Raphaël Lavoie était sur la glace lorsque son coéquipier Akil Thomas a marqué le but de la victoire, en troisième période de la finale du Championnat mondial de hockey junior entre le Canada et la Russie.

Une nouvelle chance pour Raphaël Lavoie

Après être passé bien près de remporter les Coupes du Président et Memorial la saison dernière, Raphaël Lavoie obtient une nouvelle chance de gagner. L’ancien porte-couleurs des Mooseheads de Halifax rejoint les Saguenéens avec la ferme intention de se reprendre.

« C’est vrai qu’on est passés vraiment proche et j’espère gagner cette année. On va travailler pour ça », a laissé tomber le nouveau #50 des Sags, joint au téléphone jeudi soir, alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion pour un vol reliant Halifax et Moncton.

Les Mooseaheads ont choisi la voie des transactions pour accélérer leur reconstruction et en tant que joueur de 19 ans, Raphaël Lavoie se retrouvait sur le marché. Son transfert vers Chicoutimi a commencé à s’ébruiter dès la mi-décembre, avant d’être confirmé à la fin du Championnat mondial junior, auquel il participait.

« Quand j’ai vu que Benoît-Olivier Groulx se faisait échanger (des Mooseheads aux Wildcats de Moncton), je me doutais que j’allais probablement me faire échanger aussi, mais c’est toujours une surprise quand ça arrive, a mentionné Raphaël Lavoie. Je m’attendais à me retrouver dans une bonne équipe, donc Chicoutimi faisait partie des possibilités. Ç’a été une agréable surprise pour moi. »

Comme le hasard fait drôlement bien les choses, Lavoie retrouvera son ancienne équipe dès vendredi, pour le premier match du voyage dans l’est du pays pour les Saguenéens. Le principal intéressé s’attend à vivre d’étranges émotions.

« Honnêtement, je sais pas trop. Ça va être difficile, a-t-il avoué. J’ai joué toute ma carrière junior à Halifax et mon premier match avec une nouvelle équipe va être contre les Mooseheads. C’est ironique un peu, mais j’ai hâte. »

Expérience enrichissante

Raphaël Lavoie débarque avec les Saguenéens avec une médaille d’or au cou. Il était d’ailleurs sur la glace lorsqu’Akil Thomas a marqué le but qui a permis au Canada de battre la Russie en grande finale.

« Je m’en allais au filet et j’espérais avoir un retour, a d’abord décrit Lavoie. La rondelle était tellement proche du filet que je ne pensais pas qu’il allait être capable de compter. Ç’a été assez incroyable. Je lui ai sauté dessus, mais il m’a abandonné un peu parce qu’il voulait faire sa célébration ! »

Lui et Dawson Mercer pourront donc continuer de développer une relation amorcée en République tchèque au Mondial junior. Il renouera aussi avec son ancien coéquipier à Halifax Patrick Kyte, lui aussi acquis par les Saguenéens.

« Dawson et moi sommes devenus proches en jouant avec le Canada et de savoir qu’on va continuer ensemble, c’est l’fun, a-t-il confirmé. C’est bien de savoir qu’il y a des gars que je connais à Chicoutimi et que je vais retrouver des visages familiers. »

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YANICK JEAN SERA PATIENT

Yanick Jean va se donner quelques semaines pour que le « Jell-O pogne », autant sur la glace que dans le vestiaire de son équipe. Maintenant que son chapeau de directeur général est rangé, l’entraîneur-chef peut maintenant se concentrer sur l’aspect collectif de sa troupe. 

Les Saguenéens ont quitté en direction de Moncton, jeudi matin, où ils ont installé leur quartier général en vue des trois matchs de la fin de semaine à Halifax (vendredi), Charlottetown (samedi) et Acadie-Bathurst (dimanche). 

Le nouveau venu Raphaël Lavoie a rejoint ses nouveaux coéquipiers, tandis que Dawson Mercer va profiter d’une fin de semaine de repos supplémentaire. Il intégrera son équipe la semaine prochaine, après avoir participé au Match des meilleurs espoirs de la LCH, jeudi prochain, à Hamilton, en Ontario.

D’ici là, la Terre continue de tourner dans l’entourage des Bleus, qui se préparent à lancer leur deuxième moitié de saison avec un alignement passablement modifié.

« On va se laisser du temps, a prévenu Yanick Jean. C’est ni plus ni moins un deuxième camp d’entraînement. On va se laisser trois à quatre semaines pour mettre les choses en place, un peu comme on l’a fait en début de saison. On ne veut pas prendre de raccourcis simplement pour gagner des matchs. On veut que notre équipe soit la meilleure possible et qu’elle progresse en fonction des séries éliminatoires. »

Loin de leurs partisans, qui ont parfois la patience aussi courte qu’un client en attente de sa commande au service à l’auto chez McDonald’s, les Saguenéens auront une certaine latitude pour mettre des choses en place, au cours des trois prochains matchs. Malgré tout, Yanick Jean aurait aimé avoir tous ses soldats avant de passer trois jours dans l’autobus.

« J’aurais aimé qu’il (le voyage) arrive une semaine plus tard, mais il n’y a pas de moment idéal, a-t-il partagé. Une chose est sûre, c’est qu’on va être patients. Tout le monde va être en mode apprentissage et notre chimie ne se créera pas en claquant des doigts. On est toutefois convaincus qu’avec la qualité des individus qu’on a amenés dans notre équipe, ça ne va pas être long avant qu’elle s’installe. »