Michaël Joly, qui effectuait un retour au jeu pour l'Océanic, a raté une belle chance sur cette séquence.

Une période de trop

La machine de l'Océanic a pris sa vitesse de croisière dans le match numéro deux et les Saguenéens n'ont pas été capables de suivre. Les Rimouskois ont doublé leurs rivaux à compter de la deuxième période pour franchir le fil d'arrivée avec en poche une victoire de 6-1.
L'Océanic a rempli sa mission devant ses partisans avec deux victoires. La série quatre de sept se transporte maintenant à Chicoutimi pour les deux prochaines rencontres.
La veille, l'Océanic n'avait pas vraiment réussi à distancer clairement les Chicoutimiens. Hier, les favoris dans cette série ont montré leur supériorité dans à peu près toutes les facettes lors des quarante dernières minutes. Pourtant, les Sags avaient offert une opposition de grande qualité en première, même s'ils étaient retournés au vestiaire en retard 1-0. Les Chicoutimiens pouvaient encore espérer après deux, mais tout s'est écroulé dans le dernier vingt. «En troisième, on a eu ce qu'on méritait», a tranché l'entraîneur-chef Patrice Bosch dans son point de presse.
«Après deux périodes, on avait un match de hockey. En troisième, on a manqué de concentration et ça nous a glissé entre les doigts, a-t-il confié. Je n'ai pas aimé la manière dont on a joué en troisième. Je nous ai trouvés mous et on se laissait déranger pour rien. Les cinq autres périodes, j'étais satisfait, mais la sixième, pas vraiment.»
Les locaux ont ouvert la marque à la suite d'une autre sortie ratée de Julio Billia. François Beauchemin, qui n'avait marqué que deux fois en saison régulière, n'a eu qu'à dégainer alors que Billia plongeait pour tenter de réparer sa gaffe.
Les Bas-laurentiens ont probablement disputé leur meilleure période jusqu'ici dans la série en deuxième période, dirigeant 13 tirs sur Julio Billia contre seulement trois pour les Chicoutimiens. Dès le début de l'engagement, lors d'un avantage numérique, Jimmy Oligny a fait mal aux Sags avec un tir parfait de la pointe qui a fait bouger les cordages. Les Sags n'ont pas abandonné et ont profité à leur tour d'une attaque massive pour s'inscrire à la marque. Un autre tir parfait de Dominic Beauchemin s'est retrouvé dans le filet. Samuel Morin a porté un dur coup aux espoirs des Sags en fin d'engagement. Son acharnement a fini par payer alors que Billia a fait le premier arrêt, mais la rondelle est demeurée sur sa jambière et lorsque le gardien s'est tourné, devant l'insistance de Morin, elle a glissé derrière la ligne rouge.
Chance ratée
En troisième période, Janne Puhakka a raté une chance en or de ramener les Sags à un but alors qu'il a fait coucher Philippe Desrosiers, mais a tiré sur le poteau. Frédéric Gauthier a cassé les jambes des régionaux quelques secondes plus tard et par la suite, l'Océanic s'est amusé devant des Sags qui n'avaient plus la même intensité. «Toutes les chances manquées en séries, c'est un point tournant. Quand on en manque une, ça fait mal», a indiqué l'entraîneur-chef qui avouait que le troisième but avait déstabilisé non seulement ses troupiers, mais également lui. Il croyait que Billia en avait assez fait pour que l'officiel siffle l'arrêt du jeu. «Il y a eu toutes sortes d'affaires qui étaient dérangeantes. On s'est laissés déranger par ça et on n'aurait pas dû", de souligner Patrice Bosch qui plaidait l'obstruction sur Julio Billia sur le cinquième but de l'Océanic.
Dans le but de fouetter l'attaque, à cinq contre cinq, les attaquants des Sags se tenaient plus loin en zone neutre. Patrice Bosch estimait que la stratégie avait aidé. Dans son esprit, ses troupiers avaient obtenu plus de chances à forces égales que la veille. Il se promettait de revoir la rencontre pour déterminer si cette façon de faire se traduisait par un plus grand nombre de revirements. «Je vais avoir cinq heures pour analyser le match deux ou trois fois dans l'autobus», a-t-il annoncé.
1- Samuel Morin
2- Frédérik Gauthier
3- Jimmy Oligny
37
Les joueurs des Sags ont continué d'éprouver des difficultés dans le cercle des mises en jeu. Les Chicoutimiens n'ont remporté que 28 des 75 mises en jeu du match d'hier pour un rendement de seulement 37%.