Les Sags se sont inclinés en quatrième période de prolongation dans le deuxième match de la série face à l’Océanic de Rimouski qui est maintenant le troisième plus long de l’histoire de la LHJMQ.

Une série excessivement serrée

CHRONIQUE / Après les deux premiers duels face à l’Océanic de Rimouski, les Saguenéens n’ont permis que deux buts à leurs adversaires à forces égales et disputé près de 100 minutes de temps supplémentaire, mais tirent tout de même de l’arrière 2-0 dans la série quatre de sept.

Le problème avec ces deux buts, c’est qu’ils ont tous les deux été marqués en prolongation pour donner la victoire à l’Océanic. Voici tout d’abord un résumé très rapide des deux rencontres.

Dans le match initial, les Rimouskois ont frappé trois fois lors d’une attaque massive de cinq minutes après une pénalité majeure pour un coup à la tête du défenseur Gabriel Villeneuve. Malgré ce retard important, les Sags n’ont pas lancé la serviette, forçant la prolongation avec seulement trois secondes au cadran par l’entremise de Théo Rochette qui a mené l’attaque chicoutimienne, lors de cette première fin de semaine, avec quatre buts. Le vétéran de 20 ans Jimmy Huntington a permis à l’Océanic de sauver la mise en prolongation, non sans avoir eu une bonne frousse.

Les circonstances ont été bien différentes dans le deuxième affrontement, mais le résultat tout aussi décevant, sinon plus, pour les Saguenéens qui ont mené une première fois dans cette série avec moins de cinq minutes à faire en troisième. Cédric Paré a ensuite forcé la prolongation avec Jérémy Diotte au cachot et l’Océanic évoluant avec six patineurs. Les quatre buts en temps réglementaire ont été inscrits avec l’avantage d’un homme après cinq des sept dans le premier match. La prolongation a ensuite été complètement folle pour faire de la rencontre, qui a duré 129 minutes 45 secondes, la troisième plus longue de toute l’histoire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Avant de céder sur le tir de D’Artagnan Joly à mi-chemin de la quatrième période supplémentaire, le gardien des Sags Alexis Shank a repoussé 80 tirs, dont 46 en prolongation. Il a été tout simplement incroyable, permettant au match de se poursuivre à plusieurs occasions alors que plus les minutes passaient, plus l’expérience et la maturité physique de l’Océanic se faisaient sentir.

Les Sags ont également eu leurs chances de se sauver avec la victoire. Colten Ellis étant également très solide, même si moins occupé. Jérémy Fortin avait la victoire au bout du bâton en deuxième période supplémentaire, mais a raté la cible avec un filet pratiquement désert.

Éviter les pénalités

Avec tout ça, les Sags s’amèneront sur la glace du centre Georges-Vézina, mardi, en retard 2-0 dans la série. Pourtant, ils ont été pratiquement impeccables à cinq contre cinq et réussissant à très bien contenir dans l’ensemble le gros trio de l’Océanic. Même s’il a obtenu trois passes dans ces deux matchs, Alexis Lafrenière n’a pas vraiment été un facteur avec seulement cinq tirs.

Maintenant, dans des matchs aussi chaudement disputés, les Sags devront absolument éviter le banc des pénalités. L’attaque massive de l’Océanic a mené à cinq des sept buts des Rimouskois. Les Chicoutimiens ont également marqué quatre de leurs cinq buts avec l’avantage d’un homme. En plus de dix périodes, ils n’ont donc qu’un seul but à forces égales. C’est évident qu’une plus grande production à cinq contre cinq de part et d’autre pourrait faire une énorme différence.

Les cinq buts des Sags jusqu’ici ont également été marqués par des joueurs de 16 ans, quatre pour Théo Rochette, et l’autre par Hendrix Lapierre. Les deux joueurs n’ont pas du tout été impressionnés à leurs premiers pas en séries dans la LHJMQ, étant utilisés à profusion. D’autres joueurs devront contribuer offensivement pour que les Sags réussissent à renverser la vapeur. Malgré les deux défaites, cette série est encore accessible, mais le mandat est de taille: battre l’Océanic quatre fois en cinq rencontres. Une chose est certaine, à l’image des deux premiers duels, les joueurs des Sags vont aller puiser au bout de leurs ressources, quitte à faire encore du temps supplémentaire s’il le faut.