Les joueurs des Saguenéens ont été peu menaçants autour du filet de Samuel Harvey pendant les deux premières périodes.

Un réveil tardif n’a pas suffi aux Saguenéens

Incapables d’acheter des chances de qualité pendant deux périodes, les Saguenéens ont repris vie en troisième période, dimanche après-midi. Les Huskies de Rouyn-Noranda ont malgré tout trouvé le moyen de quitter le Centre Georges-Vézina avec une victoire de 4-3 en tirs de barrage.

En retard 2-0 et limités à 12 lancers après 40 minutes, les Chicoutimiens et les 2422 spectateurs ont ressuscité en troisième avec trois buts dans un intervalle de 3min39s. Christophe Farmer a d’abord complété la passe parfaite de Ryan Smith, puis Morgan Nauss a fait bouger les cordages durant un avantage numérique.

Vladislav Kotkov a également profité de l’avantage d’un homme pour faire mouche. Le Russe a saisi une belle passe de Théo Rochette pour compléter sur réception. Les Saguenéens avaient alors l’avantage, mais les Huskies ont réussi à se sortir la tête de l’eau en créant l’égalité, par l’entremise du vétéran Félix Bibeau.

En prolongation à trois contre trois, Jesse Sutton, pour les Sags, et Rafaël Harvey-Pinard, pour les Huskies, ont obtenu les meilleures chances. Félix Bibeau a conclu une bonne journée de travail en inscrivant le seul but en tirs de barrage, pendant que Sutton, Justin Ducharme et Kotkov étaient stoppés par Samuel Harvey.

« Pendant deux périodes, on a essayé de limiter les dégâts, a observé l’entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean. On veut jouer de façon différente (en étant plus offensifs), donc allons-y. Il faut jouer avec nos forces. En troisième, on s’est dit : “On n’a rien à perdre, on tourne la page et on fonce”. J’aurais aimé qu’on le fasse pendant trois périodes, mais ça fait partie du processus mental. Je ne pense pas qu’il y avait de la fatigue, c’est surtout qu’on jouait pour ne pas faire d’erreurs. On était plus sur les talons, au lieu de foncer. »

Menottés

Au cours d’une première période où les joueurs des deux équipes semblaient avoir les jambes lourdes, Patrick Hrehorcak a profité des dernières minutes pour réussir son 10e filet de la saison. Le Slovaque a récupéré une rondelle qui s’est frayé un chemin à travers la circulation devant Zachary Bouthillier.

Le deuxième vingt a été ardu pour les locaux. Limités à cinq tirs, ils ont accumulé les lancers hors cible ou déviés dans le filet protecteur. Zachary Bouthillier s’est chargé de garder les siens dans le coup, mais avec 19 secondes à faire à l’engagement, Félix Bibeau a trouvé la brèche à partir du coin de la patinoire.

Avec 11 tirs après 35 minutes de jeu, Yanick Jean a brassé la soupe en remaniant ses combinaisons à l’attaque. L’électrochoc était devenu inévitable, considérant que selon le site officiel de la LHJMQ, les Saguenéens n’avaient réussi aucun tir dangereux en direction de Samuel Harvey après deux périodes. Les chiffres de l’équipe ont dénombré deux chances de marquer en 40 minutes.

« On voulait brasser les cartes un peu et mettre les joueurs qui jouaient un bon match ensemble », a mentionné Yanick Jean.

Les Saguenéens auront quelques jours pour soigner les petits bobos et refaire le plein d’énergie. Ils reprennent l’action vendredi soir, dans le cadre de la visite du Drakkar. Baie-Comeau a gagné les deux premiers matchs entre les deux équipes, en tout début de saison. Mine de rien, Chicoutimi pointe maintenant au sixième rang du classement général, avec une récote de 17 points en 13 parties.

Rafaël Harvey-Pinard joue un rôle important avec les Huskies cette saison.

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UN GROSSE SAISON POUR HARVEY-PINARD

À sa troisième saison à Rouyn-Noranda, le Jonquiérois Rafaël Harvey-Pinard est devenu un des piliers des Huskies. Capitaine de son équipe, il est conscient que la saison 2018-2019 risque d’être déterminante.

« Je pense que c’est la plus grosse année de ma carrière, a indiqué le Jonquiérois. Je veux démontrer ce que je suis capable de faire pour monter plus haut. J’essaie de ne pas trop me mettre de pression et en fin de compte, le plus important est de remporter des victoires. »

Attendu par son fan-club régional après le match, le numéro 11 a bien failli mettre fin au débat en prolongation, mais il n’a pas été en mesure de compléter.

« Il ne manquait que quelques centimètres, mais ce sont des choses qui arrivent, a lancé en riant Rafaël Harvey-Pinard. C’est l’fun de jouer devant la famille et les amis. Il y a une bonne ambiance ici et ça donne toujours des bons matchs contre les Saguenéens. »

Les Huskies ont trouvé le moyen

En plein contrôle pendant 40 minutes de jeu, les Huskies ont trouvé les ressources pour quitter le Saguenay avec les deux points au classement.

Les Rouynorandiens ont conclu un voyage de trois matchs en trois jours avec une récolte de quatre points sur six, après une défaite vendredi soir et un gain samedi, à Baie-Comeau.

« J’ai réellement aimé nos 60 minutes, mis à part le moment où ils (les Saguenéens) ont marqué trois buts en environ cinq minutes, a commenté le pilote des Huskies, Mario Pouliot. Ça fait partie des apprentissages. On a réussi à se calmer pour revenir à ce qu’on faisait de bien. Je pense que c’est un match qu’on a mérité du début à la fin, il n’y a pas de doute dans ma tête. »

Après avoir tout gagné à Bathurst la saison dernière, Mario Pouliot a accepté les fonctions d’entraîneur-chef et directeur général des Huskies, laissées vacantes par le départ de Gilles Bouchard dans la Ligue américaine. Il a ainsi retrouvé un environnement familier, puisqu’il été entraîneur-adjoint pendant trois ans et demi lors de deux passages entre 2009 et 2014. Entre-temps, il a dirigé le Drakkar de Baie-Comeau.

« Je me plaisais beaucoup à Bathurst et de la façon dont ça s’est terminé, c’était un scénario idéal, a reconnu Mario Pouliot. J’ai vécu de bons moments et j’ai eu une belle relation avec le directeur général Sylvain Couturier et les gens là-bas. Je m’ennuie de ce coin parce que c’est un endroit que j’avais adopté, surtout l’été! Le fait de retourner à Rouyn-Noranda et d’avoir l’opportunité d’occuper les deux emplois (entraîneur-chef et directeur général), je me sens réellement confortable.