nos deux débuts de saison et nos deux dernières fins de saison. Ici, ce n'est pas ça. »
Yanick Jean aimerait toutefois voir un plus grand sentiment d'urgence lors des dernières semaines. Les changements apportés à la manière de faire feront évoluer les choses plus rapidement à son avis. « Quand ce club-là jouait avec un sentiment d'urgence dans les deux dernières années, il était difficile à battre. Tu ne peux pas avoir le même sentiment d'urgence qu'en séries dès le jour un, je comprends, mais il y a un processus et il peut s'atteindre plus rapidement », d'exposer Yanick Jean. 
Ce dernier ne se montre pas trop inquiet du manque d'expérience en défensive. Exception faite des trois vétérans Olivier Galipeau, Jérémy Groleau et Morgan Nauss, les quatre autres membres de la brigade ont disputé un total de 56 parties dans la LHJMQ. Les deux gardiens Zachary Bouthillier et Alexis Shank possèdent également peu d'expérience du circuit Courteau.
« On va en perdre quelques avances, je le dis tout de suite. On ne voudrait pas, mais ça va arriver. C'est de l'expérience et ça s'acquiert. On va mettre nos défenseurs pour qu'ils aillent chercher cette expérience. Ça revient encore à notre processus », d'analyser le pilote des Bleus.
L'attaquant russe Vladislav Kotkov a de la visite cette semaine alors que ses parents, Inna Kotkova et Alexsandr Kotkov, sont en ville. Ils sont arrivés mercredi et étaient à la présentation des joueurs à Place du Royaume, jeudi soir.
L'objectif de progresser
Le 10 décembre dernier, quand il a pris la décision de foncer et de faire des acquisitions pour faire un bout de chemin en séries éliminatoires, le directeur général et entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean, savait très bien qu'il aurait beaucoup de pain sur la planche pour mettre sur pied une équipe compétitive en 2017-2018. 
Quelques jours après l'élimination de sa formation en demi-finale face aux Sea Dogs de Saint-Jean, il a de nouveau validé ce constat. Jeudi, à la veille du début de la 45e saison de l'histoire de la concession au sein de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, il avait l'impression d'avoir très bien rempli le mandat. « Je ne veux pas parler trop vite, mais je pense qu'on est en avance sur quand je regardais ça en mai ou en juin », de souligner Yanick Jean dans son bureau, pendant que le directeur des opérations, Rénald Nepton, montrait sur un tableau l'état du casse-tête au repêchage. 
« Les trois 20 ans, ce sont des joueurs qu'on se disait ''Oui on a payé, mais ils vont rendre notre équipe meilleure là et l'année prochaine également'' », de faire valoir le pilote des Bleus à propos des deux jumeaux Klima et du défenseur Olivier Galipeau. 
« On a un groupe auquel on a ajouté plusieurs nouveaux. Ce ne sont pas nécessairement des joueurs de 16 ans. On est à l'aise avec ce qu'on a pour commencer la saison », de laisser tomber Yanick Jean, très loquace après l'entraînement quotidien des siens. 
« Il va y avoir des changements en cours de route. Tu n'amènes pas 13 joueurs que ça fait du premier coup. Il y aura des changements d'ici Noël et il y en aura d'autres pendant la période des Fêtes », de prévenir Yanick Jean, avouant avoir attentivement à l'oeil ce qui se passe du côté de la Ligue de l'Ontario dans sa recherche d'agents libres. 
« Ce ne sont pas des menaces, mais il va en avoir des changements. C'est un processus normal », d'expliquer le directeur général, conscient qu'il est déjà identifié dans le camp des vendeurs pour la prochaine période des transactions. « Ce n'est pas la mentalité qu'on a du tout, d'assurer Yanick Jean. On verra dans le temps comme dans le temps. On n'est pas rendus là. Présentement, on travaille avec un objectif, c'est de faire progresser notre équipe de hockey. »
Pas de pression
« On n'a pas d'attentes, tout le monde nous place au dernier rang de la division », de rappeler Yanick Jean à propos des fameuses prédictions des experts à travers la LHJMQ. 
« Je ne pense pas que personne dans la ligue aujourd'hui veut finir 10e au classement général. Tout le monde veut finir en haut. Ce n'est pas que ça fait mon affaire ou non. Une chose qui est sûre, c'est que personne va être étouffé avec des attentes. On va travailler encore très fort sur le processus et au développement de nos joueurs », a-t-il mentionné, soulignant le travail de son personnel, tant ses adjoints que les membres du personnel de soutien. 
« Tout le monde pousse dans la même direction pour que nos joueurs progressent. Si nos joueurs se laissent diriger, ils vont avoir une grosse amélioration », d'exprimer Yanick Jean.