L’adaptation se passe bien pour Théo Rochette, qui est accompagné dans son aventure au Québec et au Saguenay par sa mère, Christine Rochette.

Une adaptation en douceur

Au cours des derniers mois, la vie de Théo Rochette a été passablement mouvementée. Septième choix au total par les Saguenéens au repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, le natif de la Suisse a fait sa niche à Chicoutimi, accompagné de sa mère, Christine Rochette.

Les choses se déroulent à merveille pour le jeune homme de 16 ans tant sur la glace qu’à l’extérieur, assure son père, Stéphane, de passage au Québec pour quelques jours. Arrivé dimanche, il retournait en Suisse jeudi soir en raison de ses obligations professionnelles d’analyste de hockey pour le réseau de télévision national. « Il s’est toujours un peu senti Québécois », fait valoir le paternel sur l’intégration, rappelant que toute la petite famille a passé quatre ans à Donnacona, de 2007 à 2011, et que les Rochette ont encore beaucoup de parenté dans la province.

« Pour l’instant, c’est numéro un. On est très très contents. Il est bien installé avec ma femme. Tout a été fait pour que ça fonctionne », souligne Stéphane Rochette, se montrant également satisfait du déroulement des choses sur les bancs d’école alors que son fils vient d’entreprendre son cinquième secondaire.

L’adaptation se passe également très bien pour sa femme, qui a la double nationalité suisse et française. Tous les jours, elle travaille de la maison. Le trio a également des contacts quotidiens malgré l’important décalage horaire. Les deux parents ont profité de l’occasion cette semaine pour assister à la rencontre de mercredi, à Rimouski.

Bien sûr, Stéphane Rochette, un ancien arbitre, s’est payé un abonnement pour suivre Théo et les Saguenéens à distance. « Au moins, je peux le voir évoluer », indique-t-il, disant regarder le portrait global et sur ce point, il n’a que du positif depuis le début de la saison, lançant au passage des fleurs aux entraîneurs des Sags ainsi qu’à son agent Dominic Ricard de l’agence CAA. « Je ne suis pas surpris, il jouait déjà avec des gars de 20 ans l’an dernier. Je savais que même si ce n’est pas le même niveau, il est habitué de rivaliser avec les joueurs plus vieux. Théo a toujours eu cette capacité de s’adapter à son environnement. Je suis très content de la manière dont ça se passe, d’autant plus qu’il a la confiance des entraîneurs », évalue Stéphane Rochette, encourageant son fils à continuer de jouer de la bonne manière et les points vont suivre, lui qui en a présentement trois en huit rencontres, malgré de bonnes performances dans l’ensemble.

« J’ai le sentiment qu’il n’est pas rétribué comme il devrait l’être en terme de points. Sur la longueur de la saison, ça finit par s’équilibrer », de convenir le paternel.

Pour l’entraîneur-chef Yanick Jean, la présence de sa mère a beaucoup d’impact sur le jeune homme qui a bien répondu dans plusieurs situations de jeu depuis le début de la saison. « Il est vraiment impressionnant, peu importe la patinoire. Il n’a pas joué beaucoup de matchs sur des glaces nord-américaines, au cours des dernières années. L’adaptation s’est vraiment bien faite. J’adore sa ‘game’ de 200 pieds. Il joue des deux côtés de la rondelle, il veut apprendre et s’impliquer », de noter le pilote des Bleus.

« Il va seulement progresser en prenant de la force physique au fur et à mesure que sa carrière va cheminer. Tu vois qu’il a une très bonne tête de hockey », de reprendre Yanick Jean, confiant que d’autres jeunes comme Hendrix Lapierre et Artemi Kniazev montrent également une progression impressionnante.

« Ce sont des joueurs talentueux. Quand tu les mets dans des situations importantes, ce n’est pas une question d’âge, mais d’avoir les capacités de le faire, ce qu’ils ont. Maintenant, on ne voit pas trop loin. Une saison, c’est long. C’est un marathon de 68 matchs. On est seulement au mois d’octobre. Il y a encore beaucoup de chemin et de travail à faire », de rappeler Yanick Jean, soulignant le bon travail d’encadrement des vétérans dans le vestiaire pour qu’ils se sentent à l’aise.

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ÉVIER L'EXCÈS DE CONFIANCE

Avec trois victoires de suite sur la route et une séquence de six matchs avec au moins un point, les joueurs des Sags doivent éviter de tomber dans l’excès de confiance, avec des rendez-vous à Sherbrooke vendredi et Shawinigan samedi.

« Il faut éviter de tomber dans des pièges où tu te dis qu’on peut travailler moins fort ou qu’on a déjà battu cette équipe donc ça va être facile. Dans notre ligue, il n’y a pas de match facile. Quand tu ne travailles pas, tu n’as pas de succès. Une fois que tu leur as dit, ça va être essais et erreurs. Il faut vivre les situations tant positives que plus difficiles pour apprendre à bien les gérer », de convenir Yanick Jean. 

« Je trouve que depuis le début de la saison, on reste dans le moment présent. On ne va pas loin en avant. On est toujours dans le maintenant et ça nous rapporte », d’évaluer l’entraîneur-chef.

« Ce que je retiens à ce temps-ci, c’est l’aspect mental. On a perdu un match contre Halifax qu’on méritait de gagner. On a offert une bonne performance le lendemain face à Charlottetown où on aurait pu gagner et qu’on a perdu encore en tirs de barrage. On est revenus à la charge mercredi. À maintes occasions, nos gars auraient pu montrer des signes de frustration quand Rimouski revenait constamment. Mentalement, ils sont restés aiguisés comme je veux qu’ils soient », de faire valoir Yanick Jean, indiquant que les chances étaient bonnes que Félix-Antoine Marcotty effectue un retour au jeu vendredi.

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POINTES DE PLUME

• Avec deux passes mercredi face à l’Océanic, Hendrix Lapierre s’est hissé au premier rang chez les recrues dans la LHJMQ avec une récolte de dix points depuis le début de la saison. Il devance l’attaquant des Remparts Aleksei Sergeev, qui avant le match d’hier, montrait un total de sept points. Artemi Kniazev se retrouve au deuxième rang chez les défenseurs et dixième au cumulatif avec cinq points en huit rencontres...

• L’ancien des Sags Nicolas Roy connaît un début de saison du tonnerre avec les Checkers de Charlotte, club-école des Hurricanes de la Caroline. Grâce à une récolte de quatre buts et deux passes, l’attaquant de 21 ans a été nommé mardi joueur de la semaine dans la Ligue américaine. Dans les deux rencontres des Checkers, le natif de l’Abitibi a récolté trois points, marquant même les deux buts gagnants. Samedi dernier, il est devenu le troisième joueur de l’histoire de la franchise à marquer un but en avantage et en désavantage numérique dans une même rencontre. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ait sa chance dans la Ligue nationale...

• À l’inverse, Laurent Dauphin a reçu une moins bonne nouvelle mercredi alors qu’il a été cédé au ballottage par les Coyotes de Phoenix. Il n’avait toujours pas disputé de rencontre cette saison et s’il n’est pas réclamé, il se rapportera aux Roadrunners de Tucson dans la Ligue américaine. Choix de deuxième tour des Coyotes en 2013, Dauphin avait été acquis une nouvelle fois par les Coyotes des Blackhawks en janvier dans une transaction impliquant un autre attaquant québécois, Anthony Duclair...