Un départ canon pour les Sags

CHRONIQUE / Sans tout fracasser sur leur passage, après le premier tiers de la saison régulière dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), les Saguenéens se dirigent vers l’une des meilleures saisons de leur histoire.

Depuis un an, les dirigeants des Sags, avec comme meneur le directeur général Yanick Jean, préparent cette saison avec de nombreux mouvements en ce sens. Jusqu’ici, tout se déroule à peu près comme prévu sur la glace. Après leurs 22 premiers matchs, les Chicoutimiens montrent un dossier de 16-4-2 pour une récolte de 34 points. En faisant une simple règle de trois, à ce rythme, ils s’approcheront de leur saison de 105 points en 2005-2006. C’est d’ailleurs la seule fois que les Sags ont fracassé la barre des 50 victoires, en 70 rencontres, alors que maintenant, les saisons comptent 68 parties.

Le bilan du premier tiers de la saison est somme toute très positif, même si les troupiers de l’entraîneur-chef Yanick Jean n’ont pas toujours eu la pédale au plancher. Le grand manitou des Sags n’a d’ailleurs pas manqué de leur rappeler après la première tranche de dix matchs que le temps était venu d’enclencher une deuxième vitesse. Depuis, il n’y a pas grand-chose à redire sur le rendement de ses protégés, si ce n’est une performance très décevante à domicile face aux Tigres de Victoriaville.

En fin de semaine dernière, les Chicoutimiens ont lancé un message clair avec deux performances de haut niveau et des victoires décisives contre les Remparts, mais surtout les meneurs au classement général, le Phœnix de Sherbrooke. Yanick Jean avait bien averti ses protégés que ces deux rencontres, plus le voyage dans les Maritimes cette semaine, avec des arrêts à Moncton, Saint-Jean et Cap-Breton, représentait le plus gros test depuis le début de la saison. Jusqu’ici, le test est passé haut la main et s’ils sont capables de maintenir la cadence, ils seront très difficiles à stopper, que ce soit d’ici la fin de la saison ou dans les séries éliminatoires.

Bon an mal an, on commence à séparer les hommes des enfants à compter de novembre avec l’hiver qui s’installe tranquillement et c’est encore le cas en 2019. On se dirige de plus en plus vers une lutte à quatre, peut-être six équipes au sommet alors que d’autres formations qui faisaient bien depuis le début de l’année commencent à traîner de la patte. En plus du Phoenix et des Sags, les Wildcats de Moncton, l’Océanic de Rimouski et possiblement les Islanders de Charlottetown et les Eagles du Cap-Breton semblent avoir les outils pour suivre la parade, mais il reste encore beaucoup de hockey et surtout une période des transactions à traverser, ce qui pourrait modifier le portrait.

« Ce n’est pas une question d’où on se voyait au classement, mais de la manière qu’on joue. De ce côté, on est peut-être un peu en avance et c’est dû à l’implication de nos joueurs et notre leadership », fait valoir Yanick Jean, lorsqu’invité à tracer un petit bilan de ce premier tiers de saison.

« Nos joueurs savent qu’ils peuvent rivaliser avec toutes les équipes. Ils le voient comme un défi soir après soir. Personne n’a l’ego plus gros que l’équipe », note le pilote des Bleus, soulignant la profondeur au sein de l’équipe.

« On n’a personne dans les cinq premiers marqueurs de la ligue pour se retrouver dans la situation dans laquelle on est. C’est “l’fun” parce que tout le monde contribue », avance-t-il.

Fait à noter, les Sags montrent exactement le même dossier à domicile et sur la route (8-2-1). C’est quand même révélateur puisque les Chicoutimiens n’évoluent pas dans les mêmes paramètres que leurs homologues de la LHJMQ en raison de la patinoire olympique du centre Georges-Vézina.